EXAMEN
Tii 27-^Examen du Menteur : The. Examen was written
in 1660 (whilst the original édition of " Le Menteur '* is of 1644), at a time when Corneille, acting as a oritic, set to work to comment himself on his principal dramas.
¥iil 1 — Don Juan d^Alareon : A Spaniui dramatic anthor
whom Corneille did not know when he wrote his ** An Lectenr ** at the head of his plav.
*' Avant Tannée 1846, le nom de Don tfnan Rniz de Alarcon ne se trouvait dans aucune biographie ; c'est cependant l'un des plus grands noms de la littérature espagnole.
Alarcon se place, comme auteur dramatique, au-dessus de Maratin de Montabran, immédiatement après Lope de Yéga et Calderon Schlegel, Bouter wek, et M. de Sismondi, qui 86 sont spécialement occupés du théâtre espagnol, passant sous silence cet homme remarquable, dont Corneille admirait le génie, et sur le compte duquel on n*a obtenu que récemment des renseignements biographiques assez incomplets.
** Ses compatriotes même l'ont oublié ; à peine le nom d' Alarcon apparâit-il de temps à autre, de la manière la plus vague, dans leurs annales littéraires : on ne le cite jamais.
** Pendant sa vie, plusieurs faussaires lui dérobèrent ses titres de gloire ; après sa mort les critiques ne parvinrent à les retrouver et à les lui rendre qu*avec difficulté ; Corneille lui-même, en lui empruntant le Menteur^
comédie qui .a onyert la carrière de notre gloire théâtrale, attribuait à Lope de Yéga c*^tte œuvre qu'il appelle 'la merveille du théâtre, et à laquelle, dit-il, il ne trouve rien de comparable en oe genre chez les ancien»
ni chez les modernes.* Tout récemment, un écrivain de repoqueimpériale, Yictorin Fabre. attribuait à Franoesoo de Rojas la Verdad Sospeehosaf œuvre prototype du Menteur; il a fallu toutes les recherches réunies et successives de Nicolas- Antonio, de M. Salva, de M. Ferdinand-Denis, et les nôtres propres pour dé te? miner à peu près comment Alaroon a vécu et où il a vécu.
** Alaroon avait reçu de la nature et de la société plusieurs dons singuliers et disparates qui se détruisaient mutuellement : un génie oriental, un violent orgueil, une naissance noble, un berceau étranger, une grande distinction de manières et une difformité impos* sible à dissimuler. Il était Indien» c'est à dire né au Mexique, et il faut voir avec quelle supériorité de dédain les Espagnols ont longtemps traité les enfants de leurs colonies.
** Alarcan occupait à la cour de Madrid un poste honorable et surtout lucratif, à une époque où, comme le dit le Marquis de Lbuville, il 7 avait à peine assez d*argent dans les caisses pour fournir une olla-podrida à leurs majestés, et où commençait la rapide décjkdence de la monarchie espagnole. An lieu de traîner sa vie dans cette pauvreté amère qui dévora les jours du Gamoëns et de Gervantea, Alaroon se trouva de niveaa avec les grands seigneurs du temps, qui devaient mépriser fort du sommet de leur ignorance et de leur fierté castillane, un poète, homme de finances, Indien et bossu.
*'Le trait saillant de son talent, c'est l'héroïsme de la pensée, la magnanimité de la conception. L'essence du génie espagnol se trouve, pour ainsi dire, concentrée dan ses drames ; s'il a peu d*élans dithyrambiques, si ses pièces sont souvent irrégulicres, il idéalise merveilleusement Thonneur, le dévoûment, le devoir, la loyauté féodale, le sacrifice de soi-
même aux autres, la force de l'âme. Tout l'intérêt de ses œuvres est là." Tage viii Une S—Mon aversion pour les aparté : L., aparté^ name
giren to the exclamations, words, and short phrases whioh the personage on the stage ntters ont of the dialogue, and which, destlned to the spectators, are supposed to be heard hj them only. One day Molière Boileau, La Fontaine, and some other f riends were conversing at dinner on the use of apartés on the moîdem stage. " Is it possible/* ezclaimed La Fontaine, "that the public should hear what another aotor is supposed not to hear, tiiongh plaoed by the side of the one who is speaking 7 " Whilst he went on ezpanding with animation this idea, Boileau, who was sitting near him, sald, pretty loudly, " What a f col I what a stubbom man this La Fontaine is I " The fabulist, hearing nothing, went on; but, seeing the other gnests laugh, he inquired of the cause.
" Well," answered Boileau, " you deny the vraisemblance of the apartés, and for a quarter of an hoûr I am abusing you in your face without your snspecting it/*
viii 16 — Vunité de lieu : One of the three unities whîch, according to the Poétique prevailing in the 17th century, was essential in any drama.
The other two were : ** Tunitè de temps et Tunité d'action."
viii 18 — CeUe de jour n'y est pas forcée pouifu qu'on lui laisse les vingt-quatre heures entières : This refers to the rule of the unité, de temps (see note above), which exacted ail the events of the drama to happen within twenty-f our hours at the most. Cf. " Dans * Le Menteur * tout l'intervalle du 3* au 4* acte vraisemblablement se consume à dormir par tous les acteurs ; leur repos n'empêche pas toutefois la continuité d'action entre les deux actes &c."
(" Discours du Trois Unités. ')
"Those foreign critics," savs M. Guîzot (in ** Corneille and His Time "), " who represent the French drama subsequently to Jodeîle, as trammelled by the gênerai adhérence of the public to the authority of Aristotle's
raies, either h&re not read Hardy, or appreciate very imperf eotly his importance in the history of the stage in France. Hardy was irregular enough to hâve been a Shakespeare if he had possessed a Shakespeare^s genins.** Page viii Une 22 — Ne répond pas à la protase : From the Greék
^fôrxg'tSf part of the dramatio poem which contains the exposition of the snbject. In Euripides thei^ro^o^^ is sometimes replaoed by a prologue ezplaining the situation beforehând. The Latin £amatisto hâve transported the prologue on their théâtres, and PlautuB and Terence hâve especially observed that raie.