‹ Le microscope électronique à émissionChapitre 19 sur 39 · VO DE · texte numérisé non relu

VO DE

E, et E, étant les champs électrostatiques à droite et à gauche de D,. On a ici E, < E:. L; est donc divergente.

Un rayon issu d’un point A de K, d’abord parallèle à l'axe dans la zone de champ uniforme, va s’en éloigner au passage à travers le trou de D,. Ce rayon diverge encore dans la première partie de L puis s'engage assez loin de l’axe, dans une zone où règne un fort gradient de champ radial. De plus, la lentille L étant faible, on aura sur l’image des points sitûés relativement loin de l’axe.

Les conditions de l’optique de Gauss ne sont donc plus remplies, et il faudrait, pour intégrer l'équation

des trajectoires, tenir compte des termes correcfs, qui sont précisément les termes introduits pour le calcul des aberrations.

Les pinceaux issus de points situés loin de l’axe convergeront beaucoup plus vite. Les rayons extérieurs de ces pinceaux seront plus déviés que les rayons proches de l’axe. De même, des rayons non issus dans un plan méridien n’obéiront plus aux lois simples de loptique de Gauss et iront contribuer à la formation des aigrettes complexes. Pour les points très extérieurs, une partie du pinceau électronique peut même devenir transgaussienne

et effectuer une oscillation : chaque point source

donne alors naissance à deux taches images qui se déplacent en sens inverse lorsqu'on déplace l’objet.

En résumé, ce système simple se révèle incapable de fournir une image correcte d’une surface plane émissive.

1./. AMÉLIORATION POSSIBLE DES PROPRIÉTÉS OPTIQUES DU SYSTÈME. — Toutes les aberrations sont dues à l’absence de diaphragme d’ouverture le faisceau pénétrant dans L est trop ouvert. Mais il est impossible de placer un diaphragme semblable à ceux utilisés couramment dans les lentilles : toute électrode supplémentaire placée entre K et L et chargée d'arrêter une partie du faisceau jouerait le rôle de lentille.

La remarque suivante nous a guidé dans l’amélioration du système les images sont meilleures lorsque la distance a augmente. Or, si l’on analyse le système (L, + L) on peut le schématiser comme un doublet formé d’une lentille divergente LE; et d’une lentille convergente L. Lorsque a augmente, la distance focale de la lentille divergente croît également : d’où divergence moindre des faisceaux

et léger rapprochement avec les conditions de l’optique gaussienne. Mais, quelle que soit la distance 4, les rayons iront toujours en s'éloignant de l’axe

jusque dans la région médiane de L. Il faudrait obliger les rayons à pénétrer dans cette région au voisinage de l’axe et sous une ouverture faible ou nulle. D'où la nécessité, si l’on reprend le schéma simple envisagé, d’y ajouter une lentille L, de convergence faible, située avant L,. Le nouveau schéma de l'objectif recherché sera alors le suivant (fig. 35).

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