‹ Le médecin du peuple [electronic resource]Chapitre 46 sur 121 · LES YEUX. — LA VUE · texte numérisé non relu

LES YEUX. — LA VUE

•S'a. Oroeglet. — Petit furoncle développé sur le bord libre des paupières, le plus souvent vers l'angle interne de l'œil. Puis., Lyc, Calc,,Bry,

74. Blépharite. Inflammation interne et externe des paupières.

Si c'est la face extérieure, Jcon., Sulph., Dig., Bell. Si c'est le repli intérieur ou la conjonctive, Acon., Merc, Arsen.

75. OpHTiiALMiE. — Inflammation de la conjonctive et des autres membranes de l'œil.

ïr.AiTEMENT. Arseti., Bell., Acon., Hur., Puis., Dig. S'il y a écoulement purulent, SU., Merc, Cham., Ped., Cale.

7 6. Taies de la cornée. — La cornée est une membrane très-résistante , circulaire , transparente, enchâssée dans la grande ouverture de la sclérotique, et semble un segment de sphère attaché à une plus grande. Les taies de la cornée sont en général des taches blanches , irrégulières , peu saillantes, qui se développent après des ophlhalmies violentes. Si elles succèdent à des plaies, elles forment une cicatrice lisse, luisante, qui se détache fortement du fond de la cornée.

Traitement. — Cale, SU., Puis,, Ped., Bell., Merc, Lyc.

71 . Cataracte. — Opacité du cristallin et de sa membrane. Le centre de l'iris, ordinairement d'un beau noir, prend une couleur brune blanchà're, et la vue se perd peu à peu. La cataracte est le résultat de l'impuissance de la médecine à guérir dès le début les inflammations de l'œil et de la répercussion des maladies de la peau. Elle sera inconnue dans quelques années , lorsque les saines notions du traitement homœopathique seront généralisées dans le public. Quand elle est complètement formée, il faut recourir à l'opération, souvent, hélas 1 infructueuse.

En tous cas on n'y aura recours qu'après y avoir préparé le malade par un bon traitement homœopathique qui en assurera le succès. Les mêmes moyens arrêteront le mal, lorsqu'il sera encore à son début.

Traitement. — SU., Plxos., Sulph., Puis., Elaps.

78 et î 9. Fistule et tumeur lacrymale.

Il se forme parfois au grand angle de l'œil (du côté du nez) une tumeur résultant de la distension du sac lacrymal. 11 se manileste un larmoiement, avec chaleur et prurit. En jiressant, la tumeur se vide, soit du côté de l'œil en refluant par les points lacrymaux, soit dans les fosses nasales. Les larracs

deviennent de plus en plus abondantes, visqueuses, épaisses, et enfin complètement purulentes. Par la suite la tumeur s'enflamme, ses parois s'amincissent et laissent s'ouvrir une fistule laci'ymale, soit dans la narine, soit du côté de l'œil.

Quand on traite cette maladie dès ses premiers symptômes, elle se dissipe facilement par un traitement homœopathique. Plus (;u'd la guérison est plus incertaine , et il faut quelquefois recourir à l'opération, pour laquelle on s'adressera à un chlrui'gien.

Les médicaments propres à prévenir et à guérir la fistule lacrymale sont : SU., Cale, Merc, Ped., Bell.

80. Myopie. — Vue trop courte. Puis., Sulph., Phos., loe ou 15'' dynamisation.

§1. Pkesbyopie. — Vue trop longue. Hyosc, Cale, SU.., Lyc.j^ 20'^ ou 30^ dynamisation.

8î£. Strabisme. —Divergence de l'axe optique, chaque œil se dirigeant vers des points différents.

TnAiTi-.jiEXT. Bail., Hyosc, i5« ou 20" dynamisation.

Prendre garde que la lumière ne frappe pas dans le lil de manière à produire ce vice de la vue. S'il n'y a qu'un œil malade, on peut couvrir l'œil sain d'un bandeau pour fortifier l'œil affecté; d'abord une heure ou deux, puis graduelle.' iii 'nt toute la journée.

53. Nyctalopie. — Vue nocturne, avec aveuglement pendant ie jour. Suif., Merc, SU.

54. Heméualopie. — Vue diurne, qui cesse tout à coup le Miir. Ferai.

85. .\Miii.Y0PiE. — Affaiblissement graduel de la vue, sans lésions apparentes, par la paralysie de la rétine ou du nerf optique, jusqu'à la cécité complète ou amaurose.

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