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Enfin le contraste entre les signes cliniques et les signes radiologiques aura de la valeur pour le diagnostic (formes fibreuses).
b) Radiologie. — La découverte de Ræœntgen a révolutionné les notions antérieures sur la tuberculose pulmonaire.
La radiologie a défini le cadre de la maladie; elle a permis le reclassement des diverses variétés anatomo-cliniques.
Que doit savoir le médecin praticien de l’examen radiologique ? Interpréter exactement une image, et savoir ajouter au diagnostic ainsi posé la sanction thérapeutique qu’elle exige.
c) Moyens biologiques. — Quelle que soit la valeur de la clinique et de la radiologie, l’examen des crachats a pour le diagnostic une supériorité incontestable, lorsqu'il est positif.
Il vous donne certes peu de renseignements sur la variété à laquelle on a affaire, et sur les indications thérapeutiques. Mais il à, pour compenser, une valeur pronostique, s’il est étayé, lorsqu'il est négatif :
—- de l’homogénéisation.
— de la culture sur pomme de terre glycérinée. En effet, Guinard (4) divise ses malades en trois groupes :
— les bacillaires habituels:
— les bacillaires intermittents.
— les bacillaires de signature, et il trouve que le nombre des années de survie est dans la majorité des cas, inversement proportionnel au nombre
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d'examens positifs des crachats noté au cours d’analyses régulièrement et fréquemment répétées.
Chez l'enfant et même le jeune adolescent c’est avant tout aux réactions cutanées à la tuberculine qu'il faut s'adresser pour étayer le diagnostic, et l’on sait la valeur des cuti-réactions pratiquées systématiquement tous les six mois comme moyen de dépistage de la primo-infection.
Quant aux autres moyens : réaction de déviation du complément de Besredka (5), de séro-floculation de Vernes (6), elles sont encore à l’étude, et nous ne pourrons probablement nous en servir que pour poser un diagnostic d'évolution.
Nous rappellerons aussi à ce sujet la vitesse de sédimentation des globules rouges.
Par conséquent des trois sortes de moyens indispensables pour diagnostiquer et suivre la tuberculose pulmonaire, le médecin praticien ne possède guère que les moyens cliniques. Il est, 1l faut le dire, en retard sur le progrès de l’armement anti-tuberculeux. |
Qu'une remarque nous soit permise à la fin de ce sous-chapitre sur le diagnostic : 11 est inconcevable, à l’heure actuelle, que l’écran fluorescent et le microscope soient considérés par nombre de médecins comme un luxe dont on peut se passer. Cette dépense devrait cependant avoir la priorité sur beaucoup d’autres. Le médecin saura en profiter non seulement pour le diagnostic de la tuberculose, mais pour toutes les affections du thorax, du tube digestif, et pour les maladies infectieuses (examen d’une lame de L. C. R., d’un ensemencement de gorge).
RIRES 2° Le Traitement.
Le même progrès considérable est à noter pour les moyens thérapeutiques.
Après une phase pendant laquelle on s’attaquait au symptôme, la découverte du bacille inaugure une ère où les recherches se multiplient, pour trouver un traitement spécifique. Les recherches restent infructueuses, et les années s’écoulent sans que le sort des malades soit amélioré par la découverte capitale du germe causal, et ceci jusqu’à la découverte de Forlanini.
Nous n’entrerons pas dans les détails de ce vaste arsenal que constitue l’armement thérapeutique. Nous énumérerons les multiples traitements, en montrant leur valeur respective. Nous envisagerons sucessivement :
— la médication symptômatique.
— la chimiothérapie.
— la biothérapie.
— la cure hygiéno-diététique.
— la collapsothérapie.
a) La médication symptômatique (7) est riche et variée, adoptée par tous. Nous rappellerons qu’il existe des thérapeutiques relevant l’état général (As, P, préparations calciques, huile de foie de morue, hépatothérapie, toni-cardiaques, insuline). D’autres médications visent isolément tel ou tel signe de la tuberculose pulmonaire, fièvres, sueurs (par l’atropine), expectoration (par la créosote et ses dérivés), la toux, la douleur, les hémoptysies.
LT OMS
b) La chimiothérapie. — Nombre de produits ont été essayés contre l'infection tuberculeuse. Les seuls qui doivent être retenus sont les sels d’or, en raison de leur extension dans ces dernières années. On a cru voir dans ce traitement une thérapeutique spécifique, mais on est malheureusement obligé d’avouer que l’accord n’est pas fait, après plusieurs années de pratique, sur les indications, la posologie, les résultats. Aussi ce traitement reste-t-il au second plan et ne peut nullement être comparé à la collapsothérapie.
S1 nous insistons là-dessus, c’est qu'on ne compte plus à l’heure actuelle les praticiens qui, n’ayant pas la possibilité d'appliquer la collaspothérapie, se contentent de ce pis-aller qu'est la chrysothérapie.
C’est, disons-le encore une fois, une thérapeutique adjuvante, dont les indications sont restreintes, et qui est dangereuse sur un terrain d'insuffisance hépato-rénale, chez un malade atteint de troubles digestifs, de laryngite.
c) La biothérapie. — Que dire alors de la tuberculine (8) qui, ayant fait l’objet de multiples travaux, n’a pas pu gagner la place que certains voulaient prématurément lui prédire dans la thérapeutique de la tuberculose puimonaire ?
Que fait la tuberculine ? Pour Bezançon : par l’absorption de petites doses progressives, le malade, s’il n’est pas immunisé, acquiert un certain degré de résistance, et la fréquence des accidents fébriles d'ordre congestif est peut-être diminuée.
citant
Quant à manier des doses massives, le seuil de nocivité étant difficile à préciser, le médecin praticien aura rarement l’occasion de le faire.
d) La cure hygiéno-diététique est toujours la base essentielle du traitement de la tuberculose pulmonaire, Malheureusement cependant, le médecin praticien la connaît mal, ou insuffisamment. Giraud (9) dit à ce propos : « Il ne suffit pas d'écrire sur une feuille d'ordonnance les trois mots magiques : Repos, aération, alimentation, suivis de quelques vagues conseils. Si l’on veut que le tuberculeux s’astreigne à une cure sérieuse, il faut lui imposer un programme précis, écrit, et ne pas craindre d’entrer dans les détails ». Il suffit de lire attentivement les admirables pages qu’a écrites Giraud sur le repos au lit, à la chaise-longue, sur les promenades, sur l’aération, sur l’alimentation, sur l’influence des climats sur la tuberculose, pour bien connaître et savoir utiliser ce mode de traitement essentiel.
e) La Collapsothérapie est la méthode qui triomphe à l’heure actuelle dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.
Toutes les méthodes collapsothérapiques relèvent de la compétence du phtisiologue, mais nous voulons souligner leur intérêt, pour bien montrer au médecin praticien qu'il ne doit nullement essayer de les remplacer, sous prétexte de ne pas avoir la possibilité de les appliquer.
Le pneumothorax artificiel possède une efficacité démontrée aujourd’hui par toutes les statisti-