Pierre Du/our, idem
Nota. — Quelques uns des individus portés sur cette liste ont déclaré qu'ils avaient fait une réclamation contre la contribution de 2 p.§ ' parce qu'ils la considéraient comme un subside de guerre.
Mexico, le 80 juin 1862.
Pour copie contorme.
Le seerétiure géo^ral au Hinistère de Tlnt^eiir.
Signé, Juan de Dios Abias.
1 Les étrangers ont été plus tard exemptés de cette contiibatioQ.
Les cbiffres ont par eux-mêmes nne logique qu'il est impossible de nier, et c'est pour cela que nous avons cru utile de publier la liste qu'on vient de lire. Des 71 noms de nos compatriotes qui y sont inscrits, quatre seulement ont déclaré avoir à se plaindre, et encore est-il juste d'ajouter qu*iin des vols qui y sont relatés remonte au temps de l'admiristration réactionnaire. En admettant une propor* tion à peu près égale pour le reste de la République on voit à quoi se réduisent, en définitif, ces griefs qui laissent supposer un instinct de férocité qui n'est point dans les mœurs mexicaines. H y a eu des enlèvemens et des assassinats de commis, nous ne le nions pas, mais ces rapts et ces assassinats ont été exécutés uniquement par les réligionnaires, nous voulons dire par les hommes qui, sous les ordres de Marquez, de Buitron, de Oalvez, et de quelques bandits espagnols tels que les deux Gobos, Ibarguren, lindoro Gagigas, &tc enlevaient les citoyens sans défense pour les rançonner ensuite, et assassiner lâchement, pour la plus grande gloire de la religion et le plus grand avantage des principes jconservateurs, ceux qui ne voulaient pas payer leur rançon.
AERIVÉE DE L'EXPÉDITION 1 VÉRACRUZ.
MANIFESTE DES COMMISSAIRES AULifS.
L'Expédition combinée de France et d'Angleterre, partie d'Europe pendant la deuxième quinzaine du mois de novembre 1861, arriva devant Yéracrua le 7 janvier 1862, et l'on s'occupa immédiatement de débarquer les troupes qu'elle avait à bord.
L'armée entière, grâce à ces renforts, se trouvait composée de près
Je lOyOOO hommefl, en y comprenamt leB ôtat-majors et se ^Tisait «insi qu'il 8uit:
Espagnols •••••••».• 6,200 korames.
Français * 2,610 „
Anglais :.... 800 „ •
Total . . . • 9,610 Itommes.
Enfin, si nous en croyons la Chronique de l'armée expëditionBaire, seul journal que nous puissions consulter à cet égard, le contingent français devait lui-même se subdiviser de cette manière :
In&nterie de marine . • • 1,800 hommatl.
Zouaves •,...••••• * £00 ^
Chasseurs de Yincennes* S90 ,,
Artillerie de marine 200 ,;
Artillerie de terre 60 „
Sapeurs 50 „
Total égal. 2,610 hommes.
M. le général Priro, commissaire espagnol et commandait en ce moment les fi)rces réunis des trois puissances, arriva le kndemain 8» et le surlendemain 10, les commissaires publièrent la proclamation suivante, préparée à l'avance par le commissaire espagnol, et adressée par eux à la nation mexicaine.
^' Mexicain t
" Les gouvernemens d'Angleterre, de France et d'Espagne, accom* plissent un devoir sacré en vous faissnt connaître les intentions de ces puissances au moment mâme où ils débarquent sur votre territoire.
^ La foi des traitée violés par les dieerg.gùuwmemens qui se sont succédés parmi vous et la sécurité i/iéividuellB de noseompa* iriotcs continuellement menacée^ ont rendu cette expédition nécessaire et indispensable:
^ n» TOtts trompent oevz qui toi» disent que derrière des récbmations aiaei justes, les alliés cachent des plans de cenguite^ de restauration ou d?intervention dans votre politique et votre administration.
" Trois nationif qui ont accepté loyalement et ont reconmi votre in dépendance méritent qu'on les croie animées de sentimens nobles et généreux et non de pensées qni ne Bcfnt pas de notre époque.» Les trois iiaAions que nous r^nrësentons, bien que leur premier intérêt paraisse être la satisfaction des griefs qui leur ont été causés, ont cependant un désir plus grand, plus général et plus avantageux dans B0S conséquences. jBfUes viennent tendre une 9»MPJn amie à ce peuple à qui im Providence a proâigTiê tous ses bienfaits, et qite tén voit avec peine gaapiUer ses forces et perdre hk vUaUtt dent il est dsmé smarimpulsim'violente des guerres civiles et des cenvulsiems pÊrpéiudks.
*^ Telia est 1» vérité, et no«B qû avons bûmiob de voutf Fespo«er» nous ne le faisons pas sur le ton de la mo«ae6>et ea vouf déclarajub la guerre, mais uniquement pour que vous travailliez à votre régénération qui noue intéresse tous, 21 vous appartient à vous^ uniquement à vousf et sans intervention aucune -d^influence étranger e^ de vous constituer d^une manière durable et solide. Votre œuvico sera une œuvre de régénération et Ixhu» y a^ont coatrflyué» les ttns.aveq leurs opinions, le|9 autres avec leur savoir, tous avecleur consoienee: leina}estgrarve^;.le remède urgent; vous assurerez aujowd'hui vo^ tre félicité on jamais vous n'y parviendrez.
^ Meaûcains! écoutez la voix des alUés, eetto voix qui s'offire i vous comme une .onere de saint an milieu de la ten^iH qt» vous traversez. Livrezrvqus avec confiance à leur bonne foi, à Péquitê de leurs infewtione; ne orsignez rien des esprits inquiets ^t remuants, oar s'il s'en présentent quelques uns, votre iLttitude ferme et résolue saoni les oonJondre, pendant que nous présiderons impassibles au spectacle grandiose de votre régéHéraiian garantie par tordre etlaU* berté.
" Ainsi le eœnf vendra, noua en somaMS certatm d^ivance le gou* versement suprême k qfi nous nm$ adressons; ainsi le eom()reodromt
les hommes iûfineùs àa pays, et à moins de vonloir^se montrer mauvais citoyens, ils ne pourront s'empêcher les uns et les autres de reconnaitre la nécessité de déposer les armes, pour ne s'en rapporter qu'à la raison qui doit seule triompher au XIX.* siècle.
Vëracmz, le 10 janyier 1862. *
" Signé, Carles Lennox Wyke.— E. Jurien de la ChRAviE-
R'B. — HUQUBS DUNLOP. — DûBOIS DE SaLIGNY. — Le CoMTE DE
Bbus."
O'eet'à-dire que sans faire mention des griefs per8<»in6l8 de ohaeune des puissances contractantes, les commissaires demandaient dans leur .candeur à un peuple. constitué de consexktir à son suicide, et que 'sans posséder aucun moyen de diriger l'a|»nion. nationale rerk le but qu'ils proclamaientl à l'avance le seul juste, ils fideaient un appel vague au souverain, en l'invitant, sur leur simple parole, à renverser le gouvernement de son chcSx pour en nommer un qui fut miexd selon dé cobur des alliés.-
Cette proclamation était accompagnée d'une note,. également collective, à l'adresse de M. Bénito Juarez, servant d'intro*ductSdn' à Vultimcitunde chacun des commissaires; et' celle-ci, comme on va pouvoir en 'juger, rédigée également par le général Prim et acceptée dans don ensemble, sauf quelques légères modifications, par des collègues d* Angleterre et d'Bspagne, n'était, il faut en convebir, ni plus haKIe ni plus concluante. . s .
^' Les soussignée, reprêsentans de S. M. la reine de la' Grande- Bretagne, de 8. at l'empereur des frahçsfis, et de S. M. la reine d^Espagne, ont l'insigne honneur (alto honor) d'exposer à Y; E. d'une manière claire et précise, en commun et séparément, les prétentions qui les ont amenés au Mexique; prétentions dont la base repose sur les principes les plus simples de la justice et sur les règles établies par le droit des gens pour les relations des peuples entre eux.
" Des dettes sacrées et reconnues par des Conventions spéciales ont cessé d'être payées; la sécurité individuelle de nos concitoyens a parcouru le fiineste sentier qui commence aux exactions videntea et
aboutit au séquestre, et â la mort; nos justoe réclamations parfois méprisées, d'autres fois rejetées, mais toujours dans l'incertitude d'une solution convenable, ont obligé nos souverains respectifs à en exiger satisfaction pour le présent, et à prendre des sûretés pour l'avenir.
" Les soussignés riront pas Vîntentton de jeter la faute des maux dont ils se plaignent, et qui les ont amenés ici pour y présenter leurs justes demandes, sur les gouvernemens qui se sont si rapidement sticcëdés dans la République. Ils supposent qu'ils ont tous été animés des meilleures intentions; mais cette instabilité de pouvoir, cette agitation constante au milieu de la quelle . la B^publiqu^e, divisée en partis qui paralisent ses forces et la détruisent, a dû sç maintenir jusqu'à ce jour, ont rendu absolument .impesaible la réalisation des meiU^rs désirs et la pratique des intentions les plus pures. — C'est pour ce moti^ Excellence, fu^ notre, missiqn, qui devrait ,S9 terminer au moment même où comanenfç la satisfaction accordée à nos réclamatioîis, Relève et s^ étend aux chères les plus élenées^ aux fins les plus grandes et les plus généreuses.
'^ Trois puissantes nations ne forment point une'aliiancè seulement pour réclamer d'un peuple affligé des maux les plus terribles la satisfiwtbn des grie& qui leur ont été causés: ces trois nations $ e sont réunies et alliées pour tendre en commun à ce peuple une main amie et généreuse qui, sans l'humilier, le relève de la prostration où il se trouve, l'exhalte au moyen du développement dès immenses ressources dont il dispose, et, sur les restes de ses forces et de sa vitalité détruites par d'éternelles coîivulsions, lui permette d'instituer un
état normal basé sur la foi.
*' Trois puissantes nations (leur grandeur elle-jHéme les. met à couvert de cette accusation), ne viennent rien imposer au peuple mexicain; car ce peuple a une vie qui lui est propre, une histoire et une nationalité: elles viennent, au contraire, pour empêcher que les riches facultés dont il est doué ne se gaspillent en changemens continuels qui ont pour résultats l'instabilité du pouvoir et causeront infailliblement la perte de la République: et c'est parceque cette entreprise est si facile à réaliser qu'ils veulent être témoins de votre régénération, de votre grandeur, sans s'ingérer en rien dans le gouvernement que vous pré£&r6D6z, ni dans la jioUtique que .vous part^il;»^ la plus adé-
quate et Itt phû coiâortae avk progrte de I» dyiIi8atio& an XlX* Biècle.
^' n BOUS appartient de vous indiquer le chemin qui doit roofl oonduire an bonheur; mais c'est au peuple mexicain, en toute liberté, avec la plus entière indépendance, et sans intervention étrangère ni directCy ni indirecte^ k choisir et à suivre ce chemin comme il luicoavîendra afin de pouvoir remplir, à l'extérieur, les exigences des relations internationales, et à l'intérieur, ce que demaindent la justice, l'ordre et la liberté.
^ Dans ce but sur le quel le moment n'est pomt encore venu de s'étendre, mais qui se trouve justifié par leur conduite aussi noble que loyale et désintéressée, les représentans de France, d'Angleterre et d'Espagne s'adressent aujonrdliui à celui qui est le dêptMaire du pouvoir en ce pays, en lui envoyant en connnvn 'et chacun en particulier les notes suivantes qui ont été dressées sous foirme dVittf* mahim par leurs gouvernemens respectifs.*^ '
Cette note embarrassée, d'où la pensée intime des signataires était pour ainsi dire voilée sous les circohlooutions du style diplomatique ^tait suivie des réclamations {Hrésentéespar les^mmistiÂres au nom de leurs gouvernemens, et Tomises au président de la république dans l'ordre suivant:
Numéro 1. Béolamatîons espagnoles; Numéro 2* Réclamations françaises; Numéro 3. Béelaatationfr anglaises.
Numéro 1. Rêdamations espagnoles.
Ces réclamations étaient entièrement conformes h ce que nous en avons dit, pages 290 à 295; II est donc inutile de les répéter une se* coude fois: nous nous contentons de les constater et nous passons immédiatement aux réclamations présentées au nom de la France par M. de Saligny.
Numéro 2. Réclamations françaises»
M. de Saligny, au nom du gouvernement impérial, avait envoyé unuMmatum par le quel il exigeait purement et simplement.
'' I. La rdconnaissance sans dificnssion, sans même fouruir de document à l'appui, d'nne dette de 12.000,000 de piastres,— 60.000,000 de francs, — pour dommages et préjudices causés aux sujets de rempore jusqu'au tl juillet 1862« iBclusiTemeiit; ks céclamatîons qui pourraient coDoenxeF des fiùAs postérieurs à cette da;te, devaAt se régler an moyen d'une note également postérifore des oommissaîrea fimn^ûn.
^^ n. Le paiement cTes 190,000 piastres^— 950,000 firanc8,«-*<|ai sont encore dûs sur. la Convention de 1858.
^* m. L'exécution pleine et entière du contrat Jecker.
^ IV. 11,006 piastres, qui restent encore à payer, de l'indemnité slipulée en faveur de la veuve et des en&ns do M. Riclie, vice-consul de France à Tepic.
" y. L'engagement de rechercher et de punir les auteurs des assassinats commis contre les français en générali et en. particulier contre M. Davesnes ^ .
" yi. L'engagement de rechercher les auteurs de l'attentat commis le 11 août 1861, contre le, ministre de l'empereur, et de punir ceux qui l'ont outragé dans les premiers jours du mois de novembre de l'année dernière, en s'enga^^nt également à donner à la France et à son représentant toutes le^ réparations et satis&etiDns qui leur sont dues pour ces diéplorables exoès ^ .
" Vil. L'intervention du Ministre de France dans tous les procès qui aurtxit pour objet la poursuite des coupablei^déeagnés dans les articles Y et V I, ainsi que dans toutes les causes criminelles qui pourraient, k l'avenir, êt^ intentées contre ses nationaux.
^ yni. .Un intérêt de 6 pS annuel, à partir du 17 juillet dernier,
1 M. de Salignj Gent sous sa main le chef avoué de la bande qui a assassiné notre malheureux compatriote P. Lacoste. Pour la seconde fois nous réclamons, au nom de PoUîmatum même de M. de Saligny, le châtiment de Marquez et de ses complices.
2 Par égard pour le nom de la France, nous n'avons pas voulu parler de cet deux faits, et aoos or^yôn» biea faire en gardsnt encore le silence à leur égaid.
^n faveur de toutes les indemnités stipulées dans le présent ultimatum.
'^ IX. L'occupation par la France des ports de Yëracrus et de Tampico, ainsique de tous ceux qui pourraient convenir aux oommisBaires du gouvemeioent £rançaià, afin que les susr-dits ports «erVeut de garantie aux engagemens pécuniaires fixés par le présent ultimatum; et avec la eondition expresse que les commissaires pourront y nommer des agens pour y recevoir et répartir les sommes qui reviendront aux puissances contractantes sur les produits des douanes maritimes.
*^ Les agens dont il est ici question seront en outre investis de la faculté de pouvoir dimijiuer de moitié, s'ils le jugent eonvenabje, les droits d'importation qui se perçoivent maintenant dans les ^arta de la République, et le gouvernement suprême s'interdira le droit de pouvoir augmenter les chiffres fixés par ces agens de plus de 15 p§ .
" X. Toutes les mesures à prendre pour Je recouvrement et la répartition des droits dont il est ici question aux puissances contractantes, devront être arrêtées en commun entre les représentans delà France, de l'Angleterre et de l'Espagne. "
Numéro 3. Réclamations anglaises,
' 'M. Le gouvernement mexicain donnera à celui de la Grande Bretagiae, une garante sérieuse pour répondre de sa fidélité dans l'exécution des traités célébrés jusqu'à* ce jour entre l'Angteteirre et Is République.
" IL II rembouMera en outre les 660,000 piastres volées avec efiraetien dans le domicile de la légation anglaise par ordre de Miramon, et 269,000 piastres qui restent encore à acquitter sur les fonda occupés à La Laguna Seca; avec un intérêt annuel de 6 p§ pour la première de ces deux sommes et de 12 également p§ pour la seconde. — Il s'engage en outre à servir un intérêt de 6 p§ pour les sommes' qui auraient dfi être' payées en vertu des. anciennes Conventions et dont la remise a^ été ajournée çonfc^mement au décret du 17 juillet
V m. Il admettra dans les porta de la République des agens nem-
— Sffi —
mes par le goavemeinent britannique, avec facohô de réduire de moitié» s'ils le jugent coûvenable, le montant des droits d^mportation, et 4'intervemr au même titre que les officiers mexieains dans la perception des drdts de douanes afin d'assurer la juste et équitable répartition de la part qui roTient, sur ces droits^ aux teneurs de bons et aux individus pd)rtës sur la Convention.
" lY. On procédera immédiatement k l'examen et à la liquidation de toutes lej réclamations pendantes afin de constater la validité cle celles qui seront reconnues justes çt légales» et. de commencer i les faire payer le plus promptement possible."
Cette demande inattendue de 12.000,000 de piastres— 60.000,000 de francs, — introduite par M. de Saligny au nom de la France, tomba comme une bombe au milieu de la première conférence que les com- Inisaires alliés eurent entre eux pour fixer en commun le chiffre des réclamations qu'ils devaient exiger du gouvernement mexicain, et fut cause d'un désaccord assez grand pour les empêcher de les présenter en bloc, sous la garantie des trois puissances, ainsique cela aVàit été stipulé dans la Conyention.de Londres. Ils se séparèrent en fait, dés leur arrivée au Mexique, et pour ne pas se voir obligés plus tard, en donnant leur signature collective, à soutenir des exigences qui ne leur parraissaient point fondées en droit, les représentans de l'Angleterre et de l'Espagne firent décider que chacun des commissaires aurait le droit de &ire valoir en particulier les réclamations de son propre pays ,sans pouvoir engager en rien l'action réservée de ses collègues. — Si même nous en croyons les dépêches adressées i cette occasion aux gouvemen\ens de Londres et de Madrid par les commissaires de ces deux puissances, MM. Prim et Wyke n'hésitèrent point à demander à M. de Saligny communication deai titres dur les quels reposait sa réclamation ; ,et celvû-ci, tout en reconnaissant qu'il n'avait point de pièces, justificatives à produire, répondit qu'il avait reçu i^ovdre de son gouvememsènt d'établir le moi>tant de ce qui pouvait #tre dû aux sujets de l'empire e* T^u'il avait arbitrairement fixé le chiffre de 12 000,000 de piastres, comtùe celui qui s'approchait le plus de la vérité. Il ajouta que ce chiffre pourrait peut-être varier de doux millions en plus ou en moins, mais qu'il le maintenait^ et il termina en déclarant quHl refusait à ses collègues le droit cPexiwUn^ le plus ou h ^fh&ms de valeur de sar£€lamation.^h^ oèmmisdaires
4e8 gôavexAemenB êAglais ot, espagnol dôriarèrent alors qmHl était impossible d'admettre ce mode, étrange de procéder dans une ezpédi* tion eommimeiaiu: trois puissances qui Pavaient entreprise, et proteetèi?ent à l'avance ccmtre l'admission, à titre de crédit, de la^aréanee introduite au nom de M. Jecker K
On comprendra combien il nous répugne de répondre article par article à ces réclamations o& le nom trois fois saint pour nous de la France se trouve mêlé d'une manièire aussi malheureuse, et Ton noua pardonnera, nous Fespérons du moins, le silence au quel nous noua condamnons, en faveur du motif qui tiouô l'a dicté. Mais en renonçant à discuter, par respect même pour les principes proclamés chez nous par les géans de 1789, des exigences dont le moindre inconvénient serait de confisquer la souveraineté du 'Mexique au profit de l'omnipotence de M. de Saligny et de ses successeurs à la légation de ce-pays, nous devons cependant faire remarquer que la doctrine soutenue en cette circonstance par le général Prim et M. Wyke, doctrine entièrement conforme à ce que nous avons plusieurs fois nousmême avancé dans la cours de ce travail, se trouve égalem^ent d'aceord avec les paroles prononcées le 17 juin dernier, dans la chambre deacommunes- d'Angle terre, par Lord Palnoierston * , ^t i^us termine-
1 Voir latlépéohe du général Priaiy aa ministre d'Etat en date du 14 janvier 1863, et celle de Sir Charles Wyke à Lard John Bussell^ datée du 19 du même noie.
2 Voici les paroles prooOQC^es par Lord Palmenton à l'occasion des affaires du
Mexlc^oe. . .
<< Jamais^ a^trU dit, le gouvernement allais rvapriê de meswres'pùuf contraindre If Mexique à rembourser les sommes âoni il est îredevMe envers des particuliers* — Les réclamations présenées contre ce pays étaient de deux sortes. Les unes coa * eemaient le défaut de paiement de certaines sommes aux quelles la Rép^iblique était obligée par des cDnveutîoaa célébrées entre les deux gouvememfens ; et les Aatres ayâient trait à une somaM de 66O/)O0 piastres, volée avec alfrttetîoit daos la maison même de la légation anglaise^ oii elle était placée aoas la garsatie da .sceau britannique. — C'étaient là des. outrages nationaux et un manque de foi qui nous donnaient le droit d'exiger une satifaction. — ilfats, je le r^tteyUgowwmê' ment anglais n'a jamais voulu se âiarger défaire payer les crédits âes particuliers qui, par un acte de leur propre volonté, /ont des avances émargent à des gouvememens étreffigers.
^LesparéiadkrSfd(msc€eaifiigissmtàkunT\Êfuuttpi^^ à tout ce qits
vont nneidimt par eetf» réflextott que mona présenterbu sons forme de £feiimey sfixL de \m Sam mien -comprendre.
De deux choees Fane: M. de SeUgnj, en dresBant son fameox ntfiinniantn, croyait oa ne croyait pas aoofyaiplirun acte sérieux:
Dans le second cas, ce serait une preuve qu'il &to moqMit k la ibis de ses collègues, du gouvernement mexicain et de son propre gouvernement. Alors notre uiùqne devoir serait de dénoncer le lait ft *qui à» droit, et neua Taceomplineiia ce devoir sans hainCf mais asssi sane fiibbase) car il s'agit de Vor et do sang de la France, et ne«S'ne re* GcnnaiBaonB. à personne le droit d'aimsèr ni de cet or, ni de ce sang*
Dans le cas contraire il faudrait admettre tout d^abord que dans la fbnsâe de M. de fialignj, le gouvernement mexicain, sans manquer h aocnn dea devoirs qm le lient à aten paya, pouvait se pHer à teateé lea :exigencea de son mlttmatuia ; aslrement cet nhin^am n'aurait pae été sôrieox, et nous tomberions bgiqnement dans là première paràe de notre dilemne*
Si donc novs admettons que le gouvernement mexicain puisse oensr ciencieusement accorder, et qu'en effet il accorde à M* de Saligny :.
1 ? Ia reconimissance de cette dette de 12.000,000 de t)iastres, sans mêoie e^ger du demandeur la justification delà légitimité id'une ansei fiirte rédamatbn (Art 1? ).
S? L'exécnticn du âuDeux oont»t célébré le â9 octobre X969 avec &L Jecker, ce qui nous parait flûre double emploi, car sHl est
peuiJwe^Ugouvtntmef^ft^têti'èn^fh^ lm$ effets powr engager U gasf venmMnidibiUwràremlHWurj mais h manq^ de pakment ne saurait itrs vn
motif de gpierre."
Puîf abordant an cas exactement semblable et dont le souvenir n*a pas dû être a^èable à l'Espagne, Lord Palmerston a ajouté ; " Si le gouvernement anglais avait voulu faire la guerre pour obliger les gouvernemens étrangers a rembourser s«s n«aoaaax, Uy u km^iempê déjà 4i*'tl serotf en çuerre mec t Espagne ae-même, svtcta pl«i gisaèe iiartîe dM MfMbliqats hjfpano^ameticaiiiM»e< avec plutie urs autrès paya: mais ub qovvxrnbmbiit anglais s'a jaimI" AfB n k'aaUu /amam
Auiaz."
vrai qne dans les 12.4)00,000 de piastres réclamées ci-dessnSi il y en ait Dia;, — 50.000,000 de francs, — destinées comme . fiche de consolation à cet heureux enfant de l'Helvétie, nous ne comprendrions pas comment M. de Saligny a pu s'oublier jusqu'à réclamer en même temps une indemnité qui suppose la réparation d'un préjudice causé par la non exécution d'un contrat, et l'exécutioti même du susdit montrât . (Art III).
3.^ Son immixtion dans toutes les affaires criminelles intentées contre dies sujets français, et dans les sentences à intervenir contre les auteurs des attentats commis contre quelques uns de nos compatriotes, ce qui contisquerait à son profit la souTera|neté da pays (art. VII.).
4.^ Enfin la nomination d'agens dans tous les porta de la Bépff*blique, avec fieusulté de pouvoir réduire de moitié, si b<m leur semble, les droits d'importation, ce qui est une autre maniéré de confisquer la souveraineté du pays et une violation manifeste des promesses contenues dans la proclamation du 10 Janvier 1662 ^ ; il est clair qu'ai présence de toutes ces concessions, M. de Saligny n'aurait plus de motifs pour se refuser â reconnaître le gouvernement actuel en traitant .immédiatement avec lui.
Dés lors la difficulté de l'arrangement ne venait pas, ainsi que l'a] prétendu M. de Saligny dans la conférence du 9 avril, de l'iiit* possibilité où il était de croire à la parole des hommes qui ûé trouvent actuellement à la tète des afiaires du pays, mais de ce qu'il savait parfaitement que œs hommes ne ccmsen tiraient Jamais I se prêter an rôle infime qu'il voulait leur imposer.-^En un mot, M. de Saligny voulait la guerre: il l'a voulait à outrance, bien qu'il n'osât p<HB* encore Pavouer à ses collègues ; mais la ^erre entreprise pour de semblabes motifs est un crime contre Phumanîté, et la responsabilité du sang inutilement versé depuis cette époque doit retomber de totii soijL poids sur la tête .d'un homme qui a compromis l'honneur et la gê-
1 << Ils vous trompent ceux qaî roas disent qoe denUre à^m râclamafioat jugtes^ Jê$ aUiét €achênt des plaM dé conquête^ de restauratim oit ct^ferotnlioft i^ votre pMi^l^tt votre adm/Mitration/' . f, ....
(Proclamation du 10 Janvier % 3J
nérosité proverbiales de son pays, en adressant an nom de la France un ultimatum dont il savait à l'avance que les conditions, inacceptable» par eUes^mAmes p ne seraient non plus jamais acceptées.