ACTE ni, SCENE llf. S
THÉRÈSE
Eh bien î... qu'est-ce que ça nous fait?
GÉDÉON, à part.
Elle croit que ça ne lui fait rien... et l'occasion serait belle... Mais, moi, Gédéon... étudiant émérite... je ne puis , malgré mon audace et mon désir de faire fortune, aspirer à un pareil parti ! L'Université a ses licences, mais elle est un peu trop forte... {Portant sa main à soji col.) et trop dangereuse... On peut cependant, selon les circonstances, se faire valoir comme tant d'autres... après le succès... mais comme la réussite est encore douteuse... taisons nous... et attendons révénemenl 1...
On entend un grand bruit au dehors.
THÉRÈSE
Ah ! mon Dieu î qu'est-ce que c'est que ça ?
GÉDÉON
Je n'en sais rien... entrez là, dans cet appartement retiré... je vedle sur vous... (A /?r/W.) et sur moi... (^ar, si TAutriche l'emporte... il nous faut songer à la retraite... vu cet inrbécile de major dont je me suis moqué... et qui serait capable... de me chercher une querelle... d'Allemand ..
Thérèse est entrée dans Tappartement à gauche.
SCEl^E 111.
GÉDÉON. LÉOPOLD, Tyrolins qui l'entourent ; puis, JEANiNOWnZ.
CHOEUR
Jour de gloire et d'ivresse, Nous l'avons emporté 1 Vive notre duchesse 1 Vive la liberté !
LÉOPOLD
Oui, mes arïiis, les Autrichiens , chassés de ce palais et de la ville, se sont renfermés dans la citadelle ,
€0 LE MENLTRIFR.
où nous les forcerons bientôt à capilnler... Quant à riiéritière de notre souverain, Elisabeth, duchesse du Tyrol, pour qui nous avons combattu , je vous ai promis de la rendre à vos vœux et je tiendrai mes sermens... Cachée dans nos montjjgnes, où elle ignore encore le succès de nos armes; elle sera dans quelques heures parmi nous.
GÉDÉoN, à part.
Elle y est déjà î
LÉOPOLD
Et viendra ici, sur le trône, recevoir vos hommages.
TOUS
Vive la duchesse !
LÉOPOLD, regardant dans la foule.
Âh ! n'est-ce pas ce paysan... que j'ai vu hier... à Tauberge de VOurs Noir!..,
JEANNOWITZ.
Oui, monseigneur... Jeannowilz, garçon d'auberge... le prétendu de mamzelle Lisbeih.
LÉOPOLD, souriant.
Vraiment! un bon parti pour loi !... et mademoiselle Lisbeth !...
JEANNOWITZ.
Prisonnière des Autrichiens. .. et enfermée avec eux dans la citadelle.
LÉOPOLD , à part.
0 ciel î tout est perdu !.. (À ceux qui Venvironnent et qui ont fait un pas vers lui.) Hien, mes amis... je m'intéresse à ce brave garçon , et à sa prétendue... comment cela est-il arrivé?
JEANNOWITZ.
C'est l'homme au manteau vert qui est cause de tout 1 Le major l'a fait arrêter hier soir au nom de l'empereur, ainsi que toute l'auberge ; le garçon, et 4ûanûzelle Lisbeth la servante! Mais, voilà qu'au mo-
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