TISSU CELLULAIRE
4S. Adcés. — Amas de pus formé aux dépens des parties molles dont il tient la place ou qui l'environnent. 11 commence par une enflure ou une tumeur; le pus se forme et l'abcès se développe, lorsque la douleur, qui était d'abord aiguë , diminue sensiblement , et lorsqu'il se joint à ce premier état une pulsation sourde, profonde, continue, qui soulève en quelque sorte la tumeur. Enfin l'abcès est complètement établi lorsque la réunion de la matière purulente se manifeste par la fluctuation. On reconnaît la iliictuation en posant les deux mains aux deux extrémités de la tumeur, et en produisant un mouvement alternatif de pression. Ce signe ne saurait jamais tromper : quand il existe, l'abcès peut être ouvert. Si ou laisse faire des progrès à l'abcès sans y mettre lin par l'ouverture, on voit se former, sur un de ses points, une saillie légère qui devient bientôt blanche par l'amincissement de la peau. Quand ce faible obstacle est détruit, ce qui n'est pas long, la matière qu'on apercevait, par la transparence de la peau amincie, s'épanche, et l'abcès est vidé.
11 y a des tumeurs qui se manifestent sans cause appréciable. Une saillie se forme ; elle fait des progrès lents sans aucune indammation; on dirait qu'elle contient un liquide et qu'il n'y a rien de mieux ((ue de l'ouvrir, car il semble év dent qu'on a affaire à un abcès ; mais en appliquant la mai à sa surface on éprouve l'impression soit d'un bruissement soit d'une pulsation régulière. Dans l'un ou l'autre cas, il fau vite s'éclairer des conseils d'un médecin ; car il s'agit peut cti'e alors d'un anévrisme artériel.
] oiTK. — Ou appelle r.liisl des Uimcius placées sous la peau, mobiles, iutloloivs, ayant une forme plus ou moins spliérique, el susceptibles de prendre de l'accroissemcnl. Elles se développent par l'accumulation d'un fluide qui est fourni par une membrane inhérente à la tumeur, et ce fluide présente des degrés de consistance qui tantôt le font ressembler à du blanc d'œuf, tantôt à un corps à demi liquide, et tantôt à une substance épaisse et consistante comme de la graisse. Les loupes sont toujours embarrassantes, et, suivant la place qu'elles occupent, elles peuvent produire une dilTormité plus ou moins considérable. Il y a des loupes qui couvrent une partie de la ligure , d'autres qui déforment la tête; il y en a enfin qui, placées sur l'épaule ou dans le trajet de la colonne vertébrale, présentent l'aspect d'une véritable gibbosilé.
Traitement. Le médicament principal pour les loupes aussi bien que pour les abcès, sera d'abord SU. , une dose tous les 3 ou 4 jours dans les cas récents, et une dose de la lO", suivie d'une 1 5« à un mois d'intervalle. Employez ensuite Jac. C. , Crnlal., Cale, Merc.
Embonpoint excessif. — Cette disposition met obstacle à un exercice suffisant et ralentit l'activité des organes. L'estomac conserve son énergie ; mais les autres fonctions languissent. Ainsi, les travaux intellectuels deviennent presque nuls, la pensée est lourde et pénible. L'embonpoint est plus commun chez les femmes que cliez les hommes. Le moyen d'éviter son envahissement, c'est de ne pas abaisser l'énergie de la peau et des tissus par des soins trop minutieux , par des bains répétés avec exagération ; c'est de prendre beaucoup d'exercice , de faire de la gymnastique, d'user du bain froid, d'être modéré dans les plaisirs de la table, et de mener une vie occupée.
Elaps, Snlph., Cale, Hur., pourront contribuer à rétablir la réaction vitale, contre la tendance excessive à engraisser.
Les autres an"cc(ions du tissu cellulaire ont été comprises dans l'ordre VII des maladies de la peau.