I^LÉTiiouE, Hémorriiagie, Yicrs du sang
Si après un coup ou par l'extension d'une plaie, il se manifeste une hémorrhagie locale, on pourra lui opposer Elaps, Am. ; si le sang sort par jets rouges , écumcux et par saccades, il faudra modérer l'hcmorrhagie en comprimant le
vaisseau entre la blessure et le cœur, et faire appeler un vétérinaire pour pratiquer la ligature. On pourra souvent aussi arrêter l'hémorrhagie en lavant la plaie d'abord avec de l'eau froide, et puis avec une éponge imbibée d'eau-de-vie ou même d'alcool.
49, 50, 51, 52. Anasarque, Hydropisie, Hydrothorax, Cachexie et pourriture aqueuse des brebis.
L'infiltration du tissu cellulaire et les collections de liquides dans les divers organes se traitent par^u/"., Arsen., Duk., Bhs.
Dans l'hydrotliorax ou hydropisie de poitrine, le cheval est abattu, triste, paresseux, la tète pendante; on ne peut le faire travailler que par la violence ; il tient les jambes écartées pour que les épaules ne resserrent pas la poitrine; la muqueuse du nez et de la bouche est pâle, la langue blanche, la fiente hquide, l'appétit nul, les pieds sont froids, une humeur fétide découle du nez. On joindra Lyc. , Crotal. et Puis,, aux moyens ci-dessus s'ils n'ont pas suffi.
Luz, le célèbre vétérinaire allemand, emploie contre cette classe d'affections le carbonate de potasse (kali carbonicuni) à la dose d'une once par jour chez les bêtes à cornes . et en a retiré des succès brillants. Ce fait est d'autant plus important, que par leur constitution, par les pâturages marécageux et la nature de leurs travaux, les bœufs sont très-sujets à celte espèce de maladie.
Nous traiterons ensemble la Cachexie aqueuse et la Pourriture des bêtes ovines (moutons et brebis), vu la grande analogie qui existe entre ces maladies.
L'animal perd sa vivacité, il devient lent, paresseux et triste. Les yeux deviennent ternes et troubles, la conjonctive pâlit, ainsi que le museau, les gencives et la peau; la laine perd son élasticité, et se laisse aisément arracher; des yeux et du nez il s'écoule du mucus, et de la bouche une salive sale; la respiration est difficile, le bas-ventre enfle, surtout du côté droit. Les moyens les plus efficaces sont : Crotal., Lyc, Mcrc., Hipp. et Sidph., si les excréments sont blancliûtres. La brebis qui est atteinte de pourriture a la marche lente, se laisse saisir sans faire de résistance; ses reins cèdent ;i la pression qu'on exerce sur eux. L'œil est terne, larmoyant, les lèvres, les gencives et le palais ont une teinte
pale; la peau est bouffie, et conserve l'impression du doigt; la laine change de couleur; les déjections sont molles, l'urine est rare et d'une teinte foncée. 11 se forme à la région supérieure du cou et à la ganache une tumeur pâteuse, se dissipant pendant la nuit, et reparaissant dans la journée. A ces sympiômes se joignent ceux de la cachexie. Quant aux moyens curatifs, Arsen., Bry.
53, 54, 55. Maladies du coeur. Palpitations, Hypertrophie.
Ces maladies, plus fréquemment observées chez le cheval que chez les autres animaux domestiques , auxquels on ne porte pas une égale attention, se traiteront par ZJig'., Arsen., Elaps., Bry., Lach., Crotal.
56 et 57. Maladies des os et des articulations.
Tumeurs osseuses. Les chevaux sont assez sujets à contracter une tumeur osseuse à l'articulation du jarret, que les vétérinaires appellent courbe, et à Véparvin, exsudation osseuse qui se manifeste à l'articulation du canon au membre postérieur ; l'animal boite si on veut le faire aller au trot; le repos améliore les souffrances de l'animal.
Traitement. SU., Crntal., Merc, Rhs., Cale.
58 et 59. Carie et Ostéosarcome.
La carie des os est une maladie très-grave chez les bêtes à cornes ; il en est de même de la fragilité des os, qui est assez fréquente chez les animaux qui paissent dans les terrains marécageux.
Traitement. Crotal., Jac. C, Merc, SU.