URB\1N
Je ne pars plus... grâce à un noble et digne jeune homme qui m'a prêté trente florins et pour qui je me ferais tuer.
JEANNOWITZ.
Je ne t'en empêche pas... mais je te dis seulement : donne-moi en mariage Thérèse la pupille .. URBAIN, avec colère.
A toi t en mariage !
JEANNOWITZ.
Dam ! je pense que c'est la seule manière de se présenter... d'autant plus que je crois franchement ne pas lui déplaire.
URBAIN, de même.
Et c'est à moi que tu viens faire une pareille deaiande?
JEANNOWITZ.
A qui veux-tu que je la fasse?... n'es-tu pas son parrain et son tuteur?... Et à moin que tu ne sois jaloux d'elle...
URBAIN, avec fureur.
Jaloux ! moi, jaloux !... voilà l'insulte dont je me plains, et dont tu me rendras raison.
Je ne te l'avais pas encore dit.
URBAIN
C'est égal î tu le pensais !... Quant à moi, que Thérèse le choisisse... qu'elle te préfère... peu m'importe, je n'y liens pas... et puisqu'elle t'aime... je ne demande pas mieux que de vous voir mariés.
JEANNOWITZ.
A la bonne heure ! tu ne t'opposes plus...
URBAIN
Je le désire même... mais, auparavant... il faut que m ie battes ave€ moi... il faut que je te tue !
jEANNOWiTZ Encore!... v'ià qu'ça recommence...
URBAIN, 5e reprenant vivement.
Non pas pour elle... ça m'est bien égal... mais pour l'injure qne tu viens de me dire...
jEANNowiTz. Mais quand je te répète...
URBAIN, le reprenant au collet.
Allons ! allons ! tu viendras... tu te battras... sinoD point de mariage.
JEANNOWITZ.
A Hioi ! au secours !