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Prières à réciter devant l’Image de la Sainte-Face. — Amende honorable. Prière de Pie IX. Prière de M. Dupont. — Prière réparatrice à la Sainte-Face.
ORATOIRE DE LA SAINTE-pACE
Erigé au Cénacle de la Fraternité Sacerdotale, à la Pointe-
clu-Lac, cet oratoire, pieusement orné, esl déjà devenu un centre de grande dévotion, où les fidèles se plaisent à venir prier, à faire brûler des lampions et célébrer des Messes.
On peut y envoyer ses intentions de prière, qui sont ensuite déposées au pied de l’autel, où esl exposée une magnifique reproduction d la Sainte-Face indulgenciée par Notre Saint-Père le Pape Pie X.
A l’Ecole du Divin Crucifié
Savoir souffrir
[ïjne des sciences les plus utiles et les plus nécessaires est celle de la douleur. L’homme qui 11e la possède pas 11e sera jamais un vrai savant.
Quelque étrange que paraisse cette affirmation, 011 la rend vite facilement acceptable en l’appuyant sur ces paroles du Saint-Esprit : « Celui qui 11’a pas été éprouvé, que sait-il ? » ( Eccli xxiv, 9). Il est sûr qu’on peut ici-bas se passer de bien des connaissances, et quel est l’homme qui s’est jamais vanté de les posséder toutes ? Mais il en est une qui est indispensable à tous et sans laquelle toutes les autres ne servent de rien. C’est la science de la douleur.
Pourquoi? Parce que la douleur est le lot de tous ceux qui cheminent clans la vallée des larmes , et que, de l’usage qu’on en sait faire, dépendent et la fécondité de la vie sur la terre et son épanouissement bienheureux dans la gloire éternelle.
Ne vous étonnez pas, après cela, d’entendre un maître de la vie ascétique, saint Jean Climaque, énoncer ce principe : « Qui sait souffrir, sait tout. »
Mais où donc trouver le maître de cette austère science ? — Chères âmes, ce maître est tout près de vous. Regardez le Crucifix, regardez le Tabernacle. Voici le Docteur et le Consolateur. C’est Jésus, c’est l’Homme-Dieu ; c’est la Victime du Calvaire et c’est l’Hostie de l’Autel.
C’est Lui que le prophète a justement appelé l’Homme de douleurs,
vir dolorum, qui connaît la douleur. Il a daigné s’incarner dans le sein de la Vierge Marie, naître dans une misérable étable puis travailler de longues années au même métier que son père adoptif ; puis encore ployer sous le poids immense des fautes de tous les siècles, perler toute une sueur de sang au jardin de Gethsémani ; mourir enfin dans les bras de la Croix. Et tout cela parce que la douleur était nécessaire à l’expiation de nos péchés ; que Lui seul pouvait, avec l’autorité qui commande, la grâce qui entraîne et l’amour qui subjugue, crier à tous les hommes qui passent, brisés sous les épreuves inhérentes à toute vie : « Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids de vos peines, de vos soulTrances, de vos péchés et je vous soulagerai, je vous referai... Je suis la voie, la vérité et la vie. Celui qui me suit 11e marche pas dans les ténèbres. Mais si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »
Mais, ô divin Maître, où allez-vous donc ainsi ? et jusqu’où faut-il vous suivre ?... Au ciel, au bonheur sans fin?... Oui... mais eu passant par la route du Calvaire.
C’est nécessaire et salutaire. Sur les pas de Jésus, qui hésitera à marcher courageusement ?
Avez donc confiance. Mettez-vous courageusement à l’école du divin Crucifié : Il vous enseignera à souffrir, et très doucement, parlant bas à l'oreille délicate de votre âme, il vous dira que la douleur, la croix, la souffrance, et pour tout dire d'un mot : l’épreuve, c’est la science de l’amour, c’est la science des saints, c’est la science du salut. « Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. » (Matth., v, 5.)
Sœur Thérèse de l’Enfant- Jésus et son amour de la souffrance
« La souffrance unie à l'amour esl la seule chose qui me parait désirable en cette vallée de larmes. »
C’est ainsi que dans son langage très simple, Sœur Thérèse traduit la pensée de quiconque veut arriver à la sainteté et atteindre la perfection. L’idée de sainteté serait un non-sens si elle ne comportait avec elle l’idée de sacrifice, et le sacrifice sans la souffrance ne se comprend pas mieux.
Les notes intimes de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus nous montrent (pie plus d’une fois Jésus s’est plu à lui distribuer de ces croix pesantes et douloureuses, apanage de ses vrais amis d’ici-bas. Entendons-la nous dire :
« Oui, je les désire ces blessures du cœur, ces coups d’épingle qui font tant souffrir... Mon âme a connu bien des genres d’épreuves, j’ai beaucoup souffert ici-bas. Dans mon enfance, je souffrais avec tristesse ; aujourd’hui c’est dans la paix et dans la joie que je savoure tous les fruits amers. »
« Non, ne crevons pas trouver l’amour sans la souffrance. Notre nature est là, elle n’y est pas pour rien, mais quels trésors (die nous fait acquérir... Je n’ai pas un cœur insensible; et c’est précisément parce qu’il est capable de souffrir beaucoup que je désire donner à Jésus fous
les genres de souffrances qu'il pourrait supporter. »
PIEUSES COjMSOIiÆTIOlSiS
Dans les tristesses
Seigneur, que les ennuis de cette vie sont profonds, que les chagrins en sont cuisants ! que les peines de mon pèlerinage sont amères (Saint Augustin). » La douleur m’accable, et «je suis devenu comme un vase brisé » ( Ps . xxx, 13). Mais, mon Dieu, votre grâce m’a prévenu, et au sein même de ma douleur, oui, je chanterai votre nom ! Si grande qu’elle soit, pourrai-je me plaindre, quand pour moi, votre âme « fut triste jusqu’à la mort». — Lorsque la tristesse envahira mon âme, je me réjouirai encore, comparant ma tristesse à la vôtre, à votre isolement au divin Sacrement, où votre amour pour l’homme vous captive, malgré que vous y soyez si peu payé de retour.
Oh ! oui, je serai tris.e avec Vous , et ainsi je tâcherai de vous aimer par mes peines et mes tristesses.
Un modèle dans la souffrance
Un grand chrétien, V Amiral de Durville , mort à Toulon le 24 Septembre 1871), endurait, durant sa dernière maladie, d’atroces souffrances, qu’il supportait sans faire entendre la moindre plainte. On s’étonnait, autour de lui, de tant de résignation et de force d’âme. Un jour, un de ses parents le voyant souffrir plus qu’à l’ordinaire, lui demandait quel était le secret de cette force. Montrant le Crucifix qu’il portait continuellement sur lui, de Durville Ht cette belle réponse : « Mon secret, le voici !... C’est de là que je tire toute ma force. Je voudrais que ceux qui ne croient pas fussent ici. Je leur dirais que de la seule vue du Divin Crucifié se dégage une force que ne peut donner aucun remède. »