DOCUMENT N« IV
* MÀHIFBSTB ÀtJX MEXICAINS.
A bord du bricl^ U Spring^ 8 juillet i8a4.
Mexicains ,
Arrivé sur les plages du pays natal , de retour d'un malheureux exil, je dois d'abord répéter Pàssorance de mon attat^ement inébranlable, et ensuite vous faire part 'des motifs qui
m'y rapj^Uent. J'ose espérer qu'on Toudra prêter à mes paroles eeXJbé loi qu'a droit d'attendre celui qui a toujours été starietemegt dévoué ùl la vérité. L'expérience tous at i>rouvé, par une série d'événemens aussi glorieux qu'utiles, que toute ma conduite publique 9 dans des affaires d'importance , était le résultat de profondes méditations , tendait constamment au Trat et solide bonheur de mon pays, g;uldée par les règles de k prudebce et de la ju9ti6e%
Je'ne tous ferai pas Finjure de croire que tous ne toyei oonTaincusfque l'Espagne a le soutien de la Sainte- Alliance , et qu'elle n'a pu se résigner et ne se résignera jamais h supporter en silence la perte > du fleuron le plus précieux de sa couroone ; mais il -est impossible que vousconnaiistez le grand nombre de ressorts diaboliques qù'elfte s'efforce de mettre en monremeot, et à l'étranger et dieznoos, pour nous assujettir de nouveau à son despotisme. Mon voyage en Europe m'a pleinement informé de toutes les macbinations des ennemis de mon pays ; je n'ai pu être indifférent à l'aspect de sa ruine imminente. Tels sont les motifs qui m'ont porté à abandonner ces régions lointaines, à surmonter tous les obstacles, à vaincre toutes les intrigues qu'on s'efforçait d'opposer à ma résolution de Tenir reprendre mon poste parmi tous , mes chers concitoyens.
Je viens, non en Empereur, mais en soldat, en citoyen, en Mexicain : animé par les plus vifs sentimens de mon cœur, et l'amour le plus pur pour mon pays , J€f viens en homme qui le premier a senti le vrai intérêt de votre indépendance « de cette liberté qui est votre premier droit dès votre naissance. Je Tiens, touché de la plus profonde reconnaissance pour les égards affectionnés que la Nation > en général, n'a jamais eessé de me témoigner > et aveo l'oubli des cal(»niiîe» atroces <lont meaeanemis personnels et les ennemie de notre pays ont tâché de ternir ma réputation.
Mon seul désir est de eoûtrihuer, et par ma voix et par mon épée, à défendre et consolider la liberté etTindépendaiice du Mexique : je m'y livre arec la ferme résolution de ne point survivre, en tout cas, au retour de ce monstrueux esclavage^ dont des Nations puissantes , aidées par quelques fik dénaturés , et des Espagnols toujours ingrats et ambitieux , conspirent à Popprimer encore. Mon désir est aussi dem'offrir en médiateur contre vos dissensions intestines ^ qui seules suffis raient à détruire, avec votre union, votre force et votre indépendance; d'y rétablir tous les bienfaits de la paix; d'embrasser et défendre la forme de Gouvernement la plus agréable à la Nation, et de m'unk à vous pour aider de tous mes.efforts et cordialement à effectuer et perpétuer la prospérité de la patrie.-
Mexicains, je ne tarderai pas. à vous renouveler encore les conseils et les sentimens de votre sincère et affectionné ami ^
AU617ST1N DE: It17EBIDB.