SIXIÈME SÉANCE
Fin de THygiène et descHptlon de»
Maladies.
Mes amis, ne vous étonnez pas, je vous le répète, de ce que je vous entretiens du régime de l'homme bien portant. Plus vous vous occuperez de la conservation de votre santé, moins vous aurez à vous occuper de maladie. Il vaut mieux prévenir le mal que le guérir. Si j'avais suivi une méthode rigoureuse, j'aurais même dû commencer par cette partie de mon sujet et rejeter le régime des maladies à la fin. Mais, dominés par le préjugé vulgaire, vous vous seriez étonnés de m'entendre parler de santé, quand vous veniez me demander des secours contre la souffrance, et j'ai dû suivre la pente naturelle de votre esprit pour captiver plus facilement votre attention. Nous faisons du reste comme le gouvernement lui-même, qui, au lieu d'avoir des écoles de santé, a fondé des écoles de médecine, où la maladie remplit le premier rôle et où l'hygiène est sur le troisième plan. Suivons donc en cela la routine, tout en signalant nous-même la déviation de notre route directe à laquelle nous sommes entraînés par la force des mauvais exemples.
^ Le régime de l'homme bien portant, avons-nous dit , doit être moins rigoureux que celui du malade.
En somme il pourra prendre une nourriture saine, en évitant seulement les épices, le poivre, la cannelle, le café, le tlié vert, le tabac, les liqueurs, la bière si souvent frelatée par des drogues malfaisantes, en un mot tout ce qui peut porter un trouble sensible dans les fonctions; et dans le cas où il commettrait quelque infraction au régime, ce ne devrait jamais
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être (l'une manière suivie et continue, mais à de rares intervalles, avec beaucoup de modération, et en variant les excitants qu'il croira pouvoir se permettre.
11 est bien entendu que pendant qu'il fera des expériences pures ou prendra quelque préservatif, Il devra rigoureusement suivre toutes les prescriptions données au commencement de notre dernier entretien.
Il va sans dire, qu'il se lèvera de bonne heure, se livrera à un travail suivi sans lequel il n'y a pour l'homme ni santé réelle, ni bonheur effectif.
L'habitation devra être aérée, dans un local entouré, s'il se peut, d'arbres et de verdure. Si vous demeurezdans l'intérieur d'une ville, compensez les inconvénients de ce séjour en logeant aussi haut que possible. Quand je demeurais à Paris, j'ai souvent observé du haut de Montmartre la grande cité enroulée dans son linceul de fumée et de brume au-dessus duquel s'élevait seulement le sommet des édifices publics et de quelques maisons très-élevées. C'est de cet observatoire que je choisissais généralement mon domicile. Je remarquai les îles de maison, qui élevaient la tête le plus haut au-dessus de l'océan de brouillard, et je tâchaisles jours suivants d'y trouver un appartement au s"" ou 6"® étage, où j'avais au moins la vue du ciel et un air moins vicié par les exhalaisons du gaz, des égouts, des cuisines, des cours, et par toutes les raani ' pulations du ménage, de l'industrie, de la science et du commerce. Je m'en suis toujours parfaitement trouvé.
Ne craignez le contact de l'air, ni aux champs ni à la ville. Ce n'est pas en fuyant son action, mais en la bravant, que vous parviendrez à en triompher. Habituez-vous aux intempéries des saisons et ne soyez pas de ces hommes efférainés qu'un courant d'air terrasse et qu'une ondée de pluie enrhume.
Réagissez contre le monde extérieur sous toutes ses formes, et ici je dois vous entretenir des admirables travaux d'un des hommes marquants dans la science du t9° siècle, de Priestnitz de Grafenberg, simple paysan comme vous, mes amis, que les plus grands docteurs vont visiter de tous les points du monde pour s'inspirer au feu de son génie, qui guérit les malades abandonnés par toutes les facultés et qui transmettra à la postérité un nom illustré par un talent d'observation qui ne le cède qu'à celui de Hahncmann.
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Méconnaissant l'importance de cette loi de réaction qui constitue notre nature, les hommes depuis longtemps avaient cherché la santé en se dérobant à l'action du monde extérieur. L'usage des bains, si fréquents dans l'antiquité, avait été presque complètement supprimé depuis deux siècles ; des tissus plus parfaits, des habitations mieux closes, des guerres moins générales, tout avait contribué à soustraire l'homme à la lutte des éléments, et l'avait prédisposé à une sensibihté maladive qui se manifeste de nos jours par des maladies innombrables et surtout par la phthisie pulmonaire, cet effroi des familles, ce fléau des populations.
Priestnitz a rappelé l'homme aux lois de la nature et lui a tracé, avec un talent sans égal, les moyens de soutenir et d'éveiller la réaction vitale par l'usage de l'eau froide employée sous toutes les formes. Il est parvenu, par ce moyen, à rétablir les constitutions les plus délabrées et h débarrasser, par la sueur, des malades gorgés de drogues accumulées dans leur corps par les traitements stupides des médecins officiels. Aussi, paysan qu'il était, et ne sachant ni lire ni écrire, il a, malgré l'opposition des académies, fini par obtenir du gouvernement la permission de continuer ses merveilleuses guérisons. Il est vrai que ceci se passait en Autriche, et qu'il n'aurait pas aussi bien réussi dans notre France, qui a laissé condamner à l'amende, pour exercice illégal de la médecine, les deux plus grandes intelligences qui s'en occupent en ce moment: Raspail et M"^ Hahnemann. Et nous aussi, mes amis, nous faisons une chose illégale en parlant ensemble ici de notre santé. QuantàJésus, s'ilvivaitde nos jours, grâce à l'Académie, aidée de la police et du procureur de la République, U serait plus souvent sur les bancs de la police correctionnelle que guérissant les aveugles et les paralytiques sur la placepubhque, auxportesdelacitéetsous le parvis du temple.
Pour en revenir k Priestnitz, notre grand médecin sans diplôme, ce que nous devons surtout apprendre de lui, c'est à fortifier notre corps par l'application répétée de l'eau froide. 11 faut pour cela avoir soin d'établir aussitôt une puissante réaction par des couvertures bien chaudes ou mieux encore par l'exercice. Ainsi, tous les matins , vous ferez bien de vous laver à grande eau la figure et la poitrine et de vous jeter sur le dos une serviette trempée ; après quoi vous vous
essuierez et vous habillerez rapidement, et, après avoir bu deux ou trois verres d'eau bien froide, vous ferez à grands pas une promenade d'une demi-heure jusqu'à ce que la transpiration s'établisse et que la chaleur circule dans tous les membres. Vous pourrez également, le soir, vous laver avec un linge légèrement humide avant de vous mettre au lit, et vous couvrir jusqu'à l'instant où le froid fait place à un sentiment de chaleur bien prononcé. Quand vous vous serez familiarisé avec l'impression du liquide, vous finirez par pouvoir vous tremper soir et matin, hiver comme été, dans un demi-bain et vous laver tout le corps. Alors vous aurez fortifié de beaucoup votre force vitale. Vous ne saurez plus ce que c'est qu'un rhume, un catarrhe et une fluxion de poitrine, et vous ne porterez plus ni tricot ni gilet de flanelle. Seulement, je vous le répète, il faut s'habituer graduellement à l'impression de l'eau froide en commençant à se passer seulement sur la figure et la poitrine un linge légèrement mouillé et fortement tordu , et n'augmenter cette dose qu'au fur et à mesure que la peau reprendra sa chaleur naturelle. Il est bien entendu que l'été il sera très-bon de prendre plusieurs bains froids par semaine ; mais les premiers de chaque saison devront être seulement de 5 à G minutes et suivis de suite d'un exercice suffisant pour rétablir lesfonctions de la peau. (Voir plus loin. Névralgies, § 181.)
Quant aux enfants, il sera bien de les accoutumer peu à peu au même régime, mais procédez sans précipitation. Ne faites pas comme certaines mères anglaises, qui dès la naissance plongent chaque jour leurs enfants dans l'eau froide, sans comprendre le danger de cette pratique empirique. N'oubliez pas que l'action de l'eau n'est utile qu'autant que la réaction vitale peut se développer franchement. Or cette réaction est fort difficile aux premiers jours de la vie, lorsqu'elle est déjà assez occupée par l'impression nouvelle de l'air, de la lumière et des corps environnants.
N'accablez donc pas le nouveau venu dans la vie par des efforts excessifs et attendez quelques semaines avant de le préparer à l'usage do l'eau froide, par celle de l'eau tiède sagement graduée. Gardez-vous surtout de lavages excessifs pendant les 5 ou 6 premiers jours après la naissance. L'épiderme à cette époque est rcvOlu d'une substance grasse et
onctueuse, qu'il serait imprudent de délayer et d'enlever trop rapidement, surtout en liiver. Faites tout en son temps, avec modération et sans vous presser. C'est le seul moyen de réussir en tout.
Il est encore deux hommes de génie qui ont complété par leurs inventions ce grand art de développer la vitalité humaine par un exercice particulier, Mesmer par le contact de deux fluides nerveux, et Ling le Suédois par des mouvements provoqués dans les diverses parties de notre organisme lui-même.
Voyez une mère dont l'enfant souffre, elle le flatte, elle le caresse, elle le couve du regard et le pénètre de ce fluide vivifiant, qui s'écoule de chacun de nous, parfois à notre insu, sous l'influence de notre volonté fortement tendue. Eii bien, cette mère, sans s'en douter, fait du magnétisme animal et souvent elle soulage son enfant plus efficacement que par tout autre moyen. L'orateur dont le regard puissant domine avec autorité son auditoire attentif, les dompteurs de bêtes féroces, qui fascinent les lions et les tigres comme Carter et Y an Amburgh, sont tous dans leur genre de puissants magnétiseurs , et Mesmer seul donne la clef des eiîets prodigieux obtenus par eux. Mais cette puissance mystérieuse n'est point le privilège de quelques élus, elle est dans chacun de vous, et vous pourrez l'employer chaque fois que le désir du bien enflammera vos cœurs et sanctifiera votre volonté.
Quand vous rencontrerez un être souffrant, languissant, faible, épuisé par des maladies ou des saignées meurtrières prodiguées par des médecins vulgaires, quand vous verrez un individu atteint de crises nerveuses, de convulsions ou de mal caduc, ne craignez pas de vous approcher de lui et de lui prendre les mains en appuyant vos pouces contre les siens, avec le ferme vouloir de lui donner une portion de votre vie pour rétablir la sienne ; passez ensuite vos mains devant lui en descendant lentement depuis le front jusqu'aux genoux, et bientôt vous verrez se dissiper les symptômes les plus alarmants. Si vous continuez quelque temps, vous verrez une fois
I sur deux ou trois fois le patient fermer les yeux et tomber dans un paisible sommeil. Laissez-le dans cet état pendant un ou deux quarts d'heure, et si vous voyez sa respiration oppressf'-p, haletante, des si)asmes à la gorge, mettez-y lin en passant
I rapidement la main de droite h gauche avec vivacité, comme
si vous vouliez l'éventer; si cela ne suffit pas, soufflez-lu! avec force sur le front avec le désir intense de lui reprendre ce fluide invisible que vous lui avez transmis en lui faisant des passes, et bientôt vous le verrez ouvrir les yeux avec étonnementet attacher sur vous son regard avec reconnaissance. S'il arrive que ce réveil ne s'effectue pas de suite, ne vous troublez pas pour cela. Laissez reposer le malade pendant un quart d'heure; après cet intervalle, magnétisez-le de nouveau, comme vous avez fait dans le principe, pendant deux ou trois minutes, et après cela, réveillez-le en lui passant les mains en travers devant la figure et en lui insufflant un air frais avec votre bouche ; le réveil alors ne se fera pas attendre. Si par extraordinaire le sommeil persiste encore, faites dissoudre dans une petite cuillère à café pleine d'eau un globule de Cann. Indica , faites avaler ce liquide au patient, et après un quart d'heure recommencez à le magnétiser avec énergie et puis à l'éventer en travers, soit avec les mains, soit avec une petite feuille de carton. Le réveil ne peut alors manquer d'avoir lieu.
J'ai insisté sur les moyens de rappeler le magnétisé à la vie ordinaire, parce que c'est le seul cas qui puisse, dans la pratique du magnétisme, étonner un peu les commençants. Ces difficultés sont du reste extrêmement rares et ne vous arriveront pas une fois en dix ans. Généralement le patient se réveille à la première insufflation d'air froid. Quant aux moyens d'endormir, ils sont tellement variés, que je n'essayerai pas de vous les décrire tous. Toutes les passes faites de haut en bas sont bonnes. Si vous voulez enlever une douleur, promenez légèrement le bout des doigts sur la partie souffrante, sur la mâchoire, si ce sont les dents, sur le front, si c'est la tête, sur le genou, les coudes, les poignets, si ce sont des douleurs articulaires, en ramenant vivement la main à vous, comme si vous vouliez extirper le mal de la partie où il est fixé.
Il est bon, du reste, que vous sachiez que les deux doigts par lesquels le fluide magnétique émane de vous en plus grande abondance sont le pouce et le petit doigt. Vous pouvez également appliquer les mains sur le creux de l'estomac , ix la région du cœur, sur les tempes, sur le sommet de la tête , ou bien, l'une sur la poitrine, et l'autre sur le dos. Toutes ces méthodes vous donneront des résultats différents selon
les cas, et vous connaîtrez à l'impression ressentie par le malade celles qui seront le plus efficaces.
11 vous arrivera aussi de trouver parmi les personnes endormies quelques-unes de celles qui jouissent de ces propriétés merveilleuses dont on a dû vous parler sous le nom de somnambulisme. Oîlles-là.si ce n'est à la première séance, au moins à la troisième ou à la quatrième, répondront à vos questions sans s'éveiller pour cela, et vous indiqueront elles-mêmes ce qu'il convient de faire pour leur santé, l'instant auquel il convient de les réveiller et l'époque où il conviendra delesmagnétiser de nouveau. Traitez avec bonté les êlresintéressants doués de ce don sublime. Parlez-leur avec douceur et avec onction des idées religieuses vers lesquelles s'élève avec bonheur leur âme allégée du poids de la matière, et ne les rabaissez jamais jusqu'à les entretenir d'intérêts matériels auxquels leur esprit est étranger en ce moment.
Gardez-vous surtout de faire de ces facultés sublimes l'élément d'un grossier spectacle et de faire parade des résultats que vous aurez obtenus, soit pour étonner les faibles, soit pour convaincre des incrédules. Ne vous inquiétez jamais de ce dernierpoint. S'il est encore des gens qui doutent aujourd'hui du magnétisme animal, ce n'est pas seulement une infirmité de l'esprit, c'est aussi un vice du cœur qui se refuse à reconnaître cette grande manifestation de la bonté céleste.
Quant à vous, ne vous étonnez de rien ; pas même s'il vous arrive de rencontrer des voyants qui jouissent des facultés somnambuliques même dans l'état de veille et qui, dans une carafe ou'une boule de verre, voient les événements et les choses à distance. La plupart des somnambules jouiront de ce don de seconde vue si vous leur ordonnez pendant leur sommeil de s'en occuper à leur réveil.
M. Morin, un des plus habiles et des plus puissants magnétiseurs de notre siècle , donne à cette forme de somnambulisme la préférence sur toutes les autres et la développe souvent chez les malades du dispensaire homéopathique, curieux d'en faire l'expérience. Il est bien à désirer que M. Morin veuille bien mettre en ordre et publier les précieux matériaux qu'il a recueillis sur la théorie du magnétisme, la cosmogonie, les sciences occultes et les formes primitives de l'intellect humain.
Parmi les objections pratiques faites au magnétisme, il en est une que nous ne pouvons passer sous silence. Les ànies dépravées, qui partout voient l'image du vice dont sans doute elles sont saturées elles-mêmes, ont beaucoup parié des dangers du magnétisme pour les mœurs. Ces dangers ne sont en rien inhérents au magnétisme. Il est certain que des désirs peuvent se développer si vous mettez en contact deux personnes de sexe différent, jeunes et ardentes. Mais qu'a cela de commun avec le magnétisme? Si vous laissez se promener deux jeunes gens côte à côte dans la solitude des forêts, ou les bras passés autour de la taille l'un de l'autre dans un léger cabriolet, les mêmes désirs naîtront infailliblement. Aussi quelle mère expose sa fille à des tentations pareilles? Jl en doit être de même du magnétiseur. Que la mère magnétise ses filles, les jeunes gens leurs amis, et le mari sa femme, tout sera pour le mieux. Mais il serait aussi absurde de se faire un prétexte de l'amour, pour proscrire le magnétisme animal, que si l'on voulait en son nom proscrire les routes ombragées des bois, le murmure des ruisseaux et toutes ces voix de la nature qui chantent le bonheur d'aimer au printemps de notre vie.
Malheur à qui abuse d'une chose sainte, mais ne détruisons pas une chose excellente, sous prétexte des dangers qu'elle peut avoir ! Le fer aiguisé en glaive ou tordu en mousquet peut donner la mort, mais recourbé en socs de charrue, il féconde les guérets d'où sort le pain de l'humanité. Faisons des bêches et brisons les canons, voilà ce qui me paraît la seule chose raisonnable.
J'ai voulu que ces entretiens fussent complets et vous donnassent une idée générale de toutes les grandes découvertes de notre siècle qui regardent la santé humaine, de manière qu'en relisant plus tard les notes que vous prenez, vous connussiez , sommairement , tout ce qui a rapport à ce sujet intéressant. Mon ambition est de voir ces principes propagés, répandus dans toutes les villes, les bourgades et tous les hameaux ie France. De cette manière, les maladies et la mortalité diminueraient bien vite dans notre pays. Sur neuf cent mille de nos compatriotes qui meurent chaque année on en sauverait deux ou trois cent mille qui serviraient à coloniser l'Algérie, si le gouvernement, par sa manière d'admi-
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iiistrer et ses tracasseries, n'arrêtait pas l'essor du génie liançais, aussi actif, aussi entreprenant que celui de§ Américains du Nord qui fondent cependant des empires dans le temps que nous mettons à bâtir un village, qui ont créé le lexas et la Californie pendant que nous tracions l'emplacement de Philippeville.
Voulant donc être aussi complet que mon cadre le comporte, j'ai à vous dire encore deux mots du Suédois bienfaisant qui a trouvé la véritable loi de la gymnastique rationnelle et déterminé l'action spécifique de tous les mouvements du corps, avec autant de précision (lue Hahnemann avait tracé la sphère d'action des médicaments. Ling a étudié l'action de tous les divers appareils musculaires et a trouvé moyen de développer, par des exercices savamment combinés, toutes les forces actives du corps et même de guérir un grand nombre de maladies. De même que Hahnemann, il obtient avec des moyens presque insensibles ce que les anciens professeurs de gymnastique croyaient à peine possible, après les exercices les plus violents répétés pendant plusieurs années- Je vais me contenter de vous citer les deux lois primordiales du système de Ling que je ne puis vous développer en totalité. Dans la suite de ces entretiens, je vous parlerai de queltiues cas où les mouvements spécifiques peuvent guérir aussi bien les maladies que les petites dosesde nicdicamcnlMont je vous ai enseigné la préparation. 11 est beau et consolant de voir le médecin si longtemps réduit à se servir des moyens empiri([ues les plus grossiers, arriver enfin à manier les quantités infinitésimales comme les physiciens, les chimistes, les mathématiciens, en un mot, tous les véritables savants.