‹ Le Mercure de LondresChapitre 124 sur 125 · STERNE · texte numérisé non relu

STERNE

Sterne peint l'homme en ayant l'air de ne chercher qu'à amuser ses lecteurs^ qu'à se jouer d'eux et de lui-même ; en paraissant uniquement occupé à étudier ses. sensations, ses goûts, ses pen-

1913 LE MSKCURB DB LONDRR8.

dians particuliers, à se rendre un compte exact et minutieux des émotions qu'il éprouve et des hazards ^^i les font naître. Moraliste d'autant plus persuasif qu*il raconte et n'enseigne pas | satyrique d'autant plus malin que c'est en agitant les grelots de la Folie qu'il décoche ses traits les plus acérés ; narrateur d'autant plus pathétique qu'il met plus de simplicité dans ses paroles et semble contenir davantage sa pénétrante sensibilité qui se trahit par des réticences ; bou&n d'autant plus divertissant qu'il l'est sans le vouloir, et qu'il ne f&ït que céder à l'humeur joviale dont il est animé ; enfin auteur d'autant plus aimable qu'il cause toujours, et ne compose jamais.

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