ACTE m SCENE VIII. 'îi
URBAIN
J'pouvais le dire encor : Je t'aime I Je ne le peux plus à présent; Car le voilà raa souveraine, Pour t'aimer il faut être roi !
THÉRÈSE
Eh bien î je peux, si je suis reine.
Épouser qui j veux !... et c'est toi ! URBAIN.
Kon,îJon..,
THÉRÈSE
Et pourq^ioi ?
UR8A1N, la regardant avec douleur.
Toi ! duchesse !
THÉRÈSE
Moi ! duchesse I
URBAIN
De douleur j'en mourrai !
Et moi, je le suivrai !
ENSEMBLE
Ah ! quel regret ! quelle détresse î etc.
THÉRÈSE
Un espoir nous reste peut-être, El nos beaux jours peuvent renaîâr^S
URBAIN
Comment?
THÉRÈSE
Si j'en crois le major.
Nous ne l'emportons pas encor !
Oui, plus d'un danger m'environne... ;
URBAIN, avec effroi.
O ciel !... s'il t'arrivait malheur...
THÉRÈSE
Eh bien 1 je perdrais ma couronn® Et retrouverais mon bonheur J j
URBAIN
C'est vrai 1
Ti LE MENETRIER.
ENSEMBLE
Et, dans notre montagnCy t^u'avec loi je regagne,.
m fidèle compagne
Retrouve ses beaux jours !' Dans notre humble cabane, Sur qui le bonheur plane, Duchesse ou paysanne Je t'aimerai toujours !
ifHÉRfesE, regardant autour d'elle.
Mais nous sommes seuls en ces lieux!
Le ciel bous protège tous deux !...
^iens !... profitons de cette chanee,
Fuyons vite de ce palais.
URBAIN
Qui ? moi, tr'enlever la puissance
Et le trône! . . jamais î... jamais ï THÉRÈSE.
 mon pouvoir, j^e ne liens pas !
En bonheur, tu me le rendras l
ENSEMBLE
Oui, dans noire montagne, ete.
Fuyons! fuyons!... Quel bruit ï
CHOEUR, en dehors.
Oui, vers leur forteresse Marchons, peuple indompté î Vive notre duchesse l Vive la liberté !
URBAIN, regardant par la fenêtre à droite^ L'heure à peine a sonné... Le peuple impatient. Court à la citadelle et veut hâter l'instant. Voyei.,.
THÉRÈSE
Arec effroi d'ici je les coRtemple!
URBAIN
Et moi, je cours près d'eux !
THÉRÈSE
Que Tcux-tu Caire ? h^la^