SCENE VIII
LES MÊMES, ADOLPHE
ADOLPHE , un carton d la main.
Maman, voilà le carton demandé.
MADAME GiRAUD , regardant à sa montre.
Ah ! mon Dieu , je n'ai plus qu'un quart-d'heure pour aller à la voiture... Il cause avec Adilphe, profitons. .. [Elle tire une lettre de son corsage et la dépose sur le comptoir sans que Fortuné et Adolphe s'en aperçoivent.) Adolphe 1 fais-moi vile tes adieux... embrasse-moi.
ADOLPHE
Oui, maman. (// l'embrasse. )
FORTUNÉ
Moi aussi... (// embrassic Adolphe , puis va à madame Giraud , qui lui fait signe de se modérer. )
MAEAME GIRAUD, bas à Adolphe.
N'oublie pas surtout mes recommandations... de ta conduite dépend ma tranquillité!... Adieu, monsieur Fortuné,
FORTUNÉ
Comment, vous ne voulez pas que je vous accompagne?
MADAME GIRAUD
Et nos conventions ?. . . Ne sortez pas d'ici. . . ( à Fortuné. )
ENSEMBLE
Air de la Prima donna.
Demeurez en ce lieu ; Tenez votre promesse I
Bientôt de ma temJrcsse ^
Vous obtiendrez l'aveu!
{Elle sort.)
FORTUNÉ
Je demeure en ce lieu ; Je tiendrai ma promesse ; Et de votre tendresse J'attends le doux aveu!
ADOLPHE
De rester en ce lieu , 11 a fait la promesse , Voici, je le confesse, Qui me dérange un peu.