‹ Le microscope et ses applications a l'étude des végétaux et des animauxChapitre 24 sur 36 · S DE L ORGANISME · texte numérisé non relu

S DE L ORGANISME

ichent intimement aux tissus, surtaux; nous allons étudier succes- >rtants.

be.- — L'étude de ces deux liquides, luides nutritifs fondamentaux, ne ;z les Invertébrés et chez un Verphioxus, la lymphe existe seule, il convient de commencer l'étude, endra facilement ce liquide sur un en effet, par exemple, de couper 'isse et de recueillir une goutte du a blessure. Sur un Vertébré, il fauît beaucoup plus ditficile, aux gros

troncs lympathiques, particulièrement cique.

Si l'on veut étudier la lymphe vivante, il faut la mettre dans une cellule et observer sur une platine chauffante; on voit alors qu'elle est composée d'un liquide ordinairement incolore (parfois, cependant, chez certains Vers, coloré en rouge, vert, etc.), appelé plasma, tenant en suspension des corpuscules amiboides incolores aussi (ils sont rosés chez les Siponcles). Ces globules, appelés globules lympathiques. globules blancs, leucocytes, n'ont pas de membrane; ils possèdent un noyau, assez difficile à apercevoir sans réactifs. Ils se déforment sous le microscope et rampent, au moyen de prolongements protoplasmiques dits pseudopodes.

On peut assister sous le microscope à la multiplication des globules lymphatiques : cette multiplication se fait par scission après bourgeonnement interne des noyaux, comme l'a le premier constaté Ranvier.

Sang. — Le sang est un liquide rouge, caractérisé par la présence de petits corps arrondis qui lui donnent sa couleur (globules rouges ou hématies), qui nagent dans un liquide incolore ou citrin, \e plasma. Il n'existe que chez les Vertébrés.

Les globules sont de formes et de dimensions différentes, suivant les animaux où on les étudie; ils sont arrondis et assez petits chez les Mammifères, elliptiques et parfois assez gros chez les autres Vertébrés.

Nous commencerons notre étude du sang, parcelle du sang de l'Homme. On en place une petite goutte sur un porte-objet, on étend avec du sérum artificiel ou de la salive, et on couvre d'une lamelle ; lorsqu'on observe, on voit une infinité de petits corps discoïdes, bicon-

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u ni membrane, qui nagent dans le.

es globules ; on est tout d'abord étonné lir rouges, mais bien jaunes et assez it se rappeler qu'ils : ne doivent paraître @ ^' asse. Leur diamètre ^ ^ ^

2. 75); ils s'accumu- ^•■.®^'^' . .^a is la préparation en ^W''^^ il des piles de mon- QiE '^ '

Fio, 7,. — Globules

is diluer le sangqu'on "'"^"'

observe avec de l'eau, car les globules se gonflent et se déforment alors.

La dimension des globules varie beaucoup : chez les Mammifères, les plus petits ont seulement 2 ou 3 [j.; les plus gros ont 9 y.. Ils sont toujours biconcaves et circulaires, sauf dans la famille des Camélidés, où ils sont elliptiques. Chez tous les autres Vertébrés que les Mammifères, les globules sont toujours elliptiques, biconvexes et laissent distinguer un noyau et une membrane. Le grand diamètre du globule varie de 1 5 îi 1 8 a chez les Oiseaux et les Poissons osseux ; le grand diamètre chez les Batraciens atteint 22 u chez la Grenouille, 52 chez le Triton et atteindrait 360 ui chezl'Amphtume.

Quand on étudie le sang, on trouve toujours mêlés aux globules rouges, mais dans une faible proportion, des globules blancs : ce sont des globules lymphatiques.

Une opération intéressante à faire dans l'étude du sang, et qui paraît au premier abord assez difficile, est la numération des globules; pour cette numération, deux procédés surtout peuvent être mis en œuvre, celui de Malassez et celui de Hayem.

E CmjïKEUR, U Microscopf. 16

Dans le procédé de Malassez, on mélange le sang avec de Teau dans une proportion déterminée (i pour loo) dans un mélangeur Potain. Puis on aspire ce mélange' avec un capillaire artificiel en verre, dont la capacité, pour une longueur déterminée, est graduée. On observe alors avec un oculaire micrométrique et l'on compte les globules contenus dans une certaine longueur du tube, partant dans un certain volume ; en multipliant par loo, puisque le sang est étendu à i pour lOo, on aie nombre de globules contenus dans ce même volume de sang : on rapporte le nombre trouvé au milimètre cube. Le nombre des globules est ordinairement de quatre millions environ par millimètre cube chez THomme ; il est un peu moindre chez la femme; ce nombre varie d'ailleurs avec l'état de santé. Si Ton poursuit la série des Vertébrés, on peut établir cette loi générale que le nombre des globules diminue à mesure qu'on descend Téchelle hiérarchique.

Dans le procédé de Hayem, on mélange le sang avec un volume déterminé d*eau et on examine le mélange dans une cellule parfaitement parallélépipédique d'une épaisseur connue. On compte les globules avec un oculaire quadrillé, dans une surface donnée, et par suite, l'épaisseur de la cellule étant connue, dans un volume donné; on termine le calcul comme dans le procédé de Malassez.

Le sang, abandonné à lui-même et desséché, donne souvent naissance à un grand nombre de petit cristaux : ce sont des cristaux d^bématine, substance qui, combinée avec un peu de matière organique, sous le nom d* hémoglobine, donne aux globules leur coloration rouge. Ces cristaux sont prismatiques dans le sang de l'Homme,

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ont la forme de tablettes hexagonales dans le sang de l'Ecureuil, et de tétraèdres dans celui du Cochon d'Inde. Si l'on ajoute un peu de chlorure de sodium à une goutte de sang, puis un peu d'acide acétique, et que Ton porte à Tébullition, il se forme de petits cristaux brun foncé en forme de lamelles rhomboïdales : ce sont des cristaux à'hémine ou chlorhydrate d'hématine.

Un spectacle fort intéressant sous le microscope, est celui de la circulation du sang dans les vaisseaux capillaires. L'animal le plus commode pour cette observation est la Grenouille', à cause de la taille considérable de ses globules : on examine soit la membrane interdigitale, soit la langue, soit le mésentère. Pour étudier la membrane interdigitale, on fixe la Grenouille avec des épingles sur une plaque de liège, et on étale la membrane au-dessus d'un orifice, percé préalablement dans la plaque, et que Ton fait correspondre à celui de la platine du microscope. L'observation de la langue se fait de la même façon : on la tire hors de la bouche et on l'étalé et la fixe avec des épingles; pour l'observation du mésentère, on ouvre l'abdomen, et on étale l'intestin dont on écarte les replis. On voit alors avec un objectif 2 (un grossissement trop fort serait nuisible) que les globules sanguins forment une traînée au milieu du vaisseau, sur les bords duquel règne un espace transparent, où l'on voit seulement cheminer lentement quelques leucocytes, alors que l'axe du vaisseau est occupé par un torrent de globules qui se succèdent sans interruption. Dans les capillaires très étroits, les globules occupent tout le diamètre du vaisseau, et ils y circulent un à un, en se comprimant jusqu'à ce qu'ils arrivent dans une région plus dilatée, où ils reprennent leur course rapide.

examine du sang sorti depuis longtemps d'un et coagulé, on voit que cette coagulation est formation d'un réseau de filaments de fibrine. Tisonnent les globules.

nous bornerons à cette étude du s.ing normal, it pour i'étude du sang pathologique à des ou- )éciaux (Lereboullet, Manuel du microscope api diagtiostic et à la clinique), ne. — L'urine est un liquide excrémentiel, ible par les sels qu'il renferme, qui cristaland le le liquide s'évapore, et qui sont des urai phosphates. On y trouve encore de l'acide uri- Vurée des cellules épithéliales, des globules de 'X pathologiquement des globules sanguins et matozoïdes.

; urique libre se dépose pendant l'évaporation es rhomboidales, ou en aiguilles prismatiques, en brunâtre par la matière colorante, encqre lue, de l'urine. On leconnaît cet acide urique on de l'acide nitrique, qui amène la formation :ide présentant une belle couleur pourpre.

ates se déposent aussi sous forme de cristaux l'urate de soude, sous forme de masses étoilées; ammoniaque, sous la forme de boules hérissées ;s.

I l'urine se décompose, il se forme de l'ammoet comme l'urine normale contient du phosmagnésie, ce sel se combinant à l'ammoniaque aissance à du phosphate ammoniaco-magnéit les cristaux sont reconnaissables à leur forme Iques ou de couvercles de cercueils.

is aliments peuvent introduire dans l'urine des

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que l'on reconnaît à l'examen microje l'on ingère de l'acide benzoîque ou s, il se produit par l'union de cet acide Ile, de l'acide hippurique, qui donne hippurates. Si l'on traite alors l'urine hydrique, l'acide hippurique mis en lubie, se dépose en longs prismes incoms. Après l'ingestion d'oseille, de cres- , tous végétaux qui renferment abonde oxalique, on constate facilement dans •nce de l'oxalate de chaux, qui se dépose idriques qui, vus par la pointe, offrent Stique d'enveloppes de lettres.

ore l'existence dans l'urine de certaines lesquelles l'assimilation ne se fait pas l'urée, en prismes à base carrée, de la Iles hexagonales : mais ce sont là déjà ilogiques ; signalons enfin la présence ucocytes dans les cas de catarrhe des e globules de sang, dans le cas d'hémaes pâles d'albumine dans les cas d'ale glycose dans les cas de diabète : ce innaît facilement par la liqueur de

lait est un liquide sécrété chez les Mam- ;landes appelées /namé/fcs; sa sécrétion ille du colosirum caractérisé par de gros

mes. Le lait proprement dit tient en iels et du sucre, et en suspension un e corpuscules brillants de i à 14 a de

ne sont autre chose que des globules , ordinairement blanc, prend une cou-

ZOOLOOIE GENERALE

irâtre ou bleuâtre quand il est envahi par ceriactéries (particulîèreiTient le f^ibrio cyaiiogenus). itres liquides. — Les autres liquides de l'orga- ;alrve, mucus, ne présentent à l'examen microscoue des globules blancs et des cellules épithèliales ; présente en outre des granulations colorées de ne, et renferme des cristaux de taurocholate, et lolate de soude (par suite de la combinaison de :holalique avec la taurine ou le glycocolle). Qyant es, gastrique, pancréatique, intestinal, l'examen :opique n'apprend rien quant à leur nature et iropriétés, qui sont dues à l'existence d'un ou rs ferments solubles. L'étude du sperme sera à sa place dans le chapitre suivant.

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