‹ Le microscope et ses applications a l'étude des végétaux et des animauxChapitre 29 sur 36 · SPECIALE · texte numérisé non relu

SPECIALE

ïS d'une façon didactique, livre, mais dans ce qu'ils t pour l'observateur micro-

is les tissus d'une éponge )s est composé d'une masse s amiboides, qui gardent lance, masse soutenue par jre cornée, siliceuse ou calrs cas, la charpente, au lieu ue, est formée de spicules

déformes variées (ancres, hameçons, étoiles, boutons de manchettes, etc.). Toute la masse parenchymateuse est creusée de canaux qui servent à la circulation de Teau, canaux présentant de distance en distance des dilatations. Si la coupe passe par. une de ces dilatations, on voit qu'elle est tapissée par des cellules vibratiles (cellules à collerettes), d'où le nombre de chambres vibratiles qu'on leur donne. Ces cellules vibratiles, qui ont pour but de faire circuler l'eau dans les canaux, sont des cellules endodermiques- Cet endoderme donne aussi naissance par la reproduction à des œufs et à des Spermatozoïdes,

Quand la fécondation a eu lieu, l'œuf subit une segmentation totale; il se différencie bientôt une couche externe de petites cellules (ectoderme) et une couche interne de grande cellules (endoderme) ; entre ces deux feuillets se forme une lamelle de soutien, qui n'est qu'un pseudomésoderme, car il ne se forme pas de cœlome. L'animal se fixe bientôt et se transforme en une Eponge.

Le caractère commun à tous ces animaux, c'est de posséder une cavité gastro-vasculaire. L'étude de leurs tissus est assez intéressante ; c'est en effet à ce groupe qu'appartiennent les Polypes, dont le corps est, comme on le sait, le siège d'un envahissement calcaire. Chez les Polypes coralliaires , on s'aperçoit que cette sclérification est due au dépôt dans la masse parenchymateuse du ^

E. Couvreur, Le Microscope* iS

! OU scie- ^

corps dite cœneticbyme, d'une infinité de spicules ou sciérites de formes variées.

Un autre caractère facile à constater chez tous les

Cœlentérés, c'est la présence au milieu des cellules épi-

théliales qui recouvent le corps

A de ces animaux d'organes urti-

C cants dits tiéma/ocysles ou cniiîo-

ï blastes. Ces nématocyStes(fig. 84)

^ sont formés d'une cellule en

forme de bouteille, munie sur un

^- côté d'un cil raide (cnidocil) et

Wk\ qui renferme dans son intérieur

Wj un liquide corrosif et un long

filament. Ce dernier, enroulé à

l'état ordinaire dans la cellule,

peut se dérouler, être projeté

au dehors, et servir ainsi à la

capture de la proie dont l'animal

se nourrit.

Outre le tissu scléreux et les nématocystes, on peut encore Fio. &i. - Nfmaiotvsifs. étudier chez les Cœlentérés, rarement d'ailleurs, le tissu nerveux qui fait ici son apparition. Chez les Méduses, où il existe, on distingue déjà parfaitement les cellules et les fibres. Les Cœlentérés sont souvent de grande taille, mais il en est d'assez petits pour pouvoir être étudiés en entier au microscope : tels sont les Coralliaires, dont on distingue alors parfaitement le corps en forme de sac et la bouche entourée de huit tentacules dentelés chez les Octactiniaires ou Alcyonaires (Corallium rubrum), ou de six tentacules (ou un multiple) chez les Hexactiniai-

res ou Zoanthaires. Tel est surtout un Cœlentéré appartenant à la classe des Hydroméduses et qu'on peut se procurer facilement dans les eaux douces, où il est fixé sur des tiges aquatiques : nous voulons parler de V Hydre cïeau douce, dont deux variétés (Hydra fusca, Hydra viridis) sont également communes, et ne se distinguent que par la couleur. On voit parfaitement bien au microscope le corps sacciforme et les bras chargés de nématocystes qui s'agitent sans cesse autour de la bouche. Cet animal représente la forme polypoîde ou fixée de la classe des Hydroméduses y la forme libre ou médusoïde ne pourra être étudiée qu'au bord de la mer. Les Méduses sont généralement d'assez grande taille, on n'étudiera donc que leurs tissus. Ces tissus, sauf le tissu nerveux dont nous avons parlé plus haut, et celui de la cloche dite ombrelle qui surmonte l'animal, et qui est une sorte de tissu conjonctif muqueux, n'ont rien de bien particulier, mais on peut recommander à l'observateur l'étude des organes des sens, dits corpuscules marginaux, qu'on trouve sur les bords de l'ombrelle, soit libres, soit recouverts d'une sorte de casque. On verra là un rudiment d'œil réprésenté par une tache pigmentaire, et un rudiment d'oreille représenté par une cavité renfermant une géode de cristaux et analogue aux otocystes des Mollusques.

Le développement est souvent intéressant à suivre chez les Cœlentérés : parfois il est direct, et l'œuf, après cloisonnement total et formation d'une gastrula, donne immédiatement la forme adulte (Coralliaires), mais parfois il se complique de générations alternantes. Certaines Hydroméduses, en effet, donnent naissance par voie sexuée à un petit Polype (Scyphistome); ce Polype bour-

gtonnt(Strobîle) et donne naissance par voie asexuée à de jeunes Méduses (Epbyra), qui n'ont plus qu*à grossir, et se complètent par l'apparition d'organes génitaux.

Un dernier mot, avant de passer aux Echinodermes, sur le petit groupe des Cténophores, dont on pourra étudier les côtes ciliées, et l'organe auditif formé d'une petite géode calcaire supportée par quatre piliers audessus d'un coussinet formé de cellules sensitives \

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