RÉPARTITION DU PERSONNEL
Ceci fut le point toujours difficile : quatre brancardiers et un infirmier par compagnie, c’est là un chiffre beaucoup trop faible pour parer aux éventualités. Il faut au minimum huït brancardiers par compagnie, plus l’infirmier, savoir : deux brancardiers par section d'infanterie. Nous ne les avons pas. Mais, dira-t-on, vous complèterez par les musiciens, comme le règlement l'indique. D’ accord, et que restera-{-il, dans ces conditions, auprès du médecinchef ? Nous entendons encore la réponse : Une section du G. B. D. — Bien, c'est ainsi que cela s’est fait très souvent.
Mais que l’on nous permette les objections suivantes |
Le médecin de bataillon aura donc sous son commandement les musiciens en nombre insuffisant, qu'il connaît peu, et qui ne viennent avec lui qu'au moment de l'attaque. Quelle difficulté de commandement ! Donner, au moment le plus critique, des ordres à des hommes qu’on connaît mal ou pas du tout. Nous avons bien remédié à cela par la répartion dans les équipes d’un musicien avec un brancardier de bataillon. Mais c’est loin d’être parfait.
En outre, qui surveillera, commandera et prendra
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des décisions pour les équipes d'une compagnie ? Personne, car le médecin ou le caporal brancardier passeront, mais ïls ne peuvent être partout, et le médecin de bataillon en particulier a, également, le lourd service du P. S. et des évacuations de ce P. S. à l'arrière. Conclusion : il serait nécessaire d’avoir un Caporal brancardier par compagnie et un sergent brancardier par bataillon.
Voyons maintenant ce que devient le médecinchef avec sa section de G. B. D. (quand il l’a D Moins encore que le médecin de bataillon ne connaît les musiciens, le médecin-chef connaît les brancardiers divisionnaires. D'où mêmes difficultés de commandement. Et si un bataillon demande du renfort, soit par suite de ses pertes en brancardiers, soit par le lrop grand nombre de ses blessés, le médecin de ce bataillon tirera un mince bénéfice d'une fraction de G. B. D. qui arrive à grand’ peine jusqu’à lui, ne connaissant pas le terrain, et qui, de ce fait, se perd régulièrement pendant les premières évacualions.
Nous avons laissé entrevoir au début que le bataïllon devait se suffire à lui-même. 1 ne le peut et a leCOUTS au régiment. C'est combler un vide en en créant un autre. Si on affecte définitivement huit brancardiers, un caporal, un infirmier par compaenie, le médecin-chef aura ainsi ses musiciens comme renfort pour l'avant, et pour l'arrière sa section de G. B. D. Chacun, agissant dans un secteur qui lui est connu, évitera pour tous des pertes de temps, qui se traduisent souvent en pertes de vies humaines,