‹ Le ménétrier, opéra-comique en trois actesChapitre 14 sur 62 · ACTE I, SCENE VIIL tî · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VIIL tî

habit noir un rouleau en bois peint où Ton met des plumes , de l'encre et du papier )

Écrivons...

(Il s'asseoit devant une table en pierre à droit»»)

C^NTJBILE.

Oui, dans Salluste et dans Tacite, On puise, à l'Université, L'esprit, l'audace et le mérite Des héros de l'antiquité!

Mais malgré tout leur savoir faire^ Bon appétit, estomac creux, Et vous, inventive misère 1...

Vous nous inspirez encor mieux 1

(Pendant ce cantabile il a achevé d'écrire sa lettre, puis il tire de son doigt un anneau qu'il brise par la moitié.)

RÉCITATIF

Joignons à cet écrit la moitié de l'anneau

Que me donna jadis une infidèle!

Et puis, pour envoyer celte épitre nouvelle. Cherchons un messager et discret et nouveau, Surtout mystérieux !

(Begardant autour de lui et apercevant le vieux tilleul qui est au fond du théâtre.)

Eh mais,^..

CAVATIJSE.

Toi, dont l'ombrage.

L'épais feuillage Fut. en tout temps, Cher aux amans!

Toi, dont la voûte Cacha sans doute Bien des désirs, Bien des soupirs;

Amant 6dèle, Je ne viens pas Pc€s d'une belk

n LE MENETRIER

Porter mes pas ; Mais sans rancune»

Et pour changer, De la fortune Sois messager !

Oui, sous ce tilleul solitaire, Gn doit encor venir, j'espère, Chercher quelque billet chéri!...

On y trouvera celui-ci!...

Sinon, çt d'une autre manière, Nous l'enverrons... mais celle-ci Doit nous réussir aujourd'hui.

Toi, dont l'ombrage, L'épais feuillage Fut, en tout temps;, Cher aux amans !

Ta sombre voûte Entend sans doute Bien des désirs.

Bien des soupirs!

Amant fidèle, etCk

(Il jette le billet dans le creux de l'arbre el sort par la gauche.;

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