‹ Le Médecin PraticienChapitre 6 sur 23 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Il n'y a pas en pathologie humaine une autre affection qui ait tant préoccupé les médecins des dernières générations que la tuberculose pulmonaîre; et ceci pour de multiples raisons : sa ffréquence, sa gravité, la difficulté de son diagnostic, la durée de son traitement, les problèmes sérieux qu’elle pose. Aussi la lutte contre la tuberculose pulmonaire ne pouvait-elle en aucun cas être menée d'une façon efficace par le corps médical seul : le concours du pouvoir législatif qui dans notre pays exprime la volonté populaire, était indispensable.

Certes cette action commune de tous contre un si grave fléau social s'est manifestée par un armement puissant qui à l'heure actuelle comprend les moyens de prévenir, de dépister, de combattre la tuberculose pulmonaire. Cependant le mal n’est pas jugulé, il est encore responsable annuellement de la mort de 70.000 êtres humains environ dans notre pays. Ce chiffre pourrait baisser dans une notable proportion (puisque la mortalité est plus basse dans certains pays avoisinant la France), en attendant d'être réduit à néant, par un traitement spécifique encore à l'étude, et par une meilleure organisation de la lutte antituberculeuse sur le terrain de la pratique. En effet des problèmes d’une angoissante difficulté surgissent quotidiennement, à son sujet devant le médecin praticien, et devant le médecin de

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