‹ Le matérialisme et la scienceChapitre 9 sur 39 · ibid., p · texte numérisé non relu

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taincs proportions définies, nous savons tout ce que nous pouvons savoir à ce sujet, et cela répond au comment^ non au pourquoi des choses. "Nous savons comment on peut faiie de l'eau ; mais pourquoi la combinaison d'un volume d'oxygène et de deux volumes d'hydrogène forme-t-elle de l'eau ? Nous n'en savons rien. De même en physiologie, si l'on prouve que l'oxyde de carbone tue en s'unissant plus énergiquement que l'oxygène à la matière du globule du sang, nous savons ce que nous pouvons savoir sur la cause de la mort. Pourquoi l'oxyde de carbone a-t-il plus d'affinité pour le globule du sang que l'oxygène ? Pourquoi l'entrée de l'oxygène est-elle nécessaire à la vie ? C'est là que nous sentons la limite de notre connaissance, et en supposant même que nous parvenions à pousser plus loin l'analyse expérimentale, nous arrivons à une cause sourde à laquelle nous serons oblie^és de nous arrêter sans savoir la raison \ première des choses \

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