‹ Le Mexique; souvenirs d'un voyageurChapitre 6 sur 38 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Puebla de los Angeles. — Cholula.

La ville de Puebla , une des plus belles et des plus riches du Mexique , en est en même temps la plus fanatique , et celle oii l'étranger est vu avec le plus de répugnance.

Nulle part le type national n'est aussi prononcé que dans cette ville.

C'est à Puebla que le voyageur retrouve la Nouvelle-Espagne , avec sa magnificence , ses richesses , sa dévotion , moins l'esprit d'hospitalité qui autrefois semble y avoir régné.

Les mœurs , la physionomie de cette place , n'ont subi que peu de changements par les événements politiques, qui partout ailleurs en ont produit plus ou moins , aussi bien que les relations avec les étrangers.

Mais ces derniers sont reçus à Puebla de

manière à leur ôter F^nvie d'y séjourner plus longtemps que leurs affaires ne le rendent strictement nécessaire.

Les obstacles que l'intolérance des habitants apporte à l'extension du commerce et des manufactures de cette ville , doivent être d'autant plus vivement ressentis , qu'elle offre les plus grandes ressources , tant par sa position , que par le nombre de sa population , qui s'élève à environ 70,000 âmes.

Puebla présente une étendue qui permettrait à un nombre d'habitants bien plus considérable d'y fixer leur séjour : elle se distingue par la beauté et la régularité de sa construction, la largeur de ses rues, la bonté et l'élégance du pavé , mais surtout par le nombre , la richesse et le luxe de ses églises , qui rappellent l'opulence de cette Nouvelle-Espagne qui inondait les deux mondes de ses trésors.

Les églises de Puebla, surtout la cathédrale , surpassent toutes celles qui liie sont connues par la quantité des métaux précieux

que Ton y trouve rassemblés 3 mais quant au goût qui a présidé a leur construction et k leur arrangement intérieur, on ne peut leur assigner qu'un rang médiocre. On est surtout choqué par les couleurs diverses dont l'intérieur est chargé , et qui sont loin de s'accorder avec la solennité du lieu. Il faut cependant excepter la cathédrale, oii on a laissé aux pierres blanches et grises, dont l'intérieur est construit, leur couleur naturelle , mais qui se trouvent presque cachées par les trésors en or et en argent qu'elle contient.

La pompe des cérémonies religieuses est en rapport avec la richesse des égUses. Le viatique qu'on porte chez un malade est accompagné d'une procession solennelle , précédée d'une troupe de musiciens, et suivie de militaires et de la confrérie religieuse à laquelle le malade appartient , tous marchant deux à de^x et portant des lanternes richement ornées , fixées sur des perches.

Cette pompe se retrouve , du reste , dans

des villes bien moins importantes de la contrée, que Puebla.

Les principes révolutionnaires qui ont été si funestes pour la religion en tant de pays , ont eu au Mexique ces mêmes conséquences , mais à un degré moins violent , et elle y sera respectée tant que le parti centraliste ou conservateur pourra se soutenir ; mais si le parti fédéraliste , composé d'hommes dont le libéralisme doit servir de masque à l'ambition , à la cupidité et au manque de principes, prenait le dessus , on déplorerait bientôt , avec les autres fléaux qui dévastent ce malheureux pays , celui de voir une population ignorante privée du secours et du frein bienfaisant que la religion exerce sur les hommes.

Le parti destructeur convoite les richesses que le clergé possède encore au Mexique, sans lui tenir compte des sacrifices qu'il s'est généralement imposés pour subvenir aux besoins de la nation; et vu l'audace de ce parti et l'appui qu'il trouve dans le dérèglement de la masse, ses concessions sont aussi prudenteé

qu'elles se trouvent en rapport avec l'état détérioré du pays.

11 i&ut donc regretter que le clergé de Puebla, en étalant des richesses trop considérables pour ne pas exciter Tenvie et la cupidité, y prête un prétexte, et qu'il cherche sa sécurité en entretenant un esprit non d'évangile , mais de fanatisme , parmi la population du diocèse.

La richesse du clergé de Puebla est d'autant plus apparente, cjue la plus grande partie de la ville appartient aux églises , aux couvents et aux hôpitaux , la coutume de léguer les biens à l'église y ayant continué jusque dans les derniers temps.

On peut juger de la richesse de ce diocèse par les revenus que l'évêcpie de Puebla possédait du temps de l'Espagne, et qui montaient à 100,000 pesos (550,000 fr.), en même temps que ceux de quelques-uns de ses curés s'élevaient de 60 à 70,000 pesos (550,000 à 585,000 fr. )j celui d'Âcaxete , considéré comme de peu d'importance, était, avant la

révolution, doté de iA.OOO pesos (77,000 fr.).

Quelque considérables que soient les diminutions qui ont été la conséquence de la révolution et des guerres civiles dans les revenus du clergé, autant que dans ceux des particuliers, on les trouvera encore très-forts, si l'on considère que les chanoines de la cathédrale du Mexique possèdent même aujourd'hui chacun un revenu de 10 k 12,000 pesos (55,000 à 66,000 fr.).

Ces sommes , tout exorbitantes qu'elles paraissent , étaient en rapport avec les fortunes colossales qui existaient autrefois au Mexique, et dont, quoique les exemples en soient rares, quelques-unes encore se sont conservées.

On cité particulièrement le comte de Xarral , considéré comme le propriétaire le plus riche de la république, et dont on évalue la fortune actuelle a 11 millions de pesos (60,500,000 fr.). Il faut néanmoins remarquer que ce chiffre représente , en majeure partie, des biens fonciers, qu'il serait impo&-^

sible de réaliser pour la même somme en numéraire.

, Je visitai , lors de mon séjour à Puebla , la yille de Cholula , distante de quatre k cinq léguas^ si célèbre dans l'histoire de la conquête , et remarquable surtout par les ruines d'une pyramide qui y existent.

Je m'étais procuré une escorte de deux dragons pour ce petit trajet, moins par crainte des brigands qu'à cause du mauvais vouloir des habitants de Cholula envers l'étranger ^ mais je dus vivement regretter cette précaution, qui, prise contre des dangers éventuek» m'attira des inconvénients réels.

L'exactitude n'étant nullement un point principal de la discipline des soldats mexicains, je fus non-seulement retardé d'une heure entière dans mon départ, mais j'eus encore l'avantage de voir mon voyage interrompu par ce qu'ils appelaient leurs négocias , qui consistaient à demander aux personnes armées qu'ils rencontraient sur le grand chemin leur permis de port d'armes , soin qui ,

quoique appartenant à leurs attributions, n'est que rarement exercé, mais dont ils croyaient devoir faire parade en présence d'un étranger, comme preuve de leur prouesse , del valor mejicano.

Mes deux héros étaient k déployer leur zèle inopportun avec trois cavaliers armés qu'ils venaient d'arrêter et qui ne pouvaient exhiber leur permis , quand , fatigué de tous ces retards, et après avoir attendu vainement trois quarts d'heure la fin de leur colloque, je déclarai au co&o (caporal) que, pénétré de son zèle, je ne voulais pas le retenir dans ses importantes affaires, mais que je continuerais en même temps les miennes , privé de l'avantage de sa compagnie.

Mon départ et celui de mon mozo (garçon), tous deux bien armés, ne semblait pas convenir a mes trop officieux dragons 3 car je n'étais pas éloigné d'un demi-mille, que je les vis accourir ventre a terre et me rejoindre. Se trouvant en minorité après notre départ, surtout après celui de mon fusil de chasse a

deux coups , le negocio qui ayait paru si compliqué, s'était terminé comme par enchantement, le permis de port d'armes des trois cavaliers s'était trouvé , où peut-être ceux-ci donnèrent-ils quelque autre preuve de leurs bonnes intentions. En examinant plus tard les carabines de mes protecteurs , je vis qu'elles n'avaient pas été chargées.

La troupe de Puebla présentait encore , au moins dans sa tenue , quelque extérieur d'esprit militaire , mais rien n'égalait la chétive apparence des soldats que j'avais vus a Vera- Cruz, la plupart mestices.

Quel contraste entre ces hommes dégénérés et ces anciens guerriers dont tout me retrace le souvenir en parcourant cette célèbre plaine de Cholula , où une poignée de héros marche à travers des pays inconnus , de populations innombrables !

Rien ne résiste à ces conquérants intrépides, guidés par l'ambition de la gloire et l'amour de la religion , motifs si élevés , s'ils n'étaient obscurcis par la poif de For. Mais

tout décèle une volonté forte dans ces hommes si opposés k la pusillanimité et au manque d'énergie de la race actuelle.

C'était ici que , à trois siècles de distance, le conquistador marchait, au milieu d'habitations et de champs aujourd'hui incultes et couverts 4le pierres, à la tête de. sa petite troupe d'aventuriers téméraires , en s'avançant vers la cité de Cholula.

L'âme pleine de ces souvenirs , je croyais voir le héros entouré de ses vaillants compagnons, de ce peu de cavaliers dont Bernai Diaz nous a conservé le nom et jusqu'aux qualités de leurs montures ! Je me représentais ces arquebusiers a l'arme si lourde , au costume si pittoresque ! le reste des guerriers à l'équipement si varié, cette artillerie encore dans son enfance , les Indiens alliés , ce corps de 6,000 Tlascaltèques que Cortès , héros aussi intrépide que politique habile , avait vaincu par ses armes et rallié k sa cause par sa prudence.

]Parmi tant de traits d'^in gratitude et de^

mauvaise foi qu'on remarque dans les guerres de la conquête de TAmérique, l'historien trouve avec satisfaction la preuve de la reconnaissance que les Espagnols témoignèrent aux Tlascaltèques , jusque dans les derniers temps, pour le secours qu'ils en reçurent dans la conquête. Ce n'est que lorsque la domination du Mexique s'est échappée des mains des Espagnols , que la ville de Tlascala a cessé de jouir des privilèges exclusifs qu'ils lui avaient accordés.

Non content des tableaux que. mon imagination excitée éveillait en moi, je cherchais sur le sol des souvenirs réels de ces temps mémorables; le moindre morceau d'obsidienne que je voyais luire au sjodeil excitait mon intérêt et devait avoir appartenu à la pointe des flèches mexicaines! Chaque inégalité de terrain me semblait les restes de ces retranchements dont les Tlascaltèques , exclus de la ville, avaient entouré leur camp, à l'exemple des Espagnols.

En arrivant à Cholula, des souvenirs effec-

tifs remplacèrent lefs jeux de mon imagination.-^ Quelle analogie dans la construction des' maisons avec celles que les conquérants dujrenf/'tfouver sur ces mêmes lieux! Les mêmes, toits plats sur un seul étage ^ le même empilai de la terre séchée au soleil, la couverture en paille de maïs^ jusqu'à la distribution des rues et de la grande place qui semblent avoir occupé les 'mêmes lieux de tous temps f

Quelle impression de me trouver dans ce lieu historique , parmi les descendants de ce même peuple qui subit une punition si dure pour la mauvaise foi avec laquelle il avait attiré les Espagnols pour les sacrifier a sa haine!

Le caractère des habitants semble s'être conservé encore plus intact que la ville même. Le fanatisme contre tout ce qui est étranger, y subsiste aujourd'hui avec autant de force que du temps de Cortès ; le même manque d'hospitalité y règne; c'est toujours la même aversion , le même mépris pour lui , le même

rire moqueur * : j'en fis par moi-même l'expérience. Dans aucune maison, dans aucune posada on ne yoidut nous recevoir , sous prétexte d'une grande fête qui avait lieu dans l'église. Nous fumes encore assez heureux d'avoir placé nos chevaux dans une rue éloignée , et de trouver à la fin une bonne femme qui voulut bien nous régaler de quelques œufs et de frijoles ^ et nous procurer un peu de vin.

Il se fit dans ce petit repas , que nous prenions debout , tant de compliments et de cérémonies , grâce à l'amalgame de deux nations aussi polies que les Espagnols et les Indiens Mexicains , qu'il y en aurait eu assez pour une douzaine de dîners anglais ou américains.

Mes deux compagnons ne portaient jamais

le verre à la bouche qu'après l'avoir offert a toutes les personnes présentes, l'une après l'autre, qui toutes l'acceptaient, mais n'y

^ E al tercero dia ni nos daban de corner, etc. , etc. E riendose coiuo cosa de burla. ( Bshital Diaz del Gastilt.o , tomo ii f cap. 83.)

LE MK&IQUE. 47

touchaient que des lèvres, tandis que bien des hommes de contrées plus civilisées ne se seraient pas fait scrupule de profiter de l'occasion de se régaler d'une boisson aussi rare et aussi coûteuse que le vin l'est ici. La même coutume existe pour les repas , et toute personne qui se présente doit être engagée k accepter du plat que vous avez devant vous; mais le bon ton exige que cette politesse soit aussi civilement refusée qu'elle est offerte. Il y a parfois des exceptions à cette règle, comme j'en acquis l'expérience par la suite; mais ce n'est qu'à un étranger qu'il peut arriver d'être pris au mot avec une offre qui , comme cette autre mode de vous offrir tout objet pour lequel vous paraissez marquer de l'admiration , ne doit être regardée que comme une phrase banale , une pure forme de politesse.

Cette dernière coutume des Espagnols est, je crois, émanée des Maures, et j'avais déjà eu l'occasion de la remarquer dans l'Orient.

; Que hermoso caballo ! ( Quel beau cheval ! )

kS LE MEXIQUE.

— Es a la disposicion de F. (D est k votre disposition.) Mais avisez-vous, après cette aimable offre , d'en demander seulement le prix; on vous répondra cpi'on ne pourrait s'en défaire pour dix fois sa valeur , pero el eahallo es a la disposicion de V. De manière qu'il peut arriver que l'on vous aura offert le même jour une douzaine de dîners , nombre de maisons , d'épouses et de grand'mamans , dq carrosses et de chevaux , et qu'avec tout cela vous pourrez vous coucher k jeun.

Malgré toutes nos politesses , nous éprouvâmes assez de difficulté k trouver un guide pour la pyramide .

Le premier aspect de la pyramide de Cholula ne répond pas k l'attente que l'on se forme d'un pareil monument.

Ayant visité l'Egypte un an auparavant , je me trouvai désappointé par le monceau de terre que je voyais devant moi, qui ressemble simplement a une montagne, et dont les formes carrées ne se dessinent qu'après mûr examen. Il serait aussi déplacé de comparer

cet amas de briques séchées au soleil , parce qu'il a la forme pyramidale , avec ces merveilles des bords du Mil , composées en entier de pierres de taille immenses , longues de deux à trois mètres et épaisses d'un mètre , avec . leurs galeries étendues , leurs caveaux si spacieux , que de nier l'analogie qui existe dans la forme et sous d'autres rapports entre ces monuments qui cependant se trouvent dans des lieux si éloignés l'un de l'autre.

La circonstance qui frappe particulièrement dans la pyramide de Cholula, c'est qu'elle est , ainsi que les maisons à l'est de la capitale, construite avec ces mêmes briques séchiées au soleil que les fellahs de l'Egypte employent pour bâtir leurs cabanes.

Je reviendrai sur cette pyramide à Foccasion des monuments de ce genre que je visitai par la suite , ainsi que sur Fopinion que j'en ai formée.

L'église qui occupe la plate-forme de la pyramide de Cholula est magnifique; mais

celle du couvent des Franciscains ; située sur la grande place de la \ille , est encore plus remarquable , puisqu'elle fut construite dans les premiers temps de la conquête, entre 1 521 et 1 530 , à en juger d'après le caractère gothique de plusieurs inscriptions que j'y trouvai^ et qui ne furent plus en usage après cette époque. Mais l'ancienne église surtout, composée de nombre de coupoles supportées par des colonnes , témoigne par son style moresque du temps reculé auquel elle appartient.

Malgré la réception peu prévenante des habitants de la ville, je fus accueilli de la n^anière la plus affable par les révérents Pères du couvent , qui m'offrirent même l'hospitalité .

Quelque forte que soit la prévention du clergé mexicain contre les étrangers , et quelque fondées que soient les inquiétudes que les innovations apportées par eux dans la politique leur inspirent pour la religion , l'étranger, en général , n'a qu'à se louer du

prêtre mexicain dans les rapports personnels qu'il peut avoir avec lui.

Si on ne peut le disculper d'entretenir cet esprit d'intolérance et de fanatisme , reste du moyen âge et introduit par la politique de l'Espagne , il faut néanmoins convenir que ses actions ne s'accordent pas avec la véhémence de ses paroles.

Du moment que les habitants de Cholula me virent en bon rapport avec les Pères du couvent , tout changea en ma fiiveur , et je me vis, lors de mon départ, fêté par ces mêmes hommes qui, peu auparavant , m'auraient volontiers lapidé.

De retour k Puebla , il ne me restait plus qu'un court trajet à parcourir pour arriver k la capitale. Je quittai Puebla de los Angeles le 26, k quatre heures du matin, avec la diligence. Au nombre des voyageurs étaient trois femmes mexicaines de la classe moyenne, avec une petite fille de dix ans , c[ui , toutes les quatre , fumaient leurs cigarritos de papier k l'envi l'une de Tautre.

La matinée était délicieuse , et la vue sur les deux volcans , le Popocatepetl et l'Istaccihuatl ' 9 que les Indiens appellent le mari et la femme , avec leurs cimes couvertes de neige, était des plus magnifiques.

Bientôt nous entrâmes dans les cordillères, couvertes de forêts de pins. Le terrain s'élevait graduellement jusqu'à Rio-Frio, où la pente commence; notre guide la descendit au galop, malgré sa rapidité.

Enfin la forêt cessa, et la vue s'ouvrit •comme par enchantement sur la plaine ravissante où siège l'ancienne capitale de l'empire des Indes.

Je ne saurais décrire mes impressions en approchant de cette ville si célèbre I J'avais accompli un de mes désirs les plus vifs , j'avais atteint la ville de Montezuma^, et je doute

^ Istaccihuatl a plus de 4,700 mètres de hauteur.

' J*ai consenré, autant que possible, les noms mexicains tels que Tusage les a généralement sanctionnés; j'écris Montezuma avec Bernai Diaz et Robertson , et non Mutecsuma , Moieuczoma , Moctheuzoma, etc., que Ton trouve dans d'autres auteurs qui ont écrit sur le Mexique.

que Cprtës y ait fait son entrée triomphale , sur son superbe andalous , avec plus de satis-> faction que je n'en éprouvai en roulant vers la ville dans notre vieille diligence; et il ne fallut rien moins cpie les douanes , les portefaix et les hôtels pour me rappeler que mon rôle était celui d'un humble voyageur, et non d'un illustre conquérant.

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