‹ Le médecin du corps et de l'âmeChapitre 15 sur 81 · I.ES AGES ET LES SEXES · texte numérisé non relu

I.ES AGES ET LES SEXES

L’homme intérieur est l’homme réfléchi; l’homme extérieur est l’animal qui se. meut par les ressorts que la nature lui a donnés, qui suit ses appétits, ses inclinations, etc.

Le corps de l'homme est formé de molécules organiques qui, réunies et animées, se modifient et se développent pour se perdre à la fin dans la masse commune de la matière. Le fils ressemble beaucoup à son père et à sa mère. Il y a aussi beaucoup d'analogie entre le. caractère d'un individu et celui des aliments dont il fait usage.

nu coups de l’homme pendant l’enfance.

Les enfants qui n’ont resté que sept ou huit mois dans le. sein de leur mère ne jouissent pas de la même vigueur que ceux qui sont venus à leur terme ou qui l'ont dépassé ; mais ils sont plus intelligents. Leur mAchoire inférieure est

plus avancée que la supérieure, ce qui leur donne un faux air de singe qu’ils conservent plus ou moins duranttoute leur vie.

L’enfant ouvre les yeux aussitôt qu’il est né, mais ils sont fixes et ternes.

Ce n’est qu’au bout de quarante jours que les enfants commencent à rire et à pleurer. Les cris qu’ils poussent avant cette époque ne sont que des gémissements sans larmes. Ce n’est donc qu’au bout de quarante jours que les signes des passions commencent à paraître sur le visage du nouveau-né. On peut alors pronostiquer sur sa précocité, suivant qu’il devance ou qu'il retarde ces signes.

Les gémissements sont des sensations corporelles ; les pleurs et les ris sont des sensations de l’âme.

Le rire et les pleurs, qui expriment le plaisir et la douleur, sont propres à l’homme; les cris, les gémissements, les mouvements, et les autres signes de la douleur ou du plaisir , sont communs à l’homme et aux autres animaux.

Un enfant nouveau-né parvenu à son terme

loil avoir vingt pouces ol peser douze livres, erine moyen. Ceux dont la peau est la plus ougc en naissant sont ceux qui, dans la suite, uront la peau la plus belle et la plus blanche ; î raison de cela est que ceux qui sont les plus vuges ont la peau plus transparente, à travers iquelle le sang se laisse apercevoir plus faci— ■ment.

Les enfants nouveau-nés dorment nuit et ur; ils semblent n’êlre éveillés que par la mleur ou par le besoin de prendre.

Un enfant qui a été souvent bercé peut avoir tête dérangée. Les nourrices mercenaires et ossières emploient ce moyen pour faire cesser ; gémissements de ces petits infortunés.

Les dents et les ongles étant les extrémités s nerfs, il doit y avoir la plus grande analogie tre ceux-ci et celles-là. La beauté et la grandir des uns annoncent indubitablement la ■ce des autres.

Les enfants qui doivent être blonds ont ordiircment les yeux bleus. -

.es roux ont les yeux d'un jaune ardent, les

ru;

bruns d’un jaune faible et brun. Presque tou les enfants qui viennent de naître ont les jeu: bleus; ee n'est que dans quelque temps qui

leur véritable couleur se dessine.

Il va beaucoup de proportion entre la taille et la forme que doit, avoir un homme fait , et la grosseur ou la longueur du nez de l’enfant qui doit devenir cet homme.

Dans l'enfance, les parties supérieures du corps sont plus grandes que les inférieures, ce qui les empêche de marcher.

manifeste une surabondance passive de force qui ne peut plus être contenue au dedans, se manifeste au dehors et cherche à se répandre. — De là l’amour.

Il est impossible de faire l’énumération des moyens et des ressources de la nature; il stillil d’avoir remarqué un certain nombre d’effets

DK I.A PURB1ITE

Jusqu’à la puberté, tout est nécessaire à l'individu ; il u a rien à perdre ni à donner; mais bientôt les principes de vie se multiplient. Il se

relatifs et (lu même ordre pour constituer une cause.

L’observation de ce que les anciens appelaient sympathies, et les modernes rapport inconnu dans l'action des nerfs, est la base de tout le système physiologique de l’organisme humain à l’époque de la puberté.

L’apparition de la barbe en est la marque a plus apparente chez les uns, et l’accroisse tient du sein chez les autres. La barbe n’est ms toujours constante chez les hommes.

La voix change à l’époque de la puberté ans les hommes. Les femmes ont la voix plus iguë, ce qui en rend le changement moins nsible.

La puberté chez, les femmes est plus précoce |ue chez les hommes : cet âge dépend beaucoup la température du climat et de la qualité es aliments.

Chez la femme , la puberté ne s’établit pas ^ujours avec la même tranquillité que çhez îomme; souvent des dérangements ou des laladies plus ou moins graves, viennent en

entraver le développement; les mères de famille ne sauraient trop donner de soins et prendre de l’intérêt à leurs jeunes iilles pendant | celte époque orageuse.

Souvent un développement trop précipité || du système artériel fait craindre pour la vie des jeunes gens qui se croient frappés d’ané- • vrisnie. Les médecins consciencieux qui sont consultés sauront tranquilliser leur imagina- j. lion effrayée, plutôt que d’affaiblir leur tem- !■ pérament et ruiner leur constitution par des « remèdes intempestifs. L ii

J I Ji

Les jeunes gens imberbes participent de la vanité des femmes : ils sont légers, inconstants, j et amateurs de la parure.

Quand l'accroissement de l’homme est fini, I [( la surabondance de nourriture organique cou- i( stituc l’activité de l’âge mûr ou viril. • I i®

DU l’a Gît VIRIL. Un

SI) 11 |g,

Avant l’âge de vingt-cinq ans, presque tous •

les jeunes gens sont minces de corps , la taille

effilée; les cuisses elles jambes sont menues; i

toutes les parties musculeuses ne sont, pas enore. remplies comme elles doivent l’être ; mais leu à peu la chair augmente, les muscles se essinent , les intervalles se remplissent , les îembres se moulent et s'arrondissent, et le orps est , avant l’âge de trente ans dans les ommes, à son point de perfection pour les jroportions de sa forme.

1 Les muscles , les chairs , et toutes les autres irties qui composent le corps des femmes, ant moins forts, moins solides, moins comptes, il faut moins de temps pour qu'il arrive sa plus grande perfection ; aussi le corps de femme est ordinairement , à vingt ans, aussi rfaitement formé que celui de l'homme l’est rente.

Le corps d’un homme bien fait doit être pré; les muscles doivent être durement eximés, le contour des membres fortement deské, les traits du visage bien marqués. Dans la jinme, tout est plus arrondi ; les formes sont as adoucies, les traits plus fins L'homme a I force et la majesté; les grâces cl la beauté kt l’apanage de l’autre sexe.

«.'attitude de l’homme est celle du commun-

lot)

dément : O» honiini .sublime dedil cœlumqué 1 lueri jussil el ereclos ad sidéra inllere vultus. Celui dont la l'ace est naturellement courbée vers la terre est l'ait pour être esclave et fia t— leur. Il tient à la terre qu’il regarde.

L'image de l'Urne perce à travers la physionomie sur laquelle est imprimé le caractère de sa dignité ou de sa bassesse, lorsqu'il dégénère * de son origine. Un port majestueux, une démarche ferme et hardie, annoncent la noblesse, des i sentiments. L’homme 11e touche à la terre que par les extrémités de son corps; il ne la voit 1 que de loin, et semble la dédaigner.

Lorsque l’Ame a été toujours tranquille, tou- - ,| les les parties du visage sont dans un état nain- 1 h tel : leur proportion, leur union, leur ensem-H j blc, marquent la douce harmonie qui régnai j toujours dans les pensées, el répondent ati ic calme constant de l’intérieur. Mais lorsque i< l'Ame a été agitée, la face humaine devient untableau v ivant où l’empreinte des passions est . rendue avec autant de délicatesse que d’éner— ri gie. Chaque mouvement des passions est ex- à primé par un trait, chaque action par un ca— uj r, ictère dont l’impression nous décèle, et rendn n(

Loi dehors, par des signes pathétiques et indé- |lébiles, les images de nos secrètes agitalions.

L’àge mùr est l’époque du travail et de l'ac- I ivité. Ceux qui sont devenus hommes doivent lie défaire de tout ce qui tient de l'enfance. Les liassions éphémères doivent ici avoir leur

I erme, et faire place à la réalité. Le caractère Ile l’homme fait doit avoir, au moral comme au lihysique, cette dignité qui imprime une grâce Ionie particulière à toutes les actions de la vie.

I I doit être grave sans rigorisme, éviter une I onduitc légère, inconsidérée, et un goût dés-

0 talonné pour le plaisir; tout en lui doit être lus composé, plus raisonnable, car son carac- ■ire et «on honneur , sa fortune et ses succès lans le monde, dépendent des premiers pas lu’il y fait sur le théâtre d’une vie active. Là, lliacun le regarde d’un œil observateur; on Itudie ses motifs, on présage quelle sera sa nnduite future. S’il veut se préparer pour un be plus avancé les satisfactions de la concience, et éviter la plus grande maladie de fcimc, celle du regret ou du remords, qu’il s'acquitte avec un esprit ferme et vigoureux des Jinclions auxquelles il est préposé. Qu’il sou-

tienne sur la terre le double caractère d’homme et celui de sa position personnelle; qu’il prépare son âme à tous les événements, en cultivant ce courage intrépide, qui, fortifié par une pieuse confiance en Dieu, donne le pouvoir de soutenir avec calme les vicissitudes de chaque état. La fermeté, la vigueur de caractère, une stabilité inébranlable dans les résolutions, telle est l’armure qu’il doit ceindre étroitement avant d'entrer dans la carrière orageuse de la vie active ; et s’il veut la parcourir avec succès, qu’il se fasse initier à tous les mystères du monde. C’esldans l’àge mûr qu’on jette les fondements de son bonheur pour la vieillesse.

Les maladies aiguës et inflammatoires attaquent de préférence les hommes de l’àge viril.

Page 1