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CONCLUSIONS

La prospérité d’un pays dépend pour une large part de sa bonne organisation.

L'organisation scientifique et rationnelle du Travail est la condition sine qua non de sa richesse économique, seule vraie richesse, et le Médecin d’usine en est un des éléments essentiels.

Ii est un facteur indispensable de production, au même titre que l’Ingénieur, puisqu'il combat l’absentéisme sous toutes ses formes et contribue à maintenir intact le capital humain, qu'il assure une meilleure répartition des travailleurs par les examens d’embauchage, d’aptitudes, de sélection et d’orientation professionnelle.

Il concourt à la préservation de la santé des ouvriers.

Cette préservation, due aux mesures de prévention des maladies professionnelles et des accidents — tant par les mesures prophylactiques, le dépistage précoce des technopathies, que par l’étude des facteurs humain et mécanique et les moyens de sécurité qui en découlent — des maladies extra-professionnelles, à l’extension de la prévention hors de l’usine, à l’observation stricte de l’hygiène générale et sportive, cons-

titue le rôle capital du Médecin d’usine.

Arbitre impartial, admirablement placé à l’articula-

tion des forces qui concourent à l’équilibre du travail,

sa formation médico-légale lui permettra de défendre à la fois les intérêts du capital, du travail, ainsi que de la collectivité, et il sera un élément de justice et de concorde sociales.

Par sa formation intellectuelle, son rôle social, il contribuera au bien-être et au bonheur de tous et deviendra un élément de progrès social.

Médecin de prévention, sa connaissance du monde du travail en fait un collaborateur précieux pour les Médecins traitants dont il n’usurpera jamais les fonctions.

En relation avec les Médecins Conseils de l’Inspection du Travail, il contribuera au progrès de l’'Hygiène et de la Pathologie du Travail.

Il aura audience favorable près de tous, s’il est compétent et s’il sait obéir aux règles intellectuelles et morales de sa profession.

La complexité de sa tâche exige donc un enseignement spécial très poussé que les Facultés s’efforcent de donner dans leurs Instituts d'Hygiène et de Pathologie du Travail.

Nos jeunes confrères, attirés par cette spécialisation, y trouveront un champ illimité d’action où pourront se déployer leur intelligence, leurs efforts, leur dévouement à la chose publique.

Tâche ardue et délicate, parfois semée d’embûches, mais aussi génératrice de grandes joies.

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