I. INTRODUCTION
Les poëmes mythologiques desskaldes, de cette troisième période, ne sont plus composés dans la versification simple de la Disposition des -vers antiques (voj. p. 59) , ni même dans celle plus moderne du Mode des chants. Visant à une versification artificielle , les skaldes emploient, dans leurs poëmes, des vers et des strophes d'une construction qui est sans doute dérivée de Fancienne versification, mais qui est beaucoup plus compliquée qu'elle.
Ayant Fambition de briller par les caractères artificiels du style et de la versification, les skaldes aiment aussi à rattacher leur nom à leur œuvre. Ce sont eux qui donnent à leurs poëmes des titres de leur choix ; et ces titres ont quelque chose de recherché, comme le style et la versification qu41s emploient. Appartenant, du reste, à des temps plus modernes, où l'écriture conserve plus fidèlement les œuvres et le nom de leur auteur, les skaldes trouvent facilement le moyen de transmettre leur nom à la postérité, avec leur œuvre et avec le titre de leur poëme» Aussi, tandis que les poëtes de la première et de la seconde période ne nous sont pas connus, pour les raisons que nous avons indiquées, les poëtes de la troisième période ont obtenu, presque tous, ce qu'ils ont ambitionné. Thonneur de transmettre à la postérité leur nom attaché à leurs poëmes.