PERSONNEL
Qu'on m'excuse des longueurs de ce chapitre ; elles m'ont semblé utiles, car parfois l'attention n’a pas élé attirée sur les points qu’elles traitent.
Nous avons vu le médecin de bataillon en tranchées. Tous, nous avons vécu les difficultés dues au faible effectif dont il dispose, même s'il en dispose entièrement. Livré à ses seuls moyens, il a, en effet, un infirmier et quatre brancardiers par compagnie. Son caporal infirmier comptant à la première com-
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pagnie, il est obligé de prélever, sur ses brancardiers de compagnie de mitrailleuses, un homme pour compléter sa première équipe. À son P. $., il garde le caporal infirmier, le caporal brancardier, le cycliste, les trois brancardiers et l’infirmier de la compagnie de mitrailleuses, ° puisqu'ordinairement le commandant de celle-ci se trouve à proximité de lui el que ses sections sont réparties avec les comipagnies. Mais si les dites sections sont isolées, et qu'il leur faille à chacune un sanitaire, comment se résoudra le problème ?
L'idéal serait, semble-t-il, huit brancardiers par compagnie, et cela a, du reste, existé pendant un temps dans les régiments de réserve, jusqu’à la constitution de leur musique. En effet, le bataillon est l'unité tactique, le fractionnement de cette unité va, en secteur, jusqu'à la section, qui peut être parfois : fort loin du commandant de la compagnie à laquelle elle appartient. Quelle perte de temps alors si un de ses hommes est blessé, avant que l’on ait prévenu l'infirmier et les brancardiers, presque toujours au P. C. du capitaine. Avec huit brancardiers par compagnie on pourrait avoir, en cas de besoin, deux brancardiers par section, équipe suffisante dans les cas urgents, pour assurer les premiers soins, le pre: mier transport et pour prévenir en passant les équipes supplémentaires.
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