‹ Le médecin du corps et de l'âmeChapitre 57 sur 81 · DISCOURS DE JÉSUS SUR LA MONTAGNE · texte numérisé non relu

DISCOURS DE JÉSUS SUR LA MONTAGNE

I rc partie. — Excellence de la lui en general.

— Or Jésus, voyant la multitude, monta sur une montagne; et lorsqu'il fut a-sis, ses disciples s’approchèrent de lui;

— Et, ouvrant la bouche, il les enseignait, disant :

— Bienheureux les pauvres d’esprit, parce j que le royaume des cieux est à eux.

— Bienheureux ceux qui sont doux, parce qu’ils posséderont la terre.

— Bienheureux ceux qui pleurent , parce qu'ils seront consolés.

— Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qu’ils seront rassasiés.

— Bienheureux les miséricordieux , parce qu’ils obtiendront miséricorde.

— Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu’ils verront Dieu.

— Bienheureux les pacifiques, parce qu’ils seront appelés enfants de Dieu.

— Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaume des eieux est à eux.

— Vous serez heureux, lorsque les hommes vous maudiront et vous persécuteront, et diront faussement toute sorte de mal de vous à cause de moi.

— Réjouissez-vous et soyez remplis de joie, parce que votre récompense est grande dans les eieux; car ils ont ainsi persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

— Vous êtes le sel de la terre; et si le sel perd sa force, avec quoi le salera-t-on? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors, et à être foulé aux pieds par les hommes.

— Vous êtes la lumière du inonde. Une ville placée sur une montagne ne peut être cachée;

— Et on n'allumc pas une lampe pour la placer sous le boisseau, mais sur un chandelier, afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la . maison.

— Ainsi, que votre lumière luise devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres, et qu’ils glorifient votre Père, qui est dans les deux.

— Ne pensez pas que je sois venu détruire la loi, ou les prophètes; je ne suis pas venu la détruire, mais l’accomplir.

— Car je vous dis, en vérité, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, un seul iota ou un seul point de la loi ne passera pas, que toutes ces choses ne soient faites.

— Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui enseignera ainsi les hommes, sera le dernier dans le royaume des deux; mais celui qui fera et enseignera, celui-là sera appelé grand dans le royaume des vieux.

— Car je vous dis que si votre justice n’est plus abondante que celle des scribes et des plia-

risiens, vous n’ entrerez point dans le royaume des cieux-

IIe partie. — Perfection de la loi de grâce.

— Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point; et quiconque tuera, sera condamnépar le jugement,

— Et moi je vous dis : Quiconque s’irrite contre son frère, sera condamné par le jugement ; et celui qui dira à son frère, Raca, sera condamné par le con-eil; et celui qui lui dira, Insensé, sera condamné au feu de l’enfer.

— Si donc vous présentez voire offrande à l'autel, et que là vous vous souveniez que votre frère a quelque chose contre vous,

— Laissez là votre offrande devant l’autel, et allez d’abord vous réconcilier avec votre frère, et alors revenant vous présenterez votre offrande.

— Hâtez-vous de vous réconcilier avec votre adversaire pendant que vous êtes en chemin avec lui; de peur que peut-être votre adversaire ne vous livre au juge, et que le juge ne vous livre a son ministre, et que vous ne soyez envoyé en prison.

— En vérité, je vous dis que vous ne sortirez pas de là, que vous n’ayez payé jusqu’à la dernière obole.

— Vous avez enlendu qu’il a été dit aux an- i ciens : Tu ne commettras point d adultère.

— El mui, je vous dis que quiconque aura regardé une femme pour la convoiter, a déjà commis l’adultère dans son cœur.

— Que si votre œil droit vous scandalise, arrachez-le et jclez-le loin de vous; car il vaut mieux pour vous qu’un des membres de votre corps périsse, que si tout votre corps était jeté dans l’enfer.

— Et si votre main droite vous scandalise, coupez-la et jetez-la loin de vous ; car il vaut mieux pour vous qu’un des membres de votre j corps périsse, que si tout votre corps était jeté dans l'enfer.

— Il a été dit : Quiconque renverra sa I femme, qu’il lui donne un acte de répudiation.

— Et moi je vous dis que quiconque renverra sa femme, si ce n’est pour cause d’adul- J tère, la rend adultère; et celui qui épousera la i femme renvoyée commet un adultère.

Page 1