‹ Le message de la théosophie; recueil de pensées secourables appropriées à l'heure actuelleChapitre 12 sur 16 · LA MORT · texte numérisé non relu

LA MORT

La doctrine théosophique de la Réincarnation élimine la crainte de la mort. Elle nous montre que la justice parfaite régit tout dans l'univers. De même que les arbres et les fleurs bourgeonnent tous les printemps sous l'afflux d'une vie nouvelle, notre Ego Divin subsiste à travers les âges, et sa destinée est d'atteindre, vie après vie, à une perfection de plus en plus grande.

D'après ce que je sais moi-même, quand l'âme quitte son temple terrestre, quelque noires et horribles que soient les circonstances, elle connaît le chemin qu'elle doit prendre. Ainsi,

à la sortie du corps, ce qui a lieu bien avant que le pouls ait cessé de battre ou que le souffle se soit arrêté, elle renaît à une vie nouvelle, à une joie indicible. Dans le moment sacré de la mort quelque chose de nouveau et de décisif arrive à l'âme, car alors elle vit ses erreurs, se rend compte de sa responsabilité, et de toute sa volonté elle prend la résolution de suivre ce qui est noble et élevé dans sa vie prochaine. Il y a des expériences différentes pour des âmes différentes, selon leur évolution; mais à la fin, chacune se repose entre les bras de la Loi miséricordieuse, affranchie des limitations de la vie terrestre. L'esprit ordinaire ne peut point comprendre ce qui arrive à l'âme. Effectivement, Tâme est jugée par la Loi, et non par ce qui soit. Et quand elle renaît, elle n'apporte pas seulement avec elle ses expériences passées, bien qu'elle n'en ait pas la mémoire détaillée; mais, en outre, elle porte en elle-même quelque chose d'autre qui lui est arrivé à ce moment merveilleux où elle renaissait à la nouvelle vie, ce qui était en effet une renaissance pour elle en plus d'un sens du mot.

Qui d'entre vous peut expliquer le Mystère de la Mort? Parmi ceux qui acceptent nominalement les dogmes des Églises j'attends encore de rencontrer quelqu'un qui en soit entièrement satisfait, ou qui puisse affronter la mort avec une connaissance et un entendement suffisants. En proclamant que la Théosophie nous révèle le Mystère de la Mort, permettezmoi de vous dire que je parle de ce que je sais pertinemment. Mais aucun Théosophe ne peut même approximativement comprendre le Mystère de la Mort qu'il n'ait abandonné les fausses idées concernant la mort dont il s'est imbu depuis sa naissance, et qu'il ne soit discipliné lui-même. Il est impossible de comprendre, même approximativement, la Loi, avant d'avoir retrouvé la confiance en soi et en la Loi Divine. Car pour le Théosophe la Mort est la Naissance, la Naissance.

Oh! si vous pouviez seulement voir l'âme dans son progrès ascendant, dans la majesté

de sa renaissance dans l'au-delà, dans la splendeur de la divine Lumière, illuminée par sa nouvelle liberté, et montant toujours. Si ceux qui pleurent un être chéri, pouvaient seulement voir, ils se réjouiraient et chanteraient des Alléluias. . . . Car, en montant, remplie d'amour, de puissance et de joie, l'âme répand ces qualités divines sur quiconque peut les recevoir, qui, sentant son amour agrandi, s'empresse à son tour d'aider à autrui, et sa nature divine est fortifiée en ressentant ainsi la gloire et la puissance de la Loi divine.

// ri y a point de Religion plus Élevée que la Vérité

La Fraternité Universelle et la Société Théosophique

Établie pour le bien des peuples de la terre et de toutes les créatures

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