‹ Le ménétrier, opéra-comique en trois actesChapitre 51 sur 62 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

GÉDÉON, LÉOPOLD, KRJFKRAFFENv TRIO.

KRiFKRAFFEN, apercevant Gédéon.

Que vois-je ? ô ciel !... le colonel Falkemberg I

GÉDÉON

Oui, major! c'est lui qui nous regarde! KRIFKRAFFEN.

Parmi nos ennemis!., et portant la cocarde, Et les couleurs du Tyrol !

C'est égal !

La couleur n'y fait rien ! .. ne voyons que le zèle l Parlez ?

KRIFKRAFFEN.

Le commandant de notre citadelle M'envoie auprès de vous, vous dire tout exprès j ^ Que si vous ne quittez pas la ville et le palais, « Si vous attaquez lui, dedans son forteresse, a Lui, faire à grand regret, mettre à mort sur le champ

« Montame la noble duchesse « Qu'en son pouvoir il tient présentement ! LÉOPOLD. à part, 0 ciel !... c'est fait de nous I GÉDÉON, riant.

Ah! ah ! ah! ah !...

LÉOPOLD. étonné.

Eh bien donci qu'avez- vous ?

GÉDÉON

Daignez me pardonner, altesse, Je riais du major ! et de sa bonne foi ! Car la véritable duchesse, Je vous le jure, est avec moi!

64 LE MKNCTRIFR.

KRlFKRArrEN.

Est avec nous !

GÉDÉON

Est avec moi !

KRIFKKAPFEN.

Non I celui qui la tient en son pouvoir, c'est moi !... TOUS LES DEUX, SG dispulant.

C'est moi ! c'est moi 1 c'est moi !

GÉDÉON, riant. léopold, riant.

Oui, je le dis tout haut, Dans cet imbroglio,

Je l'ai mis en défaut Tâchons, incognito.

Et dupé comme il faut ; De savoir au plus tôt

Car l'esprit est mon lot! Lequel est en défaut !

Donnant dans le complot, Je sais bien ce que vaut

Il m'a cru mot pour mot.. L'importance d'un sot!

Ebloui... lairteff ! min got, Ecoutons, il le faut, Je lai pris comme un sot. Ne perdons pas un mot î Oh ! oh i oh ! oh I oh ! oh !

KRIFKRAFFEN, rinut.

Pour me mettre en défaut, Je brave lui, lout haut I Je être pas manchot Et l'esprit est mon lot î (A Léopold.)

A tout ce vain complot Ne croyez pas un mot !

Tairleff !... tairteffl... min got.

Me prendre pour un sot !

(Riant )

Oh : oh î oh ! oh ! oh ! oh !

GÉUÉUjN.

De l'Université, moi, vieil étudiant, (Ouvrant son liabit militaire et montrant son pourpoint noir auquel pend un encrier.) Portaïkt Ihabit râpé, la plume et l'écritoire, A ce brave major, hier, j'ai fait accroire Que j'étais colonel... colonel allemand, Grand ami de son oncle !

KRIFKKAFFEN. étonné.

0 ciel !

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