MADEMOISELLE ST. ANGE
Coupable de meurtre avec préméditation sur la personne de notre divin Molière. Action d'autant plus noire qu'elle est méditée depuis le 11 Juin, 1825.
Lisez plutôt ce que dit le Petit Mercure du dit jour 11 Juin, IS25:
" Mlle St. Ange a affecté une modestie déplacée dans le personnage de Dorine, d'abord en portant une robe montante, ensuite en changeant le premier hémistiche de ce vers qu'elle adresse à Tartuffe:
Et je vous verrais nu, du haut jusques en bas. Il
du reste, quoique vive et enjouée dans plusieurs scènes, elle a été
loin de répondre à ce que j'attendais de son talent "
Ce que le Petit Mercure disait alors, nous le répétons aujourd'hui
hélas ! pourquoi faut-il
La désagréable tâche de critique remplie, disons, ce que nous disions l'année dernière à l'égard de Cloup. Cloup est celui de tous les acteurs qui ait le mieux joué. Seulement dans la fin du premier acte il n'a pas donné ses répliques avec assez de promptitude, c'est le seul reproche que nous puissions lui faire..
Pélissié avait un très beau costume. Nous remarquerons en passant qu'il suffit de faire appercevoir à un bon acteur, l'erreur qu'il peut commettre, pourqu'il s'empresse de la réparer ; Pélissié nous en a donné la preuve. Il a bien joué et a été mieux. secondé
f Manière de frapper aux portes. Voir 7èaie No. de notre Mercure de Londres, page 106.
X On dit que Tauteur de cet article, ne s*est servi de l'expression déplut mauvais, que parceque ce comparatif de contrebande exprime quelque chose de moins bon que le mot pire,
It Mlle Su Ange a cru devoir dire
Je vous verrais enfin dn haut j6sques eu bas ....
140 Ltî MÈRCURfi 0% LONOAB6.
cette année que i*an dernier, car Mlle Xécm remplaçait Etueâaa» le rôle de Marianne. Mlle Léon a joué ce rôle de manière à noas faire croire qu'elle eut été mieux placée dan« Bimire que la fitnde Mlle Darcey.
Préval et Madame Deglign^r ont bien joué. On v-oyait TefiSnt qu'ils faisaient pour dissimuler aux spectateure oondl^ien û est dif* ficile de bien rendre une pièse «eiie que Tartufiet
Quand à Victor Loyal, il serait par trop déloyid de nepaa coib* venir qu'il a été au dessus de Morambert.
Nous engageons le théâtre français à laisser reposer Molière ; ce pauvre Miolîère doit être bien &tigué de la Becousse qu'il loi a donné. X.
Vendredi, 1 4 Avril. Bemard-Léon a très bien joué les rÔleïi de Loquetf de la îhtrandière et du docteur Franval. Madame Veuve Morambert qui assistait à cette représentation dans une des baignoires, serait bien aimable si elle voulait bavarder plus bas. Sa conversation n'est pas assez spirituelle pour mériter d'être entendue, et dans l'intérêt des oreilles de ses voisins nbus la prions de ne pat répéter si haut son rôle des cuisinières. Des murmitres impftdtoteurs ont dû lui faite croire qu'elle était encore fiur la aoèbe. Heureusement il n'en est rien : les directeurs du théâtre français ont ttiop bbh txm pour le ptennettre jamais^ X-.
THÉÂTRE DE L^OPÉRA
La Naissance de Vénus,* Ballet de Mr, dEgvtUe.