Nymphomanie
Si les juments ne conçoivent pas par trop d'ardeur, on leur donnera une goutte de teinture de cantharides dans de l'eau douze heures avant qu'elles ne soient saillies et au besoin Puis.
160 à 175. AVORTEMENT.
L'avortenient est souvent la conséquence d'une chute ou d'un coup; mais il peut être aussi déterminé p^r de mauvais soins et l'excès de travail. La plupart du temps, il est annoncé par plusieurs symptômes, parmi lesquels on doit signaler l'agitation, l'anxiété, l'abattement de la mère, la diminution soudaine de son lait, et la sortie par le vagin d'un liquide muqueux de mauvaise odeur. Le médicament indiqué est ^/7i.,puis Puis. Enfin, si l'avortement a eu lieu, et que le placenta tarde quatre à six heures à sortir, on doit faire prendre S. Oler., Bell., Nux F.
1Î6. Chute de la matrice.
11 n'est pas rare, chez les vaches, qu'après une parturition difficile, et dans laquelle des secours manuels ont été administrés sans prudence ou par suite d'efforts après la mise bas, la matrice se renverse sur elle-même et apparaisse au dehors, en partie ou même en totalité, sous la forme d'un trèsgros corps de couleur rouge foncé, dont la surface est couverte de boutons rouges d'aspect satiné, qui sont les cotylédons. En pareil cas il faut se hâter, pour éviter l'inflammation ou la gangrène. On place les jambes de derrière plus élevées que celles de devant ; on s'entoure la main d'une toile molle trempée dans du lait, et peu à peu on fait rentrer lorgane à la façon d'un doigt de gant ; si l'accident n'est pas de fraîche date, que la matrice soit sèche, froide, ou même sale, on commence par la bien laver avec du lait tiède : on administre ensujte intérieurement Arn., et l'on pratique des injections d'eau (\Arn. Quand il y a fièvre et étal inflam-
matoire, on fait prendre de suile une couple de doses ù'Jcon. Si l'accident a été produit par de grands efforts après le vêlage, c'est le cas de recourir à Bell., et s'il se déclare peu après la lïiise bas, surtout la mère étant couchée, on se trouve bien de Cham. (deux doses par jour) ; quand la chute de la matrice provient des efforts exercés pour l'expulsion du placenta, Pîils., si l'anus s'enfonçait d'une manière notable, Nnx V. ; quelquefois il reste des indurations ou du gonflement au vagin et aux mamelles, avec suppression ou diminution du lait. Tous ces accidents consécutifs cèdent en peu de temps à l'usage prolongé d'y^frsen., dont ou fait prendre une dose toutes les six heures, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus aucune trace, lî'î. Accouchement.
Lorsque les juments pléines ne sont pas surchargées de travail et qu'on les soigne bien, elles mettent bas sans de grands efforts ; cependant parfois les forces de la mère ne siilfisent pas pour amener le petit au jour, et l'on est obligé de recourir à des médicaments ou à la main pour prévenir des accidents. Un long temps s'écoule avant que l'animal se couche, et il témoigne une vive agitation avant que les douleurs efficaces paraissent ; donnez alors Pw/s. Si les douleurs sont accompagnées de mouvements convulsifs, on administre Cham- ou S. Oler.,\\m seule dose, de crainte de supprimer le lait. Si le lait tarde, recourez à Acon. et à Cham. Arn. convient lorsque l'animal a beaucoup souffert, et Nux. F. quand il lui reste une sorte de paralysie des reins. L'inflammation de la matrice cède à Arn., et les frissons fébriles qui surviennent après la délivrance sotit dissipés par Acon. et Puis. S'il se présentait des difficultés au passage, il faudrait tirer un peu sur les pieds, mais seulement pendant la durée des douleurs.