‹ Le médecin du peuple [electronic resource]Chapitre 91 sur 121 · TuMEuns froides · texte numérisé non relu

TuMEuns froides

Tumeurs quelquefois considérables et dures comme du cartilage, et qui ne sont douloureuses que lorsqu'on les comprime avec force. Arn., Merc, SU.

68. L'intlammalion du genou et son gonflement, la tumeur du genou que l'on nonnne Eponge chez le bœuf, se traitent par Ptt/s., Jac. C, Thu., Arsen. ou Arn., s'il y a eu lésion extérieure.

On appelle jarde une tumeur qui se développe à l'articulation du jarret chez le cheval. Chaude et douloureuse dans le principe, elle tend à devenir insensible et dure. On lui oppose Arn. et Rlis. dans le principe, et plus tard S. Oler. et SU.

Les écorchures au genou ont souvent de la gravité, surtout chez les chevaux de race. On les lavera avec de VArn., et puis on les recouvrira de bandelettes de giUla-percha fixées avec du CoUodium.

■3 0. Vauices.

La veine saphène est sujette, chez le cheval, à une dilatation variqueuse au point où elle passe sur la face interne de l'arliculation.

Le médicament principal est Rhs. et puis Puis., Phos. îl. OEdème, Eaux aux jambes.

Assez rares chez les bêtes à cornes, plus fréquentes chez les chevaux, les eaux aux jambes se manifestent par un gonflement aqueux, qui remonte graduellement et laisse suinter des gouttelettes de sérosités liquides d'abord, et puis sanieuses et purulentes. La douleur est violente; l'animal boite; le poil est hérissé ; la peau est chaude.

Traitement. Le médicament principal est Thu., deux gouttes de la teinture alcoolique dans un peu d'eau, soir et malin, et plus tard, Thu., puis CrotaL, Merc, Arsen., Hipp., Sulph.

■72. Pieds, Sole et Ongles.

Les pieds des animaux et leurs appendices sont sujets à mille incommodités diverses, résultant les unes de la négligence des maîtres et de mauvais traitements, les autres°de leur conformation et de la nature des choses.

Ekclouuke. — Si un cheval s'est encloué le pied, il faut ar-

racher le clou avec soin, laver le pied avec un peu d'eau-de-vie ou de l'eau animée de quelques gouttes de teinture ù' Arnica; déferrer au besoin le cheval, et le laisser ainsi six ou huit jours.

Au besoin, on donnera ;\ l'intérieur ^m., Rhs., Hur.

SoLnAïuuE. — Si le cheval perd un fer et fatigue la sole outre mesure, elle s'enflamme et peut déterminer une maladie générale.

Lavez avec l'eau d^Jrn., et au besoin Rhs., Hur. à l'intérieur.

La Seime est une fissure de la sole dans le sens des fibres. Même traftement.

Le Crapaud est un suintement à travers les lames de la fourchette. Donnez Sulph. à l'intérieur, et en même temps lavez le pied avec un peu d'alcool dans lequel vous aurez laissé infuser des fleurs de soufre. (Voyez 18.)

Excroissance au sabot. — Donnez Jac. C, une dose tous les trois jours , et au besoin Thu. à l'intérieur , et quelques gouttes de sa teinture dans de l'eau pour laver l'excroissance.

Les bêtes à cornes sont sujettes à une maladie que Ton nomme limace, et les moutons à une affection analogue, que l'on nomme piélin. Nous les plaçons ici, vu que leur sympfôme principal affecte les pieds.

7^. Limace.

Contagieuse. L'animal perd l'appétit, devient triste, sa respiration est accélérée, la rumination est lente; la bouche est chaude et sèche, les déjections sont dures, l'urine a une couleur foncée; le lait ne vaut rien, et en général il disparaît. L'invasion de cette maladie est accompagnée de fièvre inflammatoire et sensibilité des onglons. L'animal reste couché, et lorsqu'on le force à marcher, il ne le fait qu'avec de grandes précautions, en levant et en abaissant les pieds malades avec un mouvement convulsif et en boitant. On remarque entre les onglons et au boulet de la chaleur et du gonflement, et dès ce moment l'appui sur le pied est impossible. Les parties tuméfiées se couvrent de pustules d'où découle un liquide blancjaunfilre. Les médicaments indiqués sont Arn. i\ l'extérieur et intérieur, et ensuite Zi/c, Hipp., Rhs., Cale.

Ï4. PiiiriN.

11 y a doux formes de piétin, qu'il faut bien distinguer l'une ■de l'autre :

1» Le piétin bénin; il commence par une fièvre plus ou moins violente, et se fait reconnaître par les symptômes suivants : L'animal est triste et boite; il éprouve de la chaleur, les pieds rouges et enflés. Pour procéder au traitement, on lave le pied avec Arn. , tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

2° Le piétin malin. L'animal commence à boiter, tantôt d'un membre, tantôt d'un autre, jusqu'à ce que tous soient atteints. Un petit ulcère se fait apercevoir dans l'espace interdigité. Dès qu'on s'en aperçoit, il faut racler la partie malade jusqu'au vif, puis on lave le pied avec de l'eau salée, et l'on touche la plaie avec une plume trempée dans l'acide azotique (nitrique) fumant, après quoi on enveloppe le pied de linge, et on couche l'animal, à l'écart des autres, sur une litière douce. Les brebis guéries doivent être séparées du troupeau pendant quelque temps.

A l'intérieur Hipp., Sulph., Arsen.

La maladie qu'on nomme foiirchet se rapproche beaucoup du piétin , et sera soumise au même traitement.

Page 1