M. DE RAMSAY, M®« DE LIMEUIL
M. DE ramsay, regardant sortir Roselyn.
C’est bien heureux.... j’ai cru qu’il n’y aurait pas moyen de vous parler un instant.
Mme DE LIMEUIL.
Je vous ferai observer, colonel , que votre conduite et votre vivacité sont bien étranges.
M. DE RAMSAY
Moi, madame, je les trouve fort naturelles , quand de cet entretien dépend le bonheur de ma vie.... Un oncle à qui je dois
COMEDIE- VAUDEVILLE
ma fortune et mon avancement, et qui depuis long-temps me pressait de me marier, m’offre aujourd’hui sa fille unique, une jeune personne charmante.... Que lui répondre ?
M®e UE EIMEUIE, émue.
Vous hésitez !
M. UE RAMSAY
Je refuserais à l’instant même, et sans regret, si j’étais sûr d’étre aimé de vous.
Mmc DE li M eu il , tendrement.
Ai-je besoin de vous le dire P m. de bamsay.
Ah! je n’hésite plus.
Air : Elle fut heureuse au 'village.
D’un oncle bravant le courroux.
Je vais lui dire sans mystère Que vous m’acceptez pour époux.
Mmc DE LIMEUIX.
O ciel! monsieur, qu’allez-vous faire?
M. DE R A MSA Y.
Qh ! sa fureur d’abord éclatera Eu voyant que je le refuse;
Mais je suis sûr qu’il me pardonnera (la montrant )
Sitôt qu’il verra mon excuse.