SCÈNE IX
INIÉRINVAL , HENRIETTE.
HENRIETTE
Ah ! monsieur IMérinval , qu'est-ce donc que j'apprends ? Félix , à qui j'ai cru les plus heureux penchans ; Félix , dont la douceur , l'aimable caractère , Paraissaient, à mes yeux, de sûrs moyens de plaire, Il est donc, comme un autre , hypocrite et trompeur ; Il a donc aussi l'art de dég^uiser son cœur. Et SCS traits si flatteurs , et sa voix si touchante , Servent donc à cacher l'âme la plus méchante !
MÉRINVAL.
Eh quoi ! Mademoiselle , avez-vous peur de lui ? Tandis que, pour vous seule, il combat aujourd'hui? C'est votre défenseur, et vous blâmez la g:uerre Qu'à vos vrais ennemis il se dispose à faire l
HENRIETTE
Vous plaisantez toujours ; mais il est fort vilain Que Félix , à mon oncle , ait causé du chagrin , Qu'il lui cherche un procès, médite sa ruine ; Il ne croit pas ainsi me plaire , j'imagine.
MERINVAL.
Permettez donc. . •
HENRIETTE
Et puis , de monsieur Doligny, Par sa méchanceté, le mérite est terni.
5o LE MÉCHANT
MÉRITSVAL.
Quoi ! déjà. . .
Par Félix une épi gramme est faite , Elle court tout Paris , et chacun la répète.
MÉRÎNVAL, riant.
Ce sont d'habiles gens qui la répéteront.
HENRIETTE
Quoi! Monsieur, vous riez quant il fait un affront. . .