SD
de l’insuffisance de ses connaissances sur la tuberculose, du manque des moyens de diagnostic dont la valeur ne peut plus être contestée : l'examen radiologique, les épreuves biologiques, de la grande distance qui peut le séparer du dispensaire, seul endroit où il puisse envoyer ses malades pour complément d’information.
b) d'ordre thérapeutique : les armes qu'il possède sont les médications symptomatiques, chimique, biologique, de valeur contestée. La cure hygiéno-diététique est habituellement mal connue. La collapsothérapie, ne relève pas du praticien : ce qui fait que le médecin soigne mal et insuffisamment les tuberculeux.
c) d'ordre social : les difficultés que crée le traitement des tuberculeux, les îlots insalubres, la misère physique et morale, l’insuffisance des lois sociales.
d) d'ordre professionnel : les pertes matérielles et même souvent les pertes morales que comporte pour le médecin le fait que les soins à ses clients tuberculeux sont donnés non par lui-même, mais par le dispensaire.
3° Les suggestions que nous émettons pour le perfectionnement de la lutte antituberculeuse comportent :
a) au point de vue diagnostique et thérapeutique :
— une meilleure organisation de l’enseignement de la phtisiologie.
MNT ete
— la création de dispensaires ambulants dans les régions où les dispensaires sont clairsemés.
— l’administration des soins aux malades dans les dispensaires sous la surveillance coordonnée du phtisiologue et du praticien.
b) au point de vue social et professionnel :
— une refonte profonde des lois sociales concernant les tuberculeux pulmonaires.
Vu : Le Président de Thèse, L. TANON.
Vu : Le Doyen, TIFFENEAU.
Vu et permis d'imprimer :
‘ Le Recteur de l'Académie de Paris, ROUSSY.