‹ Le micrococcus neoformans et les néoplasmesChapitre 9 sur 9 · EXPÉRIENCES DE CONTROLE · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES DE CONTROLE

Nous venons d’instituer depuis le i or mai, M. Herteloup et moi, une nouvelle série d’expériences de contrôle : Nous avons ensemencé sur le milieu qui convient au micrococcus néoformans de nombreux fragments de tissus frais prélevés au moment de l’incision, dans des opérations variées, particulièrement des fragments de tissu adipeux sous-cutané, de tissu musculaire et des ganglions lymphatiques profonds, dont un ganglion prévertébral. Les quelques tubes qui ont donné des cultures positives contenaient des microbes de la peau, entraînés par la lame du bistouri. C’étaient en général des staphylocoques, et dans un cas, un microbe assez analogue au micrococcus néoformans par sa culture très filante sur agar-agar. Mais ce microbe, qui présente des analogies avec le coccus polymorphe de la peau, se différencie du micrococcus néoformans par ces deux caractères.

i° 11 ne liquéfie pas la gélatine;

2° Il donne sur pomme de terre une culture blanche très visible.

Le micrococcus néoformans ne paraît donc pas se rencontrer communément en dehors des tissus néoplasques. Nous ne voudrions pas conclure cependant qu’il soit impossible de le rencontrer chez des personnes non cancéreuses, comme il arrive de rencontrer le bacille tuberculeux dans les crachats de personnes non tuberculeuses. Sa découverte exceptionnelle, en dehors des cas de néoplasme, prouverait seulement, ce qui est vraisemblable, que le micrococcus néoformans est très répandu dans la nature.

Page 1