SCENE X
FORTUNÉ, seul.
Le voilà fou de moi, et je suis sûr de mon affaire... je serai faïencier... (// aperçoit la lettre que madame Giraud a laissée.]
Tiens!.,. [Illit l'adresse.) « A monsieur Fortun«î Calvados... » c'est l'écriture de madame Giraud. .. Qu'est-ce que ça signifie? (Il l'ouvre.) Que vois-je? une bague en cheveux !... ô surprise ! lisons. [Il Ut.) « ForUiné, je vous aime... » Dieu ! quel coup... Ah! si j'avais une chaise je m'évanouirais... (Il continue.) o Je vous aime beaucoup... » elle m'aime beaucoup... (// essuie une larme. ) « et à mon retour je serai votre femme... mais ù une «condition...» diable! voyons vite. « La conduite d'Adolphe «me cause les plus vives inquiétudes; vous savez quelle hor- « reur j'éprouve pour le désordie , et c'est vous , Fortuné , que «je charge de le surveiller... de lui servir de mentor... » ah ! mon Dieu !... « Je saurai par les voisines, qui vous détestent,» les scélérates!... « qui vous détestent, tout ce qui se sera passé « pendant mon absence. Si sa conduite a été exemplaire, ma «main sera votre récompense.» (laissant tomber la lettre.) Qu'allais-je faire? « En attendant, acceptez cette bague qui doit préparer noire alliance.» Oh! gage chéri, tu ne me quitteras plus! Et toi, Giraud! douce Giraud! sois tranquille... (Il appuie sa tête sur le comptoir.)