‹ Le matérialisme contemporainChapitre 2 sur 24 · BOULEVARD SAINT-GERMAIN · texte numérisé non relu

BOULEVARD SAINT-GERMAIN

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Une grande révolution d’idées s’est faite en Allemagne depuis le temps oü les Kant, les Fichte, les Schelling, les Hegel, les Herbart, inauguraient avec tant d’éclat la philosophie du xix e siècle. Aujourd’hui ces grands noms sont devenus en Allemagne des noms surannés et à peine respectés. On les traite presque comme des philosophes officiels, et quelques-uns vont jusqu’à les appeler des charlatans. Écoutez le sombre et pessimiste Schopenhauer, celui-là même qui, dans notre Occident, dans la vieille ville active et commerçante de Francfort, a eu la fantaisie de renouveler le nirvana bouddhique; écoutez-le parler de Hegel et des philosophes de son école. « Le panthéisme, dit-il, est tombé si bas et a conduit à de telles platitudes, qu’on

P. Jahet j

est arrivé à l’exploiter pour en faire un moyen de vivre, soi et sa famille. La principale cause de cet extrême aplatissement a été Hegel, tête médiocre, qui par tous les moyens connus, a voulu se faire passer pour un grand philosophe, et est arrivé à se poser en idole devant quelques très-jeunes gens d’abord subornés , et maintenant à jamais bornés. De tels attentats contre l’esprit humain ne restent pas impunis. » Le même philosophe appelle Fichte, Schelling et Hegel les trois sophistes, et il résume ainsi la recette de ces philosophes et de leurs disciples : « Diluez un -minimum de pensée dans cinq cents pages de phraséologie nauséabonde, et fiez-vous pour le reste à la patience vraiment allemande du lecteur. » Ainsi parle Schopenhauer, l’un des philosophes les plus goûtés en Allemagne dans ces dernières années.

Écoutez maintenant M. Büchner, l’auteur du livre Force et Matière (Kraft und Stoff ), et l’un des [adeptes les plus décidés et les plus populaires de l’é- . cole matérialiste. « Nous écarterons, dit-il, tout le ver- j Liage philosophique par lequel brille la philosophie M théorétique, notamment la philosophie allemande, qui inspire un juste dégoût aux hommes lettrés et illettrés. :| Les temps sont passés où le verbiage savant, le char- ; îatanisme philosophique ou le batelage intellectuel ;| étaient en vogue. » Le même écrivain parle avec le plus profond mépris de la « prétendue nouveauté » de la philosophie allemande. « Nos philosophes modernes, | dit-il, aiment à nous réchauffer de vieux légumes en a leur donnant des noms nouveaux pour nous les servir |

comme la dernière invention de la cuisine philosophique. » On le voit par ces grossières paroles, c’est partout le sort de ceux qui ont un instant régné d’être â leur tour méprisés et insultés; on voit que les maîtres panthéistes et idéalistes ne sont pas aujourd’hui plus respectés en Allemagne que les maîtres spiritualistes ne le sont en France.

Comment comprendre maintenant qu’en Allemagne, dans ce pays de la spéculation pure, de la pensée abstraite, et où les universités avaient été jusqu’ici à la tête de tout mouvement scientifique, comment comprendre que l’on en soit venu à parler en ces termes de ces grands philosophes, si idolâtrés naguère, et de l’enseignement universitaire, toujours si respecté? Ce n’est pas là un des symptômes les moins curieux des nouvelles tendances philosophiques de notre temps. Mais il faut remonter plus haut.

Lorsque Hegel est mort en 4831, jamais conquérant ne laissa un empire plus vaste et en apparence moins contesté. Il avait fait taire toutes les voix rivales, même celle de son maître et de son émule, l’illustre Schelling. Herbart seul avait pu sauver son indépendance, mais il n’était pas écouté; son temps n’était pas encore venu. Le profond et amer Schopenhauer protestait dans la solitude, et devait pendant longtemps braver l’indifférence du public. Humboldt plaisantait en petit comité de ce qu’il appelait la prestidigitation dialectique de Hegel; mais au dehors il se conduisait avec cette école comme il faisait avec les puissances, et lui témoignait un juste respect. Dans ce silence universel, l’école de

Hegel avait tout envahi, les universités et le monde, l’Église et l’État. Un formulaire commun régnait dans toutes les écoles. Il semblait qu’une nouvelle Église fût fondée.

Cependant un credo philosophique n’a jamais été de longue durée. Après un premier moment d’entente superficielle, où des esprits animés par des sentiments communs, et n’ayant pas encore creusé leurs idées, s’accordent sur les mots, faute de fixer leur attention sur les choses, après ce premier étourdissement que cause à des esprits du second ordre l’autorité dominatrice du génie, chacun reprend peu à peu possession de soi-même, et cherche à se rendre compte de ce qu’il professe. Auprès la foi vient l’interprétation, et avec l’interprétation le prestige de l’unité de croyance disparaît; les hérésies commencent. C’est ce qui arriva bientôt à l’hégélianisme ; on s’expliqua, et dès lors on ne s’entendit plus.

Trois interprétations différentes furent données par les disciples de Hegel de la philosophie de leur maître : l’une dans le sens spiritualiste et religieux, l’autre dans le sens naturaliste et athée ; et, entre les deux, une école moyenne essaya de sauver l’orthodoxie hégélienne, de rester fidèle à la haute pensée conciliatrice du philosophe, et de tenir la balance égale entre l’es< prit et la nature. Le théisme, le panthéisme et l’a< théisme, telles furent les trois doctrines-qui se parta- ’ gèrent l’héritage de Hegel. On appela ces trois divisions* de l’école de noms empruntés à la langue de la politii que, la droite , le centre et la gauche, qui eut bientôt*

son extrême gauche. Dès 1833, ces schismes se préparèrent : en 1840, ils étaient consommés.

De ces trois fractions de l’école hégélienne la plus puissante, et celle qui remua le plus les esprits, ce fut évidemment la plus radicale, la plus énergique, à savoir la gauche et l’extrême gauche. La gauche, représentée d’abord par Michelet de Berlin et par le docteur Strauss, s’efforça surtout de s’expliquer sur la personnalité divine et sur l’immortalité de l’âme. Elle établit ces deux points de doctrine, devenus célèbres en Allemagne, que Dieu n’est personnel qu’en l’homme, et que l’âme n’est immortelle qu’en Dieu, ce qui revient à dire que Dieu n’est pas personnel, et que l’âme n’est pas immortelle. Enfin, elle se préoccupait vivement de la personnalité du Christ. Cependant cette partie de l’école restait encore fidèle à l’esprit hégélien en distinguant l’idée et la nature, la logique et la physique, l’esprit et la matière. L’extrême gauche hégélienne s’attaquait à toutes ces distinctions scolastiques. — A quoi bon, disait-elle, cette logique de Hegel, qui ne fait qu’exprimer une première fois, sous une forme abstraite, ce que la nature réalise sous une forme concrète? Pourquoi distinguer l’idée et la nature? L’idée, c’est la nature même. Une fois sur cette pente, rien n’empêchait plus les néo-hégéliens de revenir purement et simplement aux doctrines matérialistes et athées du xvm e siècle. C’est ce que fit l’extrême gauche hégélienne dans les écrits de MM. Feurbach, Bruno Bauer, Max Stirner, Arnold Ruge. Encore le premier conservait-il une sorte de religion analogue à celle de l’école positiviste, la re-

ligion de l’humanité. « L’homme seul, disait-il, est le Sauveur véritable! L’homme seul est notre Dieu, notre juge, notre rédempteur! » Mais les disciples allaient plus loin, et ne voulaient pas même de ce dieu-humanité, et de ce culte qu’ils appelaient anthropolâtrie. M. Max Slirner combattait l’humanité de Feurbach comme une dernière superstition, et il prêchait Yautolâtrie, le culte de soi-même : « Chacun est à soi-même son Dieu», disait-il, quisquis sibi Deus. « Chacun a droit à tout », cuique omnia. Un autre disciple de la même école, M. Arnold Ruge, fondateur des Annales de Halle, journal de la secte, disait que « l’athéisme est encore un système religieux : l’athée n’est pas plus libre qu’un juif qui mange du jambon. Il ne faut pas lutter contre la religion, il faut l’oublier » (1).

On comprend que cet esprit d’impiété, dans un pays encore si profondément religieux, dut jeter un grand discrédit sur la philosophie et sur ses interprètes. En Allemagne, on aime la liberté de penser, mais on respecte les choses saintes. Il est permis d’y tout dire, pourvu que ce soit en formules hiéroglyphiques inaccessibles à la foule ; mais précisément la jeune école hégélienne était lasse de ces formules, elle voulait parler franc et. haut, appeler les choses par leur nom, et ne craignait pas d’employer le langage le plus brutal et le plus grossier. Ce n’est pas tout. En politique comme en philosophie la jeune école professait les doc-

1. M. Saint-René Taillandier est le premier qui ait fait connni re en Fiance cette curieuse déviation de l’hégélianisme (Revue des Deux-Mondes du 15 juillet 1874).

trines les plus radicales. 1848 arriva : l’extrême gauche hégélienne devint l’extrême gauche révolutionnaire; l’athéisme et le socialisme se donnèrent la main : par là s’augmenta encore la répulsion que l’hégélianisme inspirait, et dont la philosophie devait subir le contrecoup. La réaction de 4850 vint la frapper comme elle la frappa chez nous. L’opinion s’éloigna d’elle : le silence se fit autour des universités, occupées en général par des hommes du second ordre, dont quelquesuns cependant, dans la critique surtout, étaient éminents (1). Tous ces faits sont d’autant plus faciles à comprendre qu’ils ont eu leurs analogues parmi nous.

Mais le silence et la paix ne sont pas de ce monde. La philosophie, vaincue avec la révolution, contenue dans les universités,oubliée en apparence parle public, recommença bientôt à se réveiller. Ni l’esprit humain, ni l’Allemagne ne peuvent se passer de philosophie; mais le réveil se fit par un côté inattendu : il vint dui côté des sciences naturelles. Ce phénomène doit avoir sa raison dans L’esprit de notre temps, car c’est aussi ce que nous avons vu chez nous. C’est en effet l’école positive qui a profité parmi nous de la pénitence infligée

1. M. de Reichlin-Meldegg, dans la traduction allemande qu’il a bien voulu faire de notre livre, a remarqué que le tableau était un peu exagéré, et que les universités ont toujours conservé, même en philosophie, une grande autorité en Allemagne. Nous devons tenir compte de cette rectification. K jus avions peut-être attaché trop ■d’importance au bruit qu’avait fait la philosophie extra-universitaire, ceüe de Schopenhauer d’un côté, de Molescholt et Biichner de l’autre. Aujourd’hui du reste ce bruit paraît un peu apaisé; et l’enseignement de l’école, de plus en plus dégagé de tout esprit de système, reste toujours le principal foyer de l’activité philosophique en Allemagne, activité du reste singulièrement affaiblie.

à la philosophie des écoles. En voulant contenir un libre spiritualisme, on a ouvert toute grande au matérialisme une voie large et sans combat.

Un des premiers symptômes du réveil de la philosophie en Allemagne fut le succès inattendu d’un philosophe déjà vieux, qui, depuis plus de trente ans, écrivait au milieu de l’indifférence publique, et dont nous avons cité plus haut quelques paroles pleines d’humeur et de misanthropie : nous voulons parler de Schopenhauer (f). L’originalité incontestable de cet écrivain, son style plein de couleur et d’amertume, d’une netteté peu commune en Allemagne, ses invectives acerbes contre la philosophie de l’école, la bizarrerie de son caractère misanthrope et pessimiste, une sorte d’athéisme fier et hautain qui rappelle celui d 'Oiberman (2), ses qualités et ses défauts, convenaient assez à une époque de lassi4 tude intellectuelle oü ni la foi ni la philosophie ae satisfaisaient plus personne, la première n’ayant sê guérir des blessures du docteur Strauss, et la seconde discréditée par l’abus du formalisme scolastique. Les écoles allemandes, frappées d’abord par la réaction,

1. Voyez, sur ce philosophe, le curieux livre de M. Foueher de Careil, Hegel et Schopenhauer, auquel nous avons emprunté nos citations. — Depuis notre première édition, M. Th. Ribot a publié sur Schopenhauer un- travail plein d’intérêt (Bibliothèque de philosophie contemporaine ).

2. Rappelons ici, pour ceux qui pourraient ne pas le savoir, qu’Ojerman n’est pas, comme on serait tenté de le croire ici, un philosophe allemand, mais le titre d’un roman franç iis de M. de Sénancour. Obei man, le héros du roman, est une sorte de Werther, de Jacopo Ortis : sous son nom, l’auteur s’abandonne à une misanthropie farouche et athée qui a quelque analogie avec celle de Schoçennauer.

l’étaient maintenant par la philosophie libre et individuelle ; c’est encore ce qui s’est vu également en France, où les écoles, fières d’avoir été frappées par le parti rétrograde, se croyaient naïvement les dépositaires et les organes du libéralisme philosophique, lorsqu’elles se virent tout à coup attaquées du dehors par le mouvement critique et positiviste, et par le mouvement hégélien, là-bas rétrograde, mais ici novateur : c’est ainsi que nous nous sommes vus contraints, nous spiritualistes français, de passer subitement et sans préparation de la gauche à la droite.

Cependant le succès de la philosophie de Schopenbauer ne paraît avoir été en Allemagne qu’une crise passagère. Ce philosophe appartenait encore trop au mouvement qu’il combattait. C’est un idéaliste qui se rattache évidemment à Kant, et même à Fichte ; et par ce côté ses doctrines ont dû paraître assez vile surannées. Où est le temps où l’on pouvait écrire sérieusement et faire croire de pareils axiomes : « Je suis, parce que je veux être? » En outre il faut être profondément versé dans les mystères de la phraséologie philosophique de l’Allemagne pour comprendre la différence qui peut exister entre la volonté absolue , qui est, suivant ce philosophe, l’essence du monde, et l 'idée absolue de l’école hégélienne. Une volonté sans conscience et une idée sans conscience me paraissent se ressembler beaucoup et ne sont autre chose que l’activité instinctive et immanente de l’être absolu.

C’est dans un ordre d’idées plus positives que l’Allelemagne dut chercher une philosophie. Ce furent la

physiologie et les sciences naturelles qui la lui fournirent Pendant tout le temps qu’avait régné la philosophie de l’identité, les sciences s’étaient isolées et tenues sur la réserve ; et même quelques grands savants, Œrsted, - Oken, Burdach, Carus et même Müller, avaient évidemment été sous le prestige de l’idéalisme. Des réclamations s’étaient toutefois élevées au nom de l’expérience, et Goethe lui-même, quoique poète, mais savant en même temps que poète, avait bien vu le vice de la méthode spéculative et de la science à priori. « Voici bientôt vingt ans, disait-il, que les Allemands font de la philosophie transcendante. S’ils viennent une fois à s’en apercevoir, ils se trouveront bien ridicules. » Cependant l’empire de la philosophie était si grand, qu’elle s’arrogeait le droit de traiter avec le plus haut dédain les objections de l’empirisme. Si l’on reprochait à cette philosophie de ne pas pouvoir expliquer les faits particuliers, Michelet de Berlin répondait avec hauteur que « de pareilles explications n’étaient pas au-dessus du savoir, mais au-dessous. » On répond ainsi quand on est le plus fort, mais de pareilles réponses se payent nécessairement un jour ou l’autre. C’est ce qui est arrivé en Allemagne à la philosophie de la nature. « La défaveur de ce système est telle, dit Büchner, que le nom de philosophie de la nature n’est presque plus qu’un terme de mépris dans la science. » Les sciences naturelles et positives ont repris le sceptre que la philosophie idéaliste avait été contrainte de céder; elles ont eii à leur tour leur philosophie, qui n’est autre, il faut le dire, que le plus pur matérialisme. Le chef et le

propagateur de ce nouveau mouvement a été M. Moleschott.

Évidemment l’école de Moleschott donnait la main à l’école de Feuerbach. Celle-ci a rendu l’autre possible; mais il y a une grande différence entre elles deux, elles ont deux origines différentes. L’école de Feuerbach a une origine hégélienne ; elle est née de la dialectique ; sans doute elle aboutit aussi à une sorte de matérialisme, mais c’est par la déduction, par l'enchaînement logique des idées. C’est une sorte de matérialisme abstrait. C’est encore l’hégélianisme extrême qui, dans Lassalle et ses disciples, aboutissait au socialisme révolutionnaire. L’école de Proudhon représente assez bien chez nous cette espèce de philosophie raisonneuse, violente et chimérique. Le matérialisme de Moleschott et de ses amis a un tout autre caractère, c’est un matérialisme physiologique fondé sur la science, sur les connaissances positives , sur l’expérience. L’école nouvelle ressemble plutôt à l’école de Cabanis, de Broussais et de Littré. Ce qui animait les jeunes hégéliens, comme on les appelait alors, c'était l’esprit révolutionnaire; ce qui anime Moleschott, c’est l’esprit positif, l’esprit des sciences. E ï un mot, c’est la revanche de l’empirisme contre la frénésie de la spéculation rationnelle à priori (1).

Le premier écrit où se trouvent exposées les doctrines 4e la nouvelle école est le livre de Moleschott, intitulé

1. M. de. Reichlin-Meldegg fait remarquer, comme nous, que Feuerbach et Moleschott aboutissaient aux mêmes résultats : « Seulement, dit-il, celui-ci procède du dehors au dedans, l’autre du dedans au dehors, s

La circulation (1) (Kreislauf des Lebens). C’est unrecueil de lettres adressées au célèbre Liebig sur les principales matières de la philosophie : l’âme, l’immortalité, la liberté, les causes finales. Dans ce livre, Moleschott pose le principe du nouveau matérialisme : « Sans matière point de force, sans force point de matière. » Il soutient l’hypothèse d’une circulation indéfinie de la matière, qui passerait sans cesse du monde de la vie au inonde de la mort, et réciproquement, et il exalte ce qu’il appelle la toute-puissance de ses transmutations (Allgewalt des Stoffenwechsels).

Le livre de Moleschott fit un grand bruit en Allemagne et secoua la léthargie-philosophique des esprits; mais ce qui détermina surtout l’explosion du débat entre le matérialisme et le [spiritualisme, ce fut le discours prononcé en 4854 à Gœttingue, devant la réunion des médecins et naturalistes allemands, par M. Rodolphe Wagner, l’un des premiers physiologistes de l’Allemagne. Dans ce discours, intitulé De la création de l'homme, et de la substance de Vâme (2), M. Wagner examinait cette question : « Où en est aujourd’hui la physiologie, d’après ses derniers résultats, par rapport à l’hypothèse d’une âme individuelle essentiellement distincte du corps? » Pour lui, il déclare que rien dans les résultats de la physiologie ne le conduit nécessairement à admettre une âme distincte, mais que l’ordre moral exige une

1. La première édition de cet ouvrage est de 1852. La traduction, française a paru dans la Bibliothèque de la philosophie eontempo i <iine.

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