Le Chemin de la Croix
en l’honneur de la Sainte-Face.
Prix de la collection en pochette, $0.15
Sainte Thérèse de I’Enfant-Jésus et la souÿrance
« Jésus est un Epoux de Sang. Il veut pour lui le sang de notre, cœur... Il en conte pour lui donner ce qu’il demande. Et quelle joie que cela coûte ! Quel bonheur de porter nos croix !... Loin de me plaindre à Notre Seigneur de cette croix, je ne puis comprendre l'amour infini qui l’a poussé à nous traiter ainsi... Quelles délices d’être humilié avec lui ! L’humiliation est la seule voie qui fait des saints... Notre épreuve est une mine d’or à exploiter. Moi, petit grain de sable, je veux me mettre à l’œuvre, sans courage, sans force ; et cette impuissance même me facilitera l’entreprise ; je veux travailler par amour. C’est le martyre qui commence... Ensemble entrons dans la lice, offrons nos souffrances à Jésus pour sauver les âmes. »
PIEUSES CONSOLATIONS Dans le deuil
Mon Dieu, quand Vous reprenez à Vous ceux que Vous nous aviez prêtés et qui faisaient notre bonheur, nous gémissons dans l’angoisse, et c’est en vain que nous voudrions les suivre dans l’éternelle demeure. Ah ! que cette douleur est profonde et qui peindra jamais ce martyre du cœur en deuil !
Mais Vous, qui avez connu toute douleur et qui avez pleuré sur le tombeau de votre tidèle ami Lazare, Vous consolez encore notre souffrance en nous montrant le ciel qui en est le prix.
Par delà la tombe, il v aura l’éternel rendez-vous dans le sein de Dieu, où se reconstitueront les familles et se retrouveront les amis d’ici-bas, pour ne plus se séparer jamais. O mon Dieu, que cette pensée est consolante ! et si elle ne sèche pas les larmes, comme elle les adoucit et les imprègne d’espérance ! Oui, au ciel nous nous reverrons !
syjvipathies
« Je vous suis bien reconnaissante de l’envoi des feuillets, et surtout du « Messager de la Sainte-Face », que j’ai lu avec grand plaisir. Je recevais une Ilevue de la Sainte-Face, mais... je ne la lisais guère, car c’était trop abstrait, trop élevé pour moi... Mais le Messager est si simple, si riche de doctrine, si consolant pour Pâme, que j’en fais mes délices, et que je le recommande à mes amies... Je compte — cela va sans dire que vous m’enverrez les Numéros suivants... » C,,,S8C de X...
INTENTIONS DE PRIÈRES
N. S. Père le Pape. — Deux Congrégations. — Plusieurs malades. — Plusieurs intentions. — Deux apôtres de la Sainte-Face. — Maîtresse et élèves se recommandent aux prières faites aux pieds de la Sainte-Face dans notre sanctuaire.
Congrégation de la Fraternité Sacerdotale La Pointe-du-Lac (Près Trois-Rivières)
Messager
bif de la Sainte-Face *
Dédié aux âmes éppouoées
Histoire de la Sainte-Face d’après le Saint-Suaire de Turip
Sainte Face répandue dans le monde entier par les soins de [ni la Maison du Bon-Pasteur a toute une histoire.
L’ostension du Saint-Suaire de Turin en 1898 venait de , révéler au monde, par le procédé de la photographie, les traits adorables du Divin Crucifié sur le linge qui l’enveloppa dans le tombeau.
Tout le monde connaît aujourd’hui ce portrait insurpassable, et a pu y contempler la touchante et douloureuse physionomie de Jésus. Des lignes et des ombres, aux contours légèrement imprécis — comme il arriverait d’une figure un peu lointaine — se dégage un visage d’une majesté, d'une paix, d’une vie extraordinaires.
C’est le visage d’un mort, c’est le visage d’un supplicié. La
longue chevelure, lourde de sang, s’est collée aux tempes ; la barbe aussi s’est plaquée aux joues. La face énergique, aux traits puissants, en est ainsi comme rétrécie. Un regard prolongé sur cette physionomie — à peine ébauchée, ce semble, mais d’une impression puissante — y perçoit les traces de violences barbares. La joue droite est enflée, le nez a été meurtri, l’œil droit est tuméfié. Mais, chose étrange, ce visage que les coups ont défiguré, ce visage de mort, semble vivre d’une vie que rien n'a pu détruire. Une puissance mystérieuse, d’indicible bonté et d’amour inépuisable, semble veiller derrière ce front endormi et briller d’une lueur pénétrante dans ces orbites éteints.
Mais, malgré toute sa beauté et son intérêt, cette
'Mai 1938
photographie du Saint-Suaire laisse quelque chose à désirer à la piété de ceux qui veulent se représenter, d’une manière aussi parfaite que possible, les traits de Jésus. En effet, sur le Linceul et les reproductions qui ont été faites, ces traits sont beaucoup trop estompés et imprécis. Il fallait une image qui les présentât d’une manière plus saisissante. Tue Carmélite, — sœur de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, laquelle avait une particulière dévotion pour ce divin Visage qui lui rappelait à chaque instant son nom même de Religieuse, — s’appliqua à donner plus de relief à cette sainte image, et à rendre plus apparents les traits de cette touchante physionomie. Après avoir longuement contemplé ce chef-d’œuvre surhumain dans le silence de sa petite cellule, elle entreprit de le reproduire. Elle se concentra dans la prière et la méditation, forçant pour ainsi dire la physionomie du Sauveur à se graver dans son esprit. D’ailleurs ce travail fut pour elle une perpétuelle oraison : par respect pour ce sujet adorable, elle ne voulut jamais s'asseoir en le peignant.
Elle réussit ainsi, grâce à un travail de synthèse admirable, à rendre tous les traits de la physionomie de Jésus et les moindres détails de cette adorable Figure. (A suivre.)
-<ro^CrUL'^S.
Prière à la Sainte-paee
Cette prière se trouve au pied d’un tableau de la Sainte-Face du Saint-Suaire,
à FEtrlise de la Madeleine de Bruxelles.
O notre Père des cieux, du trône de votre gloire, abaissez les yeux sur votre Fils bien-aimé, répandant des flots de sang pour racheter les péchés de ses frères. Voyez son chef très saint, devant lequel les cieux sont saisis de respect, voyez-le transpercé de longues et cruelles épines.
Voyez sa Face adorable, déchirée par les fouets des bourreaux, toute ruisselante de sang et souillée de crachats. Considérez ses yeux, devenus deux sources de larmes, scs joues llétries, sa bouche contractée par la douleur et l’angoisse de la mort. Cette victime innocente qui s’est offerte pour mon salut, je la présente à vos regards paternels et je vous l'offre pour mes innombrables péchés.
Je vous en conjure, Seigneur, par les mérites de votre Fils, agréez cette» offrande que je vous fais, moi, pauvre» pécheur, des mérites de sa Passion ; effacez mes péchés et rendez-moi digne de contempler, un jour, la Face* adorable» de Jésus, mon Rédempteur, dans les splendeurs A de l’éternité. Ainsi ><>it-il !
La contemplation au Ciel
de la Face adorable de Jésus
d après Saint Thomas d’Aquin (*)
« Dans la béatitude, Pâme trouvera infiniment de charmes dans la Face corporelle de Jésus-Christ, que les anges, au témoignage de saint Pierre, désirent toujours contempler. Et la raison que donne la Glose de ce désir, c'est que la gloire postérieure de Celui qui a souffert pour nous comme homme est si grande que les vertus angéliques, toutes parfaites qu’elles sont dans l'éternel bonheur, sont ravies de joie, non seulement de contempler sans cesse la magnificence de l’immortelle divinité, mais encore d'envisager la splendeur de V humanité quïl a prise.
« Mais pourquoi désirent-elles voir son visage, et ne cessent-elles jamais de le considérer? C'est que la contemplation de sa divine présence rend les anges si heureux que, quoique toujours rassasiés à la vue de sa gloire, ils soupirent cependant toujours après sa douceur, comme si elle était toujours nouvelle.
« Là, les crachats, toutes les larmes, les gouttes de sang qui, pendant sa passion, découlaient de son auguste Face, deviennent une spéciale et éternelle satisfaction pour les anges et les saints.
(( C’est en parlant de ce mortel et passible visage que le Seigneur Jésus disait un jour (Luc.,x, 23) : « Heureux les yeux qui voient, etc. » Ils sont donc bienheureux les yeux qui contemplent continuellement cette Face glorieuse. »
(1 » Dans scs Opuscules, Op. G'?, cli. 3.
Héliogravures et Médailles de la Sainte-Face
Magnifique héliogravure reproduite par un des meilleurs artistes de Rome, signée d’un autographe de Sa Sainteté Pie X. Le modèle en a été déposé, conformément à la loi, en Europe et en Amérique; toute reproduction en est donc formellement interdite. Elle se vend en divers formats, au profit de l'ÜEuvre Sacerdotale. La plus grande, d’une exécution plus fine et d’une expression plus vive, est de grandeur naturelle.
Grand format : $1.00 — Format moyen : $0.15 — Petit format : $0.05 ;
bordure dorée, $0.08
Cette Médaille, exécutée par un des artistes les plus distingués de Paris, est d’une grande valeur artistique et d'une exactitude de ressemblance remarquable. Elle a obtenu la plus haute récompense que le Jury ait accordée à l’Exposition Internationale de Bois-le-Duc Hollande) en mars 1909.
Métal argenté Argent patiné Vermeil Aluminium
Petites Médailles Grandes Médailles .
Humble suggestion en faveur du “ Messager de la Sainte -Face ”
Nous recevons la lettre suivante : « Je suis un lecteur assidu de votre pieux « Messager», depuis son apparition. Je suis de plus en plus touché de la consolante doctrine sur la soutFrance développée dans chaque numéro, et j'entrevois avec joie et reconnaissance h* bien immense que cette publication est destinée à faire.
Je comprends cependant que vous ne pourrez continuer longtemps ainsi, si l'on ne vous aide pas dans votre pieuse entreprise. Je me demande pourquoi vous ne suggéreriez pas à vos lecteurs d'y collaborer par des abonnements annuels, comme on b' fait pour Imites lus publications de ce genre.
Cette juste contribution vous permettrait de couvrir une partie de ^ vos frais : et nous serions assurés ainsi de ne pas voir disparaître, bientôt peut-être, un aussi puissant secours d’édification et de sanctification qu’est votre cher « Messager de la Sainte-Face ».
Si ma proposition vous agrée, vous pourriez la faire connaître à vos lecteurs: et il me semble que tous seront heureux de répondre à votre appel.
Croyez à mon sincère et pieux attachement à votre ouivre admirable.
Un de vos plus dévoués lecteurs. »
Nous remercions notre cher collaborateur de sa pieuse initiative : d autant plus que plusieurs déjà, nous ont exprimé une pensée analogue. C’est évidemment l'unique moyen pratique de nous permettre de continuer ce que nous avons commencé. A nos lecteurs do vouloir bien y donner suite. Nous leur proposons donc un abonnement de :s0.25 pour cette année 1938; libre à eux toutefois, d'y ajouter, selon leurs moyens, pour augmenter la ditTusion do notre humble revue. Nous offrons à tous nos remerciements anticipés.
SYJVIPATHIES
u J ai reçu il y a quelques jours deux numéros du « Messager de la Sainte-Face ».
Je vous en remercie sincèrement. Celte lecture m’a réconforté. On apprend, en lisant ces pages, à mettre ses petites souflïances et ses peines aux pieds de Jésus soutirant. J’accepte volontiers d’être Zélateur de l'Image de la Sainte-Face. Je vous assure de mon dévouement le plus sincère en N. S. *> Trois-Rivières.
n Merci pour l’envoi du « Messager de la Saiule-Face ». Ce Messager est une perle f pour les âmes soutirantes. Je me propose de le lire et de le faire lire à tous les ^ membres de ma Communauté. t'ne Supérieure.
A l’Ecole du Divin Crucifié
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ü’espéranee veille auprès des tombeaux
jlÉsus, l'éternel ressuscité, a voulu passer par la mort et consacrer par sa présence le séjour des tombeaux.
Ot) Comme s'il eût voulu tenir compagnie à ceux qui ne sont plus, 11 s'est fait le compagnon des morts ; mais pour sécher les larmes de ceux qui reslent, 11 a rendu son sépulcre glorieux et II s'en est élancé comme un triomphateur qui a marqué, de la terre au ciel, la voie que doivent suivre, après Lui, les élus qu’il destine à partager sa gloire.
Depuis lors, les larmes ne sont pas sans consolation, la séparation n'est plus élernelie, l'espérance veille auprès des tombeaux et la foi fait déjà entrevoir les joies du retour, dans la patrie des unions immortelles.
O vous, que la douleur accable et dont le cœur s’est enfermé dans les cercueils, comme pour y pleurer plus à son aise, ne vous laissez point abattre et ne croyez pas que la mort est le dernier mot de la vie.
Les mêmes glas qui sonnent les douleurs de la séparation, annoncent déjà l'approche de la réunion dernière dans le sein de Dieu. La mort, en passant sur les affections d’ici-bas, ne les déracine pas ; mais, en les baignant de larmes, elle les féconde pour l'éternité.
La vie est trop courte et la terre trop peu de chose, pour que nous soyons destinés à ne nous aimer que pendant quelques années passagères. Les affections légitimes, que Jésus a inspirées et consacrées, devront revivre par delà le temps ; et notre cœur, fait sur le modèle de celui de Jésus , devra aimer sans lin dans la Patrie ceux qu'il a affectionnés dans l’exil. Tout ne disparait donc pas sans retour à l’heure où s'éteint la vie du temps, et les pierres sépulcrales ne devront pas recouvrir éternellement les dépouilles des êtres que nous avons aimés.
Viendra un jour où le silence des tombeaux se réveillera soudain à la grande voix du jugement, et les captifs de la mort reconquerront leur pleine liberté. Eclairés par les lumières éclatantes du divin Soleil de Justice, ceux qui dorment dans les ténèbres réapparaîtront comme aux jours où nous les avons connus, mais glorieux et triomphants.
Vous revivrez alors les joies pures de la terre, vous entendrez de nouveau les voix aimées, vous reconnaîtrez les traits qui vous ont charmée, vous retrouverez au fond des cœurs les affections qui vous ont été autrefois prodiguées ; vous recommencerez une vie de bonheur, mais cette fois immortelle, à l’abri des douleurs et des larmes, dans l’éternelle compagnie des êtres aimés devenus des bienheureux. (4) (A suivre.)
(1) Tiré des « Conseils Spirituels ». — Pochette de 1? feuillets differents : Prix, $0.15
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C’est au pied de la Croix que Marie nous a été donnée pour Mère : c'est au Calvaire que, peu après, elle reçut sur ses genoux Jésus défiguré et privé de vie.
Nous nous souviendrons de cela d'une manière toute spéciale du¬
rant ce mois de Marie ; nous compatirons aux douleurs que notre très sainte Mère a endurées pour nous, et nous nous unirons à elle pour offrir à son divin Fils les sentiments de reconnaissance et d'amour que nous lui devons pour la douloureuse Passion et la Mort qu'il a subies pour notre salut.
La compassion sera donc notre pensée dominante durant ce mois, et nous l’exercerons vis-à-vis de Marie et de Jésus en nous attachant à produire de dignes fruits de réparation.