‹ Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisantChapitre 16 sur 53 · HÉR0Ï.^3IE D'UNE REINE · texte numérisé non relu

HÉR0Ï.^3IE D'UNE REINE

MorfTAiGU , qui commandait l'armée du prince Edouard, profilant du désordre qui régnait dans le camp de Henri IV, roi d'Angleterre, l'attaqua et le fore». Le roi et la reine se sauvèrent chacun

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de leur coté. Quelque temps après, Henri fut arrêté et conduit dans la tour de Londres. L'iiaiutude où ce prince était d'être gouverné, le rendait assez indifférent sur ses maîtres. La reine Marjjuerite, son épouse, n'avait pas la même insensibilité : digne du trône par sa vertu, et supérieure au malheur par sa constance, elle se sauva avec son fils dans une forêt, où elle fut rencontrée par des voleurs. Ces brigands commencèrent par la dé- ' pouiller de ses pierreries ; mais ayant pris querelle entre eux pour le partage dan si riche bulin, la reine , dont l'àme ne s'altérait jamais par le maliieur , profila de leur division pour leur échapper, et se jeta dans le plus épais de la forêt, tenant son fils entre ses bras, et marchant au hasard. Elle rencontra un autre voleur: la lassitude ne lui permettant plus de fuir, et ne craignant que pour son fils, elle s'avança vers le voleur avec cet air de majesté qui ne l'abandonna jamais: « Tiens , mon ami , lui dit-elle , sauve le fils de u ton roi. w Le voleur, touché de compassion et frappé de respect, prit le jeune prince, aida la reine à marclier, et la conduisit au bord de la mer, où ils trouvèrent une barque qui les passa à l'iv cluse. Le duc de Bourgogne reçut celle princes:,» avec le respect dû aux illustres malheureux, lui donna deux mille écus, et la fit ccnduire auprès du roi René son père.

Go LE MENTOR VERTUEUX,

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