SCENE X
LES PRÉcÉDENS, LÊOPOLD, suivt de plusieurs Officiers.
LÉOPOLD
Le major et les siens désolé»
Quittent la citadelle et nous rendent les clés. (Jetant un coup-d'œil sur Lisbeth et sur Thérèse, et voyant leur changement de coslume, il dit à part en souriant.) C'est bien !
I^Fléchissant le genou devant Lisbeth.) Venez, ô ma noble cousine!
THÉRÈSE, à part.
Quel bonheur ! ... Il la prend pour moi. (Se retirant au milieu de la foule à gauche ) Cachons-leur bien mon trouble et mon effroi. LÉOPOLD, à Lisbeth.
Venez leur révéler voire illustre origine, Et montrer le sang de nos rois A ce peuple qui vient de conquérir vos droits. (Léopold prend Lisbeth par la main , la conduit sur le trône pendant que Thérèse se cache dans la foule. En ce moment, de toutes les portes, le peuple s'élance en foule; les soldats tyroliens, ainsi que Léopold tirent leurs épées. Les drapeaux aux armes et aux couleurs du Tyrol s'inclinent devant Lisbeth, qui, debout, sur son trône, étend la main, Vers la peu j) le.)
CHOKUR GÉNÉRAL.
Jour de gloire el d'ivresse !
Nous l'avons einporlé.
Vive noire duchesse !
Vive la liberté!
(Rrifkraffen, suivi de plusieurs officiers allemands, et portant les clefs de la citadelle, entre par la porte du fond, à gauche, et Gédéon par la porle à droite. Tous deux s'inclinent au pied du trône.)
KRJFKRAFFEN, présentant les dés, Che fenais, implorant foire auguste clémence...
GÉDÉON
Je viens, faisant appel à la reconnaissance... KRIFKRAFFEN.
Vous demander ma grâce...
GÉDÉON, fièrement:
Moi , demander ma place !
(Tous deux levant les yeux et apercevant Lisbeth sur le trône j 0 ciel!... ô cielî... en croirais-je mes yeux ! Rassurez-vous, messieurs, je pardonne à tous deux ! (Lisbeth descend lentement du trône, et s'avance au milieu du théâtre. En ce moment, Urbain entre par une des portes du fond, tenant une hache à ta main.)
SCEIVE XI.