‹ Le Mexique ancien et moderneChapitre 31 sur 92 · Ô2 LE MEXIQUE · texte numérisé non relu

Ô2 LE MEXIQUE

annuel en barres d'argent, produit de ses mines, le Pérou en lingots d'or et la Côte-Ferme en denrées de son cru, particulièrement du labac. Le programme du comte d'Aranda n'eût probablementpas obtenu la pérennité d'existence qu'espérait l'illustre homme d'Etat ; mais il eût épargné à l'Espagne et surtout à ses colonies des épreuves cruelles. En tout cas, il atteste la perspicacité de l'auteur, et fait honneur à son patriotisme et à l'élévation de ses idées. M. d'Aranda s'y exprimait en homme qui comprend l'heureuse influence qu'exercent des institutions libérales sur la condition des peuples et sur la puissance des États. Il ne paraît pas que la cour d'Espagne ait pris en sérieuse considération ces sages conseils. Ce qui est certain, c'est qu'elle ne les mit pas en pratique. Les événements se chargèrent de montrer tout ce qu'ils avaient d'opportun. Dans la Nouvelle-Grenade, le Venezuela et le Pérou, le sentiment de l'indépendance fit bientôt des prosélytes ardents et des tentatives d'insurrection s'y produisirent' . Au Mexique, le mouvement se borna à quelques conspirations obscures , presque toutes tramées par des Espagnols sans consistance , et qui furent étouffées sans peine avant qu'elles eussent pu faire explosion. Mais le feu couva sous la cendre jusqu'à ce que vint une occasion qui fît éclater l'incendie.

1- Un des chefs insurgés qui s'y étaient fait remarquer, et qui s'exilèrent quand l'insurrection eut été comprimée , Miranda , servit comme général dans les armées de la République Française.

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