‹ Le message de Skirnir et les Dits de Grimnir = Skirnisför-Grimnismâl: poëmesChapitre 149 sur 166 · Voy. Weinbold, AUnoréUscheê Leben, p. 263, 3i · texte numérisé non relu

Voy. Weinbold, AUnoréUscheê Leben, p. 263, 3i

posé de son frère Baldur. Par suite de sa nature hivernale, comme dieu de la mort, FâZî ne périt pas avec les autres Ases, dans le grand et terrible Hiver du Monde, ou au Crépuscule des Gh'andeurs; il survit à cette catastrophe, et revient, avec les fils des anciens Ases, har biter le ciel renouvelé.

L'Hiver et TOccident étant la saison et le côté de la mort, Vâli, l'ancien dieu de la mort, est dit né en hiver, et à roccident du ciel.

Comme nulle existence n'est si cachée qu'elle puisse échapper à la mort, Vâli habite, à l'occident du ciel, un endroit nommé Chaumine-de- Vâli, d'où il embrasse de son regard le monde entier (voy. La Fascination de Gulji, p. 283 et suiv.).

12. Comme père des dieux et créateur du monde actuel, et comme héritier de la sagesse des lotnes, Odinn est aussi le dieu de VintelUgencê. L'idée que la poésie naît de l'intelligence a fait considérer Odinn comme père de la poésie. Pour augmenter son intelligence et sa prévision, Odinn buvait, tous les jours, à la Fontaine de Sagesse de Mimir (voy. La Fascination de Guljiy p. 230). Mais pour s'inspirer de l'enthousiasme de la poésie lyrico-épique héroïque, il buvait l'hydromel qui était sous la garde de son amante j la Géante et Valkyrife Gunnhldd (Invite-au-combat) , la fille de Suttungr, et, sans doute, la petite-fille de l'iotne Sdkhun, laquelle conçut d'Odinn Bragi le dieu de la poésie.

y. coMMETrrAiRE. 265

Plus tard quand, d après la tradition, l'hydromel, source de la poésie, eut été enlevé par Odinn aux lotnes^ il fut placé sous la garde de ViJhiorg^ la même que Gurm* hldd; et la mère de Bragi redevint, sous le nom nouveau de ScLgaj la <^mpagne d'Odinn, lequel, pour fortifier sa mémoire, ou pour se rappeler les faits de la tradition my thico^épique , buvait, tous les jours, avec son amante , Tonde fraîche de la poésie.

Saguy dont le nom ressemble au nom latin Saga y et au nom sanscrit Sotchi j Tépouse d'Indra, est la personnification ou la muse dé l'histoire en général. La tradition historique (non*, mâly récit), qui avait déjà pris le caractère épique, mais qui se rapportait à des faits plus modernes que l'ancienne tradition, prit également le nom de saga (dit, récit, narration), et comprenait à la fois l'histoire proprement dite et le récit fabuleux. Comme l'Asynie Saga n'appfurtenait pas à l'ancien fond de la mythologie, elle est un personnage alUgùriquey plutôt que le symbole d'une véritable tradition religieuse. La race des loines étant la plus ancienne du monde, elle passait pour être en possession de la science traditionnelle ou historique la plus ancienne. Aussi Sagaa-t-elle une origine iotnique, comme les Nomes (voy. Fascinal.y p. 233); elle est la spécialisation de la Korne Urdur. Après les lotnes , Odinn , comme le plus aaiden des Ases, était le plus à même de posséder la science de l'histoire. Aussi a-t-il été associé, à ce titre, à la vierge Saga.

Le nom de Banc- de- Submergé (non*. Sokkvorbeldcr) indique que le manoir de Saga était un rocher ou un banc 80U8-marin (cf. Singchsteinn)^ appartenant à Tiotne Sokhyi (Submergé), le grand-père ou Taïeul de Sagaj et qui était, peut-être, le même que Sdkh-Mimir. Sokkvi paraît être le Bjmbole des âges submergés, ou de l'ancien monde iotnique submergé (voy. Ftiscination de Gulfiy p. 187), dont rhistoire est oubliée. Que Ton traduise Sôkkvorbekkr par Banc de Submergé ou par Rivière (bekkr) de Submergé (cf. SôUorhékkr^ Skaldskaparmâl, 51), toujours est-il que le manoir de Saga est une habitation sovs les eaux, comme celle des Nornes, une espèce de Puits de Sagesse et de Vérité, comme cela convenait pour la demeure de la muse de Thistoire. Les Manasicts (Intelligentes) des Hindous, les Mousai (p. Manasai, Monsai) des Grecs, présidaient aux fontaines de la Tradition ou de la Poésie, conpne Saga présidait au Bancde-Submergé. Comme Jia boisson produisait Tivresse, Tenthousiasme, l'inspiration (^atoire et poétique, on représentait la source de la poésie par une fontaine, ou par un vase rempli d'un liquide précieux. De là la Fontaine de Kafitalie chez les Grecs , le vase précieux de là déesse Ceridwen chez les Bretons*; de là le mythe d'après lequel Odinn ei Saga boivent, tous les jours, dans leur demeure sous les ondes , l'hydromel de l'enthousiasme, dans des coupes d'or qui sont les symboles

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