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}° Organismes luttant contre la Tuberculose pulmonaire.
a) Le Comité National de Défense contre la tuberculose (16). — Son but n’est pas de créer, ni de diriger les divers organismes de lutte antituberculeuse, mais de favoriser sur toute l’étendue du territoire leur création et leur fonctionnement en coordonnant les efforts locaux et en accordant des subventions suivant ses disponibilités.
b) Les organisations départementales. — Elles comportent :
— l'Office départemental d'Hygiène sociale : 1l crée des dispensaires, il subventionne, les œuvres de préservation de l'enfance, les établissements de cure.
— le Comité d'Hygiène sociale. Il a les mêmes attributions, mais 1l n’est pas sous la dépendance directe de l'administration préfectorale.
c) Les Congrès nationaux et internationaux. — Ils se réunissent pour débattre des questions concernant la tuberculose pulmonaire, et organiser une meilleure coordination des recherches et de la lutte elle-même.
»° La législation antituberculeuse.
Elle doit être connue du médecin praticien, non pas tant dans les détails concernant l’organisation des établissements, mais surtout dans leurs règlements généraux, les modalités de l'admission, la façon dont se fait l’assistance selon la catégorie sociale à laquelle appartient le malade (indigents, salariés, assurés sociaux, etc.).
Nous renvoyons le lecteur pour plus amples détails à la thèse de Fournier (14), mais nous ferons
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un bref exposé de toute la législation antituberculeuse.
a) Pour l’organisation des dispensaires d'hygiène sociale. — La loi du 15 avril 1916 et sa corollaire la circulaire ministérielle du 31 juillet 1927.
— la circulaire du 8 décembre 1921.
— le décret du 27 juin 1922.
— la circulaire du 15 février 1926, concernant le personnel des dispensaires.
b) Pour l’organisation des Préventoriums : la circulaire du 17 avril 1937.
c) Pour l’organisation des Sanatoriums et des Services hospitaliers pour Tuberculeux :
— la loi du 7 septembre 1919 dite « Loi Honnorat ».
Ces décrets et circulaires successifs qui ont modifié l’organisation de ces établissements pour les perfectionner.
d) Mesures générales d'Hygiène et de préservation sociale contre la Tuberculose : La déclaration de la tuberculose n'étant pas obligatoire, la désinfection est facultative.
La vaccination par le B. C. G. (17) est recommandée par l'Etat.
f) Lois jouant en faveur du tuberculeux suivant son état et sa catégorie sociale. Ce sont :
— Ja loi du 15 juillet 1893 sur l'assistance médicale gratuite.
— la loi du 14 juillet 1905 sur l'assistance aux vieillards, infirmes et incurables, qui peut jouer en faveur des tuberculeux incurables..
Me Leu
— Ja loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail, et la loi du 25 octobre 1919 qui a assimilé à ces accidents des maladies professionnelles, notamment « les affections pulmonaires déterminées par l’inhalation de certaines poussières ».
— Ja loi du 5 avril 1928 sur les assurances sociales.
— les lois du 1° avril 1898 et des 15 août 1923 récentant les sociétés de secours mutuel.
— les textes relatifs aux pensionnés tuberculeux.
gs) Restent enfin les lois qui réglementent la lutte antituberculeuse en Alsace-Lorraine, et dans l’empire colonial français.
6° L’enseignement spécial de Phtisiologie.
Il comporte :
a) un enseignement s'adressant aux étudiants en médecine, et médecins diplômés.
C’est à la Commission Rockefeller qu'est dûe l’organisation en France des cours de perfectionnement sur la tuberculose ; le Comité national met à la disposition des candidats un certain nombre de bourses.
En dehors de ces cours, il existe à l’heure actuelle dans quelques facultés de France une chaire de clinique de la tuberculose plumonaire.
b) un enseignement s'adressant aux infirmières visiteuses (18), enseignement théorique à l’école, pratique dans les services hospitaliers où les candidates apprennent à constituer des dossiers, suivent les consultations, et saisissent toute l’importance des problèmes à la solution desquels elles auront,
plus tard, à contribuer.