‹ Le message de Skirnir et Les dits de Grimnir (Skirnisför--Grimnismâl): poëmes tirés de l'Edda deChapitre 88 sur 149 · Dernière scène. Freyr et 8kimir · texte numérisé non relu

Dernière scène. Freyr et 8kimir

Freyr, qui est resté dans Continuel (Endlangi), est tellement impatient de connaître le résultat du voyage de son messager Skimir, que, sortant de cette résidence, il va au-devant de son serviteur, et que, l'ayant rencontré, il lui demande, avant même que celui-ci soit descendu de cheval, quelle réponse il rapporte. Ayant appris le résultat heureux de la mission de Skimir, il est saisi aussitôt d'une autre impatience, celle de posséder immédiatement Gerdur, qui a promis de se donner à lui seulement dans neuf jours ou après neuf nuits. Freyr exprime son impatience en disant que, dans la disposition d'âme où le place son amour, attendre une nuit, cela lui semble déjà trop long; comment lui sera-t-il possible d'attendre seulement jusqu'à la troisième nuit?; et il ajoute que, dans d'autres ciroonstances, un mois entier lui a paru moins long que,

maintenant, la moitié d'une de ces nuits à* attente, lesquelles seront pour lui des nuits de langueur.

Le poëte ne raconte pas^ dans une nouvelle scène, l'entretien de Gerdur avec Freyr, dans Y Ile feuillue. L'arrivée de cette fille qu'on représentait, sans doute, mimiquement dans la fête (voy. p. 44), était probablement considérée comme indiquant la fin de l'hiver ou le commencement de l'été, et elle a été, à ce qu'il paraît, célébrée chaque année, en Suède, par une fête religieuse. C'est à l'occasion d'une telle fête que le poëme du Message de Skimir a, vraisemblablement, été composé (voy. p. 71).

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