‹ Le mélange des couleurs enseigné par l'exempleChapitre 6 sur 18 · CHRYSANTHÈMES DANS UN VASE · texte numérisé non relu

CHRYSANTHÈMES DANS UN VASE

Manière de procéder pour copier la planche

On devra commencer par reproduire, aussi exactement que possible, lé dessin de cette planche. Quelques débutants seront peut-être tentés de le décalquer : c’est une méthode que nous ne saurions conseiller. Après avoir fixé Le dessin par un trait d'encre de Chine, on doit commencer par masser les ombres des fleurs pour les mettre à l'effet.

Cette première préparation se fera au moyen d’un glacis ! et l’on se servira uniquement du ton n° 1.

Le ton n° 2 donnera la note foncée des pétales dans l'ombre; on l’emploiera pour les dessiner et les modeler; le ton n° 3 servira à repiquer pour donner de la vigueur ; cest le plus grand noir des ombres des fleurs.

Le n° 4 est le ton local de la lumière des fleurs ; on le réussira d'autant mieux qu'on emploiera moins de couleur afin de pouvoir remettre des lumières et des demi-teintes pendant que la couleur est fraiche.

Le n° 5 est un ton plus clair et moins transparent que le précédent; il servira à dessiner, à modeler et à préparer les parties claires des fleurs.

Le n° 6 est plus clair encore; il sert à donner de la variété aux colorations.

Le ton n° 7 est celui que l’on nomme le grand clair, il doit être placé avec sobriété pour donner beaucoup d’effet au modelé; quelques touches posées adroitement, à l’aide d'un bon pinceau de martre, donneront de la grâce au dessin et

du relief à l’ensemble.

1 Voir Cours complet de Peinture à l'huile, Fleurs, Fruits, etc., page 31.

ÉTUDE DES TONS JAUNES

Ce qui précède s'applique surtout aux fleurs les plus élevées ; pour peindre le chrysanthème dont la tige cassée laisse tomber sa fleur sur le flacon, il faudra employer le ton n° 8 comme couleur locale, parce que l'ensemble de cette fleur est d’un ton jaune plus chaud, c’est-à-dire moins verdàtre que les autres.

Le n° 9 est un ton local avec lequel on peindra une grande partie de la bouteille, en remplissant l'intérieur du contour, sans s'occuper momentanément du modelé; c’est ce que l’on nomme coucher un ton à plat.

Le n° ro est le ton local du bas de la bouteille, il devra être posé comme le ton précédent. |

Le n° 11 est le plus foncé de la bouteille, il servira à dessiner et à modeler les tiges et les feuillages que l’on distingue à travers le flacon — ce ton mêlé avec le n° 10 donnera la teinte claire des feuillages que l’on pourra rendre complètement en ajoutant quelques touches plus vertes, pour rompre la monotonie, tout en ayant soin de ne pas perdre la valeur générale par de trop nombreuses touches vertes.

Les n° 12 et 13 sont les tons du filet d’or de la bouteille.

Le n° 12 est le plus foncé, c'est celui qu'il faut peindre en premier.

Le n° 13 est le ton de lumière, il sera placé en demi-pâte, c’est-à-dire en employant peu de couleur; quand le modelé sera ainsi préparé, on reprendra ce

même ton à l’aide du pinceau à filets et l’on placera une seule touche très forte-

ment empâtée; cette épaisseur de couleur fera jouer le ton et le rendra plus lumi-

neux.

Les n° 14 et 15 serviront à rendre la touche de lumière qui brille au centre de la bouteille : on place d’abord le plus foncé (ton n° 14) en ayant soin de bien observer la forme et l’on termine en posant une seule touche vive et empatée, avec le n° 15.

Le n° 16 est le ton local de la draperie.

Le n° 17 est le ton d'ombre de là draperie, c'est celui qui doit être placé le premier; on rend ensuite le ton local n° 16 en observant bien le sens des plis afin que les touches aident naturellement au modelé.

Ces deux tons se fondent facilement l’un dans l’autre, aussi le ton n° 18 est-il indispensable pour repiquer les ombres en leur donnant de la vigueur,

Le ton n° 19 est celui de la lumière des draperies; c'est lui qui accentue défi-

nitivement le modelé, Pour donner plus de jeu aux lumières 1l est nécessaire d'em-

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ÉTUDE DES TONS JAUNES

ployer ce ton par frottis à certaines places; par demi-pâte à d’autres endroits qui semblent plus clairs et enfin en pleine pâte aux points les plus clairs.

Dans certaines parties de la lumière, 1l se trouve des tons gris, comme les reflets du velours ou de la soie, quoique l’étoffe du modèle soit un lainage : on obtiendra ces colorations en employant le ton n° 20.

Le ton n° 21 est celui que l’on aperçoit derrière la bouteille; c’est un reflet

qui passe au travers de la bouteille jaune et qui vient donner la coloration la

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