DEUXIÈME PARTIE
Les maladies.
§ I. — Localités chaudes à sol sec. — Les États de Yucatan et de Tabasco, celui-là sec, celui-ci humide, sont ceux qui conviennent le mieux pour étudier la pathologie des niveaux les plus inférieurs. — Le Yucatan 146
§ IL — Localités chaudes à sol marécageux. — Phthisie aiguë dans le Yucatan ; pas de phthisie à Tabasco. — Inflammations puissantes sur les terrains secs ; peu d'inflammations sur le sol palustre 151
§ 111. — L'antagonisme de la phthisie et des fiècres paludéennes. — Preuves de cet antagonisme fournies par le littoral du golfe du Mexique 1 57
§ IV. — Le miasme paludéen 161
§ V. — Respiration dans les pays chauds. — Différences de cette fonction sur les terrains secs et sur le sol humide; ses rapports avec les émanations des marais. — Parallèle, à ce propos, entre les habitants des lieux secs et des localités humides 164
§ VI. — Rapports des miasmes paludéens avec les fonctions de la rate 1C8
§ VH. — Applications des données qui précèdent à toute la zone chaude du Mexique. — Localités des côtes. — Côtes de l'est, côtes de l'ouest. — Terres chaudes intérieures. — Résumé du chapitre 174
§ VIII. — Fièvre jaune 180
A. Les localités à fièvre jaune sont d'autant plus funestes aux étrangers, qu'elles sont plussalubres pour les natifs.. . 180
B. Confusion habituelle de la fièvre jaune avec des maladies d'autre nature 187
C. Préservation de la fièvre jaune par des maladies d'autre nature 195
D. Précautions à prendre contre les atteintes de la fièvre jaune 204
E. Indications sommaires sur le traitement de la fièvre jaune 209
Liaison de ce chapitre avec les matières précédemment traitées... 220
Art. I. — L'anémie des altitudes.
§ I. — Originalité de l'anémie des altitudes. — Elle n'est pas caractérisée par le bruit de souffle artériel, ni par la diminution des globules. — Elle consiste dans une diminution de densité de l'oxygène du sang. — Signes qui indiquent son existence d'une manière générale, sans qu'elle soit bien appréciable individuellement 221
§ II. — Anoxyémie à forme dyspeptique. — Les maladies fréquentes du tube digestif sans lésions anatomiques 237
§ 111. — Anoxyémie à forme vertigineuse. — Forme aiguë et forme chronique de cette affection. — Observations à l'appui 244
Art. II. — Inflammation et typhus.
§ 1. — Pneumonie. — L'inflammation n'est souvent que transitoire dans cette maladie observée sur les altitudes; Fadynamie la domine fréquemment ; le typhus la complique. — Trois observations à l'appui. — Défaillance des forces chez les malades.
— Doutes du praticien pour un traitement à suivre ; il est dominé par la crainte du collapsus. — Parallèle avec l'inflammation vive de la côte du Golfe. — Asphyxie des pneumoniques des hauteurs. — Causes de cette maladie sur l'altitude. — Pourquoi il n'y en a pas à Tabasco. — Traitement de la pneumonie 262
§§ Il et III. — Typhus. — Fréquence du typhus sur le plateau.
— Ce n'est pas une dotynenthérie. — Combien souvent l'état typhoïde complique des fièvres plus simples. — Observations qui le prouvent. — L'air raréfié et chaud produit les typhus, sans qu'il soit besoin d'une émanation délétère ; exemples qui le prouvent. — Les inflammations des altitudes se compliquent souvent de typhus. — L'inflammation durable n'est pas compatible avec les hématoses imparfaites des habitants des hauteurs. — Parallèle, à cet égard, avec le littoral du Golfe. — Les Européens sont souvent victimes, sur les hauteurs, du typhus et de la fluxion de poitrine 28 1
Art. III. — Phthisie pulmonaire.
§ 1 à V. — Raisons qui font prévoir que les altitudes doivent avoir une influence sur cette maladie. Cette influence est heureuse. — La phthisie est rare sur le plateau du Mexique. — Les deux villes de Mexico et Puebla sur lesquelles portent mes observations. — Description de ces villes. — Raisons qui font prévoir que les étrangers doivent recevoir des lieux élevés une influence plus favorable que les natifs, au point de vue de la phthisie; et, en effet, les étrangers n'y ont pas cette maladie. — Observations qui prouvent les bons effets de l'air raréfié sur les tuberculeux. — Obstination des malades à retourner au climat qui les tue; pendant que les hauteurs préservent de cette maladie, celle-ci est très-fréquente sur des niveaux plus inférieurs,
à peu de distance du plateau. — Un séjour prolongé peut guérir les malades; observations qui le prouvent. Dans les cas plus fréquents qui ne guérissent pas, la phlhisie aiguë des côtes prend sur les hauteurs une marche plus lente. — Les prédispositions héréditaires s'y modifient. — Observations à l'appui. — Interprétation de l'influence des hauteurs au point de vue de l'état inflammatoire qui accompagne les progrès du tubercule et dont les éléments manquent sur les altitudes. — Conséquences qui en résultent pour la thérapeutique. — Intervention de l'oxygène dans les affections tuberculeuses de poitrine. — Retour de notre attention sur les pays chauds du niveau des mers. — Fausse idée des auteurs, que l'air échauffé et rare des climats chauds cause la phthisie. — Nos idées sur l'air des pays chauds dans ses rapports avec la respiration; il est trop oxydant, de nuit, et exagère les phénomènes respiratoires; ce qui en résulte pour les phthisiques et pour ceux qui respirent le miasme paludéen; rapprochement de ces deux influences pour expliquer l'antagonisme de la phthisie et des fièvres paludéennes. — Diète respiratoire des pays marécageux. Ces pays préservent de la phthisie de la même manière que les hauteurs. — Prédispositions individuelles à la tuberculisation pulmonaire. — Comment une perméabilité exagérée des vésicules peut produire cette maladie. — Dimensions diminuées delà poitrine chez les phthisiques; c'est un bien pour eux ; erreur qui consiste à vouloir la corriger par la gymnastique. — Les altitudes, en préservant de la phthisie par l'air raréfié, prouvent que l'oxygène est l'élément dominant de la tuberculisation pulmonaire. — Les poitrinaires doivent habiter les altitudes. — Ce que serait pour eux un voyage de mer et un séjour en Amérique. — Parallèle entre la phthisie et la pneumonie, au point de vue des influences atmosphériques qui produisent ces maladies 295
Art. IV. — De quelques phlegmasies communes sur les altitudes, ET DE LÉTAT PHLEGMASIQUE EN GÉNÉRAL DANS SES RAP- PORlS AVEC LES CONGESTIONS.
§ I. — Pharyngite; pour démontrer l'action de l'air rare et sec sur la membrane buccale 340
§ II. — Rhumatisme articulaire aigu et maladies du cœur. 341
JOURDANET. 2 6
4ô8 TABLE ANALYTIQUE.
§ I II. — Péritonite et pleurésie 346
§ IV. — Affections de l'utérus 341
§ V. — Congestions en général. — Elles sont communes sur les grandes hauteurs 352
Art. V. — Maladies du foie.
Les maladies du foie sont nombreuses, mais peu variées sur les altitudes. — La congestion y est très-fréquente et très-durable .
— Observation curieuse qui prouve cette durée sans inflammation. — Raisons physiologiques qui expliquent ces congestions.
— Maladies insidieuses du foie. — Douleurs loin du siège du mal ; observation. — Douleur dorsale ; observation. — Selles sanguines et diarrhées simples signalant vaguement les débuts des hépatites. —Abcès du foie ; leur terminaison souvent heureuse ; deux observations curieuses à cet égard, — Modes de guérison des abcès du foie. — Passage du pus à travers le diaphragme et le poumon. — C'est souvent un moyen de guérison. — Diagnostic parfois difficile de la suppuration du foie à travers la poitrine. — Gravité de la suppuration par la voie intestinale. — Traitement 35G
Art. VI. — Empoisonnements miasmatiques.
§ I. — Dyssenterie 382
§ H. — Effet du changement de niveau sur les empoisonne -mias~ matiques 384
§ III. — De V innocuité des pays de marais sous V influence du rayonnement nocturne vers les espaces planétaires. — Preuves prises sur l'Anahuac 387
§ IV. — Influence des altitudes sur les maladies pestilentielles.
— Elles ne préservent pas du typhus. — Elles préservent de la fièvre jaune. — Le choléra y a été très-violent. — La petite vérole y sévit. — Tendance au caractère épidémique sur les altitudes 405
Art. VIL — Affections des centres nerveux.
Névralgies fréquentes. — Congestions et hémorrhagies fréquentes des centres nerveux. — • Hystérie. — Épilepsie. — Chorée.
Art. VIII. — Diathèses.
Rareté de la scrofule grave. — Fréquence de la syphilis. — Fréquence extrême du cancer. — L'éléphantiasis tuberculeux existe au Mexique à tous les niveaux 41 1
Art. IX. — Asthme.
Influence des altitudes sur cette maladie 414
Art. X. — Maladies de l'enfance.
Fréquence des maladies de cet âge. — Originalité qu'elles affectent 417
Art. XI. — Chirurgie oculaire.
Quelques réflexions sur la fréquence des maladies des yeux. 423
Propositions fixant les idées sur les points dominants de ce chapitre 424
Résumé du livre ; conséquences à en tirer. — Moyens à employer pour combattre l'influence des altitudes. — Comment porter remède à l'imperfection delà respiration ? — Cette fonction a-t-elle une tendance naturelle à s'adapter aux conditions locales ? — Ce qu'elle est dans le mouvement et dans le repos.
— Observation curieuse de de Saussure : oubli de respirer...
— L'exercice et la gymnastique. — La vapeur d'eau et la respiration. — Thérapeutique par les voyages de montagnes. 428
Réflexions finales 447
Tableau représentant l'influence des climats du Mexique en six
zones 450
Table analytique 451