XIX
INVULNÉRABILITÉ DES CONVULSIONNAIRES CONTRE LES COUPS d'ÉPÉE.
En 1744 la sœur Madeleine reçut le secours des épées dans l'œil. « Elle posa la pointe de l'épée sur la paupière inférieure de son œil, et ensuite sur la paupière supérieure au-dessus du globe, et elle la fit pousser ainsi. On la poussa assez fortement pour que le globe sortît au dehors d'une manière fort sensible. Cette sœur dit ce jour-là, en présence de quelques personnes qui en avaient été les témoins, que la veille, étant forcée de demander le même secours, elle avait résisté, ayant peur que son œil en souffrît; qu'à l'instant elle avait cessé d'en voir, et qu'il lui avait été dit dans sa convulsion qu'elle n'en aurait l'usage qu'après l'avoir fait frapper avec la pointe d'une épée; qu'en elTet elle l'avait fait frapper avec la pointe dans tout le tour du globe, mais pardessus les paupières, et que sur-le-champ l'œil avait été rétabli^. »
1 Journal historique, p. 84.
2 Montgeron, III, 720.
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