CHAPITRE II
Le bataillon en guerre de mouvement
Ce chapitre sera très bref, car les grandes directives des précédentes pages sont encore vraies pour celles-ci. Le projet établi à chaque progression, de concert avec le chef de bataillon, la liaison avec le médecim-chef, la répartition du personnel reviennent s'imposer aussi impérieusement el sous le même mode. Nous n’en signalerons done que les particulariles. ,
Ce qui prend ici des proportions souvent très grandes, ce sont les distances et le terrain couvert par un régiment. Si lant est que la ligne ennemie fléchisse comime en mars 1917, On assiste, surtout au début, à un échelonnement considérable en profondeur, -
Comment remédier à cet état de choses ? Quelque progression que fasse le bataillon, la difficulté gît surtout dans l'éloignement momentané du médecin de bataillon el de son médecin-chef. D'autre part, le
QE) pes
rideau du bataillon bougeant constamment, le P. $. se déplace presque constamment aussi, ipso facto, et les brancardiers de compagnie courent le risque d’apporter leurs blessés à un point fixé, que déjà le médecin aura dû quitter sous peine de perdre contact complètement et pour longtemps avec son unité.
Aussi est-il bon de prévoir, pour l'objectif le plus éloigné, une succession d’emplacements de P. $. nettement définis par rapport aux positions qu'occuperont successivement les compagnies. Tout ceci, comme toujours, ne peut être fait que si le Service de Santé collabore intimement avec le commandement et le médecin de bataillon avec le médecin-chef.
Les brancardiers étant avec les compagnies, il est de toute nécessité que le médecin de bataillon ait auprès de lui un effectif d'au moins deux équipes, c'est-à-dire huit hommes, non compris les gradés. Car il nous est arrivé, sans autre moyen que deux brouettes porte-brancards, qui nous servaient en même temps à transporter le matériel, de nous trouver à une distance de 2 et même 3 kilomètres en avant du médecin-chef, et ceci en rase campagne.