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CHAPITRE XVIII Le prêt populaire

I. La location de l'argent. — Le Mont- de-Piété. — Idées anciennes sur l'usure. — L'homme était une marchandise ;

l'argent n'en était pas une. — Prêts à 260 p, 100. — Banque des Templiers. — Juifs et usuriers chrétiens. — Le commerce des métaux précieux s'élargit. — Rentes « constituées ». — Les bijoux de Marie de Médicis auMont-de-Piété. — Le prêt en l'an IV. — Lombard-Lussau. — Lombard-Serilly. — La liberté des prêts sur gages en Angleterre. — Ses mauvais résultats. — Les monts-de-piété en France. — Le Mont-de- Piété de Paris, ses opérations actuelles. — 56 millions de francs prêtés ; 1 900 000 objets engagés. — • Le taux des prêts à Paris et à Berlin. — A Paris les gros emprunteurs paient pour les petits. — Bijoux et « paquets ». — La clientèle du Mont-de-Piété. — Les emprunts faits pour joroc?^^^>e ou pour consommer. — Un tiers des perceptions sont un gain ; deux tiers sont une perte. — Dépenses du Mont-de-Piété. — Un parapluie engagé depuis vingt-cinq ans. — Le commerce frauduleux des « reconnaissances ». — Les écumeurs de mansardes. — Prêts à 60 p. 100. — Les roueries de l'usure. — La destruction des voleurs de pauvres serait facile. — Projet efficace du conseil municipal. — La responsabilité des commissaires-priseurs. — 70 p. 100 de « boni » sur les matelas. — Indifférence inouïe de la Chambre des députés. — Prêts sur les titres de pension 351

II. Les Bons Crépin-Dufayel. — Les ventes à tempérament. — Prix du crédit pour les riches et pour les pauvres. — « Crépin, aîné, de Vidouville (Manche). » — Ses débuts par la photographie. — Création des bons : leur succès. — Ils s'étendent à toutes les marchandises. — G. Dufayel. — 70 millions d'affaires. — Pourquoi l'industrie des ventes par abonnement a été jugée avec peu de faveur. — La « camelotte » et la « surbine ». — L'escamotage de la marque. — Les montres et les pianos vendus à terme. — Causes du succès de Crépin-Dufayel. — Alliance avec la Samaritaine. — Bénéfice apparent, de 18 p. 100. — Frais généraux de 14 p. JOO. — Les« abonneurs » et receveurs. — Les feuilles fictives. — 600.000 abonnés. — 2 francs par semaine. — Le système est moralisateur mais trop cher 375

m. Le crédit mutuel. — Premières applications de la mutualité au Crédit foncier. — Los anciens Monts-frumentaires. — Une banque populaire sous le second empire. — La « Société de crédit au travail». — La « Caisse d'escompte des associations populaires ». — Elle fait perdre à la Banque de France beaucoup d'argent. — La « Caisse des associations coopératives ». —Elle ne prête rien. — La « Caisse centrale

de l'épargne et du travail ». — Germe de mort de ces gros établissements. — « Société de crédit agricole. » — Les mutualités de crédit créées en Allemagne, par Schulze-Delitsch et par Raiffeisen. — Luzzatien Italie, — Les banques populaires françaises. — M. Eugène Rostand et le Centre féclératif du Crédit populaire. — M. Louis Durand et l'Union des Caisses rurales et ouvrières. — Pourquoi les banques populaires ne font qu'un petit chiffre d'affaires en France. — Les traites de 125 000 francs des établissements allemands ou italiens. — Prêts sur l'honneur. — Argent sans emploi. — Résultats moraux. — Un peu de pain venu du ciel 358

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